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Si je voulais qu'on prenne soin de moi, c'est pas avec toi que je serais là maintenant. (Nathanaël)

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MessageSujet: Si je voulais qu'on prenne soin de moi, c'est pas avec toi que je serais là maintenant. (Nathanaël) Dim 9 Jan - 22:51


Si je voulais qu'on prenne soin de moi, c'est pas avec toi que je serais là maintenant.

@ lj ; Hollow art

Les minutes passaient et Esfir sentait le stress monter en elle, si elle n'arrivait pas à mettre la main sur ses clés elle allait finir par être en retard. Son patron n'était pas le genre de mecs cool et compréhensif, il était tout l'inverse, la moindre minute de retard lui était retirée de sa paye, misérable paye. Par chance, elle réussit à mettre la main dessus, elle ferma la porte de l'appartement sans plus tarder, dévalant les escaliers sans prendre le temps de dire bonsoir à la voisine sur le palier. Elle monta dans sa vieille voiture, suppliant que celle-ci démarre. Pour une fois, elle démarra sans broncher, il fallait croire que c'était son jour de chance, du moins son soir de chance. Elle alluma une cigarette, ouvrant la fenêtre de la voiture pour laisser s'échapper l'odeur. Elle devait calmer ses nerfs avant d'aller travailler, parce que ce n'était en rien une partie de plaisir; de bosser.

La jolie rousse arriva en avance devant son lieu de travail - et ce, grâce aux nombreux excès de vitesse qu'elle avait fait-. Elle gara le véhicule avant de rejoindre son lieu de travail. Elle passa par l'arrière du bar, comme tout employé, elle croisa le regard du patron, il ne pouvait rien lui reprocher mais, il voulait déjà la presser. La rouquine n'y prêta pas attention, se dirigeant dans ce que l'on pouvait appeler les loges, ce n'était ni plus ni moins qu'un lieu pour se changer, se coiffer et se maquiller.

Ce n'est que plusieurs minutes après que la demoiselle ressortit de cette pièce. Elle était vêtue d'une tenue noire ; sexy et provocante peut-être même un peu vulgaire. Cette tenue contrasté parfaitement avec sa peau naturellement pâle. Ses longs cheveux roux retombés avec finesse sur ses épaules et elle avait opté pour un maquillage léger, histoire de ne pas ressembler à une prostituée. Le patron lui fit signe d'y aller, ce qu'elle fit sans plus tarder.

La demoiselle abordait un magnifique sourire -hypocrite- qui bluffait les clients, tous les hommes avaient levé le nez de leurs verres pour regarder Esfir se pavanait. Ils criaient, parlaient à son sujet, elle n'écoutait pas. Ce n'était pas de la danse, c'était de la provocation ou de l'excitation pour les alcooliques anonymes. Du moins, c'était ce que pensait Esfir, au fond d'elle. Bien sûr, elle ne l'admettait pas elle-même sinon cela ferait bien longtemps qu'elle aurait claqué la porte. La jeune femme aimait-elle ce boulot ? Absolument pas, elle le détestait mais, elle faisait comme si ça lui plaisait. Elle avait trop besoin d'argent pour faire la difficile et puis, la fille qu'elle était aujourd'hui, cette petite garce de bas étage était bien censé aimer ce genre de choses. Il ne fallait pas qu'elle pense à ça, ce n'était pas le moment, elle devait se concentrer sur le fait de séduire les clients. En dansant, elle agissait comme une... comme ce qu'elle n'était pas vraiment finalement mais, c'était son boulot. C'était ce que les clients voulaient, ce que le patron voulait. C'était ainsi, la jolie rouquine se pliait au durs lois du travail sans broncher.

Elle pensait vraiment que ce soir était un soir où elle aurait de la chance. C'est vrai, elle n'était pas arrivée en retard, sa voiture avait démarré du premier coup et pour une fois le patron semblait satisfait, il la surveillait en souriant, chose plutôt rare. Les danses c'étaient enchaînées sans le moindre problème et elle avait bientôt fini le boulot. Oui, elle pensait vraiment qu'elle s'en sortait bien ce soir. Une fois de plus, elle avait été trop naïve, elle aurait dû se doutait que c'était le calme avant la tempête. Elle avait vu ce beau brun franchir la porte, avec ses beaux yeux bleus dans lesquels elle s'était toujours noyée. Il était magnifique, encore plus désirable que dans ses souvenirs. Son coeur se remettait à tambouriner et les larmes étaient prêtes à couler, il suffisait d'ouvrir les vannes. Elle l'aurait reconnu entre mille, cet homme qu'elle avait tant aimé et qu'elle aimait toujours. Cette dernière vérité, elle ne voulait pas se l'admettre, elle voulait cesser de l'aimer, pourtant, en le voyant, là sur son lieu de travail, elle devait admettre qu'il lui plaisait toujours autant et que sa présence remuait le couteau dans la plaie.

S'en était trop, elle devait rester concentrer sur cette fichue danse, sur son fichu sourire hypocrite, elle détournait le regard, comme si rien n'était, comme si elle ne l'avait pas vu. Personne ne semblait avoir remarqué son soudain malaise. Pourtant, elle se sentait si mal, de le savoir dans la même pièce, de savoir qu'il la regardait se dandiner de la sorte. Elle n'avait qu'une hâte, que la chanson touche à sa fin. Pour fuir ou pour le voir ? Elle n'en savait trop rien, il fallait simplement que son travail se finisse, qu'elle arrête de danser ainsi, de se pavaner alors qu'il était là. Il fallait qu'elle stoppe tout cela mais, elle ne pouvait pas. Pas avant la fin de la chanson.
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MessageSujet: Re: Si je voulais qu'on prenne soin de moi, c'est pas avec toi que je serais là maintenant. (Nathanaël) Lun 10 Jan - 22:42



        ▬ Il ne sert à rien de fuir le bonheur sous prétexte qu'il peut finir un jour. »
          Esfir & Nathanaël.





La solitude n'était pas un état d'âme si médiocre que le nom pouvait laissé croire. Nathanaël appréciait ces moments parfois trop court pour se détendre et se plongeait dans ses souvenirs les plus lointains. Assis dans son fauteuil il siroté un verre de vin rouge alors que le matin venait tout juste de faire son apparition laissant entrevoir un appartement propre et vide. Il était rare que son lieu d'habitat soit silencieux et vide, il y avait toujours une présence plus particulièrement une présence féminine mais pas ce matin là. Aujourd'hui Nathanaël revait de calme et de plainitude, un jour où il n'irait nulle part et où il n'aurait aucun contact ou presque. La télévision était allumé mais le son était à son minimum ou plutôt en mode muet comme dirait la plupart des personnes. Le regard dans le vide il avait la tête ailleurs et il était matinal ce qui encore une fois était d'une extrême rareté. Apparement ce n'était pas un jour comme les autres et il allait très vite le découvrir, plus vite qu'il ne l'aurait peut-être voulu. Durant les heures suivantes, Nate se déplaça que très peu dans son appartement et il répondit seulement à quelques coups de fils qui lui paraissait important ou auquel il avait envie de répondre, les autres pouvaient bien attendre. La journée se déroula de la même façon que le petit matin. Certains appèle ce genre de journée, des jours ennuyants et sans aucun sens. Lui, c'était différent et il se foutait de ce que pouvais pensé les gens de plus personne ne pouvait savoir qu'il était resté enfermé de la sorte toute la journée et quand bien même certains seraient au courant il leur dirait d'allé se faire voir et rien de plus. Les pensées du Dom Juan allaient un peu dans tout les sens. Il se remémorait certains souvenirs heureux ou moins, il pensait à sa futur carrière d'artiste ou même à ses parents qu'il détestait pas autant qu'il le disait à vrai dire. Il n'était pas nostalgique, mais simplement pensif.

La tombé de la nuit apparut bien plus vite que ne l'aurai imaginé Nathanaël. Il avait dîné en tête à tête avec lui-même et à présent il se tournait les pouces. Il ne pouvait pas vraiment passé toute un jour sans sortir à l'extérieur et boire un petit verre derrière un comptoir. Il se secoua et très vite il descendit de chez lui pour erré dans les rues de Midtown où ses yeux s'arretèrent sur un bar où l'ambiance devait être comme il les aime. Beaucoup de personne entrait dans ce bar mais peu en sortait et Nathanaël put se souvenir qu'il était passé plusieurs fois devant cette façade sans jamais y avoir mis un pied. Il n'avait jamais eu vraiment l'occasion, alors il était temps. Il y avait de toutes sortes de personnes et lorsqu'il pénétra à l'intérieur il put constaté sans grande surprise qu'il y avait des danceuses qui se déhanché sensuellement au rythme de la musique. Cependant ce qu'il remarqua encore plus c'était ces hommes qui se sentaient apparement terriblement seul, les yeux rivés sur les jeunes femmes qui dandiné bavant presque et suant tant ils étaient excités.
▬ Pitoyable. » Il avait sifflé ses mots comme écoeuré par ce genre de personnage. Ils n'avaient aucune tenue et Nate avait une certaine pitié pour ce genre d'homme. Il les chassa du regard avant de s'asseoir dans un coin légèrement assombris, un serveur vint prendre sa commande et une fois qu'il fut servit les yeux de l'artiste se posèrent sur celle qui était sur la scène. Elle dansait avec sensualité et élégance, d'une certaine manière mais ça n'en restait pas moins provocant et dégradant surtout pour une femme. De toute manière, lui il n'en avait rien à faire de ce qu'elles faisaient là et que se soit dégradant ou non ce n'était pas son problème. Lentement il buvait son cocktail lorsqu'il put voir le visage de la dites danceuse, à ce moment il crut avalé de travers et même s'étouffé mais il n'en fut rien.

Elle. Son visage lui était terriblement familié bien qu'il ne l'avait plus revus depuis des années. Il avait posé son verre violemment sur la table, et quelques regards s'étaient retournés vers lui durant une fraction de seconde, mais il n'avait rien vue. Nathanaël avait le regard sur elle, et sur rien d'autre. Il ne voyait plus rien mis à part elle. Il l'a connaissait que trop bien pour savoir qu'elle n'était pas le genre de femme à faire ce genre de chose, et encore moins à être autant provocante. Elle avait été celle qui l'avait fais craqué, il était tombé fou amoureux de cette fille ou plutôt de ce qu'elle était avant ce jour. Esfir. Un nom qu'il n'avait pas oublié bien qu'il n'en parlait jamais et qu'il avait abandonné dans le sens propre du terme. Effectivement il l'avait laissé tomber et il était partit sans rien dire et il avait voulu également l'abandonné dans son coeur, la laissé partir et l'oublié à tout jamais. Malheureusement il n'y était jamais vraiment parvenus à faire ce genre de chose, même si il avait cru le contraire durant des longues années et encore même aujourd'hui. Esfir avait été tout pour lui et pourtant il s'en était allé, loin d'elle sans avoir de regret à l'époque, pensant qu'il devait s'éloigné d'elle et de tout d'ailleurs. Il avait tout quitté. Le poing fermé, les dents serrés il ne la quittait pas des yeux ne sachant pas si elle l'avait vu ou même reconnu dans la pénombre. Pourquoi était-elle dans un endroit pareil et que faisait-elle là entrain de se déhanché de la sorte. Elle paraissait comme une steack aux yeux de ses hommes, de la viande dont ils voudraient arraché un morceau et ça avait le dons de le mettre hors de lui. Pourtant elle n'était plus lié à lui, en aucune façon et plus jamais elle ne le serais. Il n'avait rien à dire, il devait se taire. Il ne savait même pas pourquoi il réagissait de cette façon et pourquoi son coeur s'était arrêté en la voyant là. Nate avait le coeur serré, et il avait envie d'explosé mais il ne devait pas et il ne le pouvait pas. Pas après tant d'année, pas pour elle. Esfir. Ce prénom lui coupé le souffle, il la détestait tant elle lui donné l'impression de l'aimer encore alors qu'il s'était toujours persuadé du contraire.

Esfir. La jolie et douce Esfir n'était plus la même. L'innocente petite fille qu'il avait connu et aimé, balançait ses fesses de droites à gauches pour ces hommes pitoyables. Un large sourire arborait ses lèvres et il espérait au fond de lui qu'il était entrain de rêvé. Rêve ou plutôt cauchemard ? Rien de tout celà, juste une réalité bien trop difficile à avalé. Il restait là, assis sur sa chaise et il ne bougeait plus, seul ses yeux suivaient Esfir.. Il détestait déjà sa présence, il détestait la voir dans cette tenue, il haïssait tout en la voyant ici et il ne comprenait même pas pourquoi, il ne réalisait pas encore et il allait sans doute mettre un moment avant de comprendre. Son verre était vide et pour accusé le coup il en commanda d'autres, encore et encore sans se soucié du nombre de verres vides qui se trouvaient déjà sur sa table. S'entassant presque, un serveur fut obliger de débarassé celle-ci alors que Nathanaël ne l'avait pas quitté des yeux. Il aurait peut-être du partir, et oublié qu'il l'avait vue. Il aurait peut-être réussi à faire la même chose qu'à l'époque.. Heureusement que l'artiste avait de la marge niveau alcool et qu'il n'était pas encore arrivé au stade du gars complètement déchiré. Il avait encore toute sa tête et il voulait la gardé. Cependant alors que la chanson sur laquelle danser Esfir depuis quelques minutes s'arrêta, lui se dirigea vers le comptoir et il versa la somme qu'indiqué l'addition. Une fois qu'il eu payé, il sortit du bar d'un pas décidé pour prendre l'air et il s'adossa à la deventure du bar, s'allumant une cigarette histoire de ne pas pété les plombs. La tête relevé vers le ciel, il avait poussé un profond soupir avant de fermé les yeux un court instant, alors qu'à l'intérieur un nouveau rythme avait débuté et qu'il s'imaginé qu'elle était encore sur la scène sur le point de refaire son fameux spectable. Si on pouvait appelé sa un spectable, bien entendu. Du moins, ça l'était certainement pour ceux qui la deshabillé du regard. Esfir ne l'avait peut-être pas remarqué et c'était sans doute mieux comme ça. Non ?
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MessageSujet: Re: Si je voulais qu'on prenne soin de moi, c'est pas avec toi que je serais là maintenant. (Nathanaël) Mar 11 Jan - 22:25

L’espérance est une folie, la plus grand de toute certainement et Esfir n’avait plus espéré comme ça depuis longtemps. Elle espérait sincèrement que lui, il ne l’ait pas reconnu. Elle aurait tant aimé, en fuyant son regard, la table où il était assis, en faisant comme si il n’était pas là, elle espérait vraiment qu’il ne pourrait pas mettre un nom sur son visage. Elle se sentait si honteuse. Elle savait que ce métier était dégradant mais, elle n’avait jamais eu à subir le regard de Nathanaël là-dessus. Elle ne s’était jamais soucié de cela, jusqu’à ce soir.

Elle avait beau avoir espéré, il l’avait reconnu. Ce verre si violemment posé sur la table, même de dos, elle savait que c’était lui. Elle sentait son regard sur elle et elle avait envie de fuir, de courir, de faire comme si cela n’était qu’une illusion comme si elle n’avait jamais revu cet homme comme si son cœur ne battait pas à mille à l’heure parce qu’il était là. Elle le détestait, elle le haïssait plus que quiconque de l’avoir abandonné mais, plus encore d’avoir fait d’elle cette fille éperdument amoureuse de lui. Elle lui en voulait énormément elle était rongée par la rancune et la haine, tout ça assaisonné par un amour enfui et destructeur. Non, Esfir n’était plus à son aise et cette danse n’avait plus de sens, elle faisait semblant, elle n’avait même plus le cœur à se concentrer elle peinait à sourire, elle avait envie de pleurer ou de l’assassiner, elle ne savait pas trop en fait. Il n’avait pas le droit d’être là, pas ce soir alors qu’elle bossait, il y avait des bars partout, pourquoi était-il venu ici ? Là où elle travaillait, là où elle souffrait. Pourquoi venait-il foutre le bordel dans sa vie, une fois de plus ? Elle n’osait qu’à peine dansait en direction de sa table, elle aurait tant aimé pouvoir l’oublier. L’oublier, il fallait qu’elle soit vraiment trop naïve pour croire qu’elle en était capable; rien de ce qu’elle avait vécu avec lui ne pouvait s’oublier. Nathanël n’était pas le genre de mecs qu’on pouvait sortir de sa mémoire, du moins, pas quand celui-ci était son premier -et unique- amour. Il ne semblait pas la lâcher des yeux, tout comme les autres hommes d’ailleurs mais, lui c’était un autre regard. Lui, il la regardait de façon méprisante. Ce n’était sûrement pas le mot certes, mais, de toute façon elle ne voulait pas croiser son regard, elle le ressentait ainsi. Les autres hommes, eux, la regardait comme la prochaine à mettre dans leur lit, chose qui n’arriverait jamais et certainement pas ce soir.

Elle dansait, évitant de penser, de le regarder, lui ou le serveur et les nombreux verres alcoolisés qu’il portait. Elle rêvait. Son esprit divagué. Oui, mais, voilà, son rêve n’était rien d’autre que la fin de cette chanson qui ne semblait pas vouloir faire retentir la dernière note.

Quand cette -interminable- chanson toucha à sa fin elle suivie le beau brun du regard, discrètement. Il semblait pressé de quitter le ce lieu, se dirigeant au bar pour payer l’addition. Esfir, elle, se faisait siffler, chose à laquelle elle ne faisait plus attention, affichant toujours son sourire hypocrite, elle devait tenir quelques secondes encore. Il était sorti, il n’était plus dans la même pièce qu’elle et elle poussa un long soupir. Elle n’était pas soulagée, loin de là, elle avait la sensation d’avoir reçu un coup violent dans sa poitrine.

Elle pressa le pas, pour se diriger vers le bar - à son tour-, un regard suppliant au barman, le patron était parti dans son bureau -pour quelques secondes sûrement-, c’était le moment ou jamais pour prendre un verre en fraude. « Je t’en prie Jack, un verre de Vodka. » Il avait un petit sourire, c’était l’homme le plus compréhensif de ce bar, celui avec qui elle pouvait discuter, la seule personne pour qui elle avait un tant soit peu d’affection au boulot. Il lui servit son verre, sans demander pourquoi, la regardant ingurgiter le breuvage d’une traite et reposer violemment son verre. La jolie rousse lui offrit un sourire en guise de merci avant de courir se changer, elle n’en pouvait plus, il fallait qu’elle parte. Elle balança la tenue qu’elle portait pour une autre, beaucoup plus sobre et décontractée. Elle s’empressa de récupérer ses affaires et de sortir de là, claquant toutes les portes sur son passage.

Et maintenant ? Elle était dehors alors que la musique reprenait ses droits dans l’enceinte du bar. Une autre danseuse avait pris sa place pour souffrir à son tour, soyons honnêtes, aucune fille n’aimait ce fichu boulot. La demoiselle s’alluma un cigarette, pour calmer ses nerfs, une nouvelle fois. Qu’allait-elle faire ? Elle serait bien parti loin de ce bar, elle serait bien rentré chez elle pour tenter de faire comme si tout cela n’était qu’une mirage -chose dont elle était bien incapable-. En effet, elle aurait pu opter pour cette solution mais, elle ne pouvait pas partir, pas sans lui avoir adresser la parole, pas sans avoir affronter son regard une nouvelle fois. Elle était probablement folle, elle savait que cela allait lui faire du mal mais, elle s’en moquait maintenant qu’elle l’avait vu et qu’elle ne « dansait » plus, elle avait besoin de lui parler. Évidemment, il était probable qu’il soit déjà parti mais, elle était certaine que cette silhouette avec sa cigarette contre le mur, était la sienne. Elle voulait que ce soit lui.

Elle tira une latte de sa cigarette afin de se donner le courage et d’une démarche assurée elle s’avança vers lui. Si ce n’était pas lui ? Elle ferait avec, elle n’aurait plus qu’à se morfondre,à cause de lui, une fois de plus. Et plus elle s’approchait, plus elle prenait peur parce qu’elle savait. C’était lui, elle n’avait plus aucun doute là-dessus. Elle se posta en face de lui, n’osant -pour le moment- pas le regarder dans les yeux, de toute façon, son regard était à l’intention du ciel et non pas d’elle. « Nathnaël. » C’était un début comme un autre pour lui dire qu’elle savait que c’était lui, tout comme lui l’avait reconnu. Elle aurait pourtant pensé qu’il ne la reconnaîtrait enfin, elle l’avait surtout espéré « Qu’est-ce que… » elle souffla, sentant sa voix trop tremblante, elle avala une bouffée de sa nicotine avant de poursuivre. « Qu’est-ce que tu fais là ? » C’était débile comme question, surtout après tant de temps sans le voir, après la haine et la rancœur qu’elle avait accumulé contre lui. Surtout après l’amour enfoui qu’elle avait encore pour lui. Pourtant, elle avait besoin de poser cette question, parce qu’elle était bien trop perturbée par sa présence. Elle aurait tant aimé qu’il ne la voit pas ainsi, elle se sentait vraiment honteuse. Elle détestait son métier deux fois plus que d'ordinaire. Non, elle n’était pas à son aise et sa carapace de petite garce avait bien du mal à résister face à lui. Elle releva les yeux sur son visage, il n’avait pas changé, il était toujours -physiquement du moins- celui qu’elle avait aimé. Pour le reste, elle l’ignorait.
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MessageSujet: Re: Si je voulais qu'on prenne soin de moi, c'est pas avec toi que je serais là maintenant. (Nathanaël) Mer 12 Jan - 19:42



Les femmes étaient son péché mignon d'une certaine façon. Il était décrit comme un homme à femme, un Dom Juan et personne ne pouvait dire le contraire, mais il y avait une seule femme qui ne voulait pas approcher. Elle était là, au même endroit que lui et il l'avait fuis depuis plusieurs années mais apparement son passé l'avait rattrapé. Nathanaël ne s'imaginait pas tomber amoureux de quelqu'un, plus depuis qu'il l'avait laissé toute seule sans aucune explication réellement valable. L'amour était un sentiment incontrôlable et destructeur, selon lui. Il n'y avait rien de bons, ni de beaux à aimer quelqu'un mis à part souffrir sans arrêt et il ne voulait pas sombrer dans ce genre de choses qu'il trouvait stupide et sans intérêt. Là, il se voilé la face. Il n'en était pas vraiment conscience, pourtant c'était le cas. Chaque être humains, à besoin d'une présence et de pouvoir se raccroché à une personne pour qui ont ressent un sentiment bien plus fort que tous les autres. Lui n'avait pas eu la chance de pouvoir essayer de se raccroché à l'amour de ses parents, parce qu'il n'en avait jamais eu d'amour. L'amour était en quelque sorte un sujet tabou pour lui. Un sujet sur lequel ce n'était pas la peine de débattre et sur lequel il ne fallait pas s'attarder. Cependant, elle était là dans ce bar et il ne pouvait pas effacer cette image de son esprit. Nathanaël l'avait fuis de nouveau en sortant de l'enceinte du bar pour se retrouver dehors, fumant une cigarette pour s'évader en quelque sorte, mais à cet instant il aurait voulu pouvoir se défoncer le temps d'oublier. Oublier la vision de son visage de femme, de ses courbes qu'il avait auparavant caressé de ses doigts et découvert avec délice. Les yeux clos, il se souvenait de tous ses moments passé avec elle et il ne pouvait rien regretter parce que grâce à elle il avait pu connaitre une fois, ce sentiment. Seulement une petite fois. Il n'avait pas eu à souffrir, mais il avait voulu anticiper avant que la douleur ne lui prenne les entrailles et le fasse sombrer bien trop loin pour qu'il puisse relever la tête. Il avait peut-être anticipé quelque chose qui n'allait jamais arriver, mais les femmes étaient si sournoise et indécise. Nate en avait la preuve lorsqu'il faisait l'amour avec ses femmes soit disant marié, qui avait envie de nouvelles choses ou même encore ses filles qui se la jouaient les petites copines modèles et qui le dos tourné se faisait prendre par un autre. Il en connaissait un rayon et il les avait toutes mises dans le même sac. Soupirant de temps à autre, il ne savait plus quoi croire, quoi pensé à ce sujet ; à son sujet. Il pouvait la haïr pour le rendre ainsi, mais il pouvait tout autant l'aimé s'il se laissait guidé par elle et s'il lui faisait entièrement confiance.

Esfir lui faisait perdre la tête, comme à l'époque. Elle était complètement différente en apparence et il n'imaginait pas que c'était à cause de lui, ou pour lui qu'elle avait autant changé. Nathanaël l'avait laissé pour morte dans son coeur, il avait essayé. Chose qui fut toujours difficile même après des tas d'autres filles, il n'avait jamais ressenti ce qu'il avait ressentit à la voyant ici. Esfir ne semblait pas l'avoir remarqué, elle était certainement en train de continuer à faire son show pour le plaisir des quelques pervers qui la dévoraient des yeux. Sales types. Il ne savait pas s'il devait la laisser ou partir sans plus jamais remettre un pied dans cet endroit de peur que son coeur soit arraché de nouveau, tiraillé entre l'amour et la haine. Perdu dans ses pensées les plus lointaine, il en ressortit rapidement la sentant non loin de lui. Il avait sentit instinctivement sa présence, comme s'il ne l'avait jamais oublié. Il n'avait pas osé ouvrir les yeux. Pas encore, pour le moment du moins, mais ça allait arriver bien plus vite qu'il l'aurait voulu. Il n'était pas prêt pour lui faire face..
▬ Nathanaël. » Lorsqu'il entendit sa voix pour la première fois depuis des années, son coeur se sera encore plus dans sa poitrine, mais il ne bougea pas et ne fit rien ressentir à celle qui se trouvait en face de lui. Nate avait gardé les yeux clos et la tête toujours relevé vers le ciel, il restait silencieux fumant le cul de sa cigarette avant de la jeter un peu plus loin sans regarder dans quelle direction il l'avait envoyé. Il s'en foutait et c'était le cadet de ses soucis. ▬ Qu’est-ce que tu fais là ? » Il semblait qu'Esfir avait hésiter avant de dire quelque chose et il avait bien remarqué que sa voix se voulait quelque peu tremblante, mais apparemment elle put se ressaisir puisqu'elle termina sa phrase correctement. Il n'y avait aucune animosité dans sa voix, ce qui le surpris dans un premier temps. Nathanaël avait cru qu'elle l'enverrait sur les roses ou il s'attendait même à se faire giflé, mais rien de tout cela n'était pour le moment arrivé. L'artiste avait finalement baissé la tête et posé ses yeux sur Esfir. Son passé..

Elle avait toujours les mêmes yeux, le même regard. Il aurait pu la contempler durant des heures à l'époque, se perdant dans l'intensité de ses yeux. Il n'avait jamais pu décrocher de son regard, il n'avait jamais voulu, d'ailleurs. Aujourd'hui, il s'y replongeait de nouveau. Il restait silencieux, l'observant juste durant de longues minutes. Il aurait pu la tuer ou ne serait-ce que la giflé, pour vouloir faire ce boulot dégradant pour elle et que personne n'aurait dû voir ce qu'il lui avait appartenu à l'époque. Oui, à l'époque. Beaucoup d'hommes avaient dû avoir l'occasion de voir les endroits les plus intimes, les plus doux et les plus sensibles de la jolie Esfir. Ne devrait-il pas s'en foutre ? Nate se battait avec lui même, lui et ses propres pensées qui le rendait complètement timbré.
▬ Ce que je fais là ? Je viens regarder deux ou trois culs qui se balance. Plaisant comme petite distraction tu ne trouves pas ? » Evidemment il n'avait pas été très tendre pour cette première rencontre et surtout pour ses premiers mots, il n'avait pas pu s'empêcher de lui lancé des piques. Il l'avait voulu sans vraiment le vouloir. Nathanaël ne savait plus ce qu'il devait dire, ni comment il devait réagir face à elle et c'était tout nouveau pour lui. Il avait cru ne jamais la revoir et c'était tout le contraire.. Il poussa un profond soupire, sachant pertinemment que ce n'était pas la meilleure façon de dire les choses, surtout à elle. Esfir était bien plus pour lui, mais il ne l'avait pas encore remarqué. Il lui fallait sans doute un peu de temps pour le réaliser et lorsqu'il y parviendra, il en prendra un coup c'était persuadé et peut-être qu'il l'avait perdue à tout jamais. La vie est pleine de surprises, des bonnes comme des mauvaises et il ne savait pas vraiment comment définir cette surprise-là du nom d'Esfir. Il aimait ce prénom, il sonnait tellement bien à ses oreilles.. Il se reprit au bout de deux petites minutes et prit la décision de reprendre la parole. ▬ Tu sembles changer. » S'excuser ? Il y avait pensé, mais il avait refusé cette idée et préférait essayer de passer à autre chose, bien qu'il s'imaginait que ça ne se passerait sans doute pas comme il le voulait et il pouvait le comprendre. Il ne l'avait toujours pas quitter des yeux. Esfir..
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MessageSujet: Re: Si je voulais qu'on prenne soin de moi, c'est pas avec toi que je serais là maintenant. (Nathanaël) Ven 14 Jan - 16:52

Le bleu de ses yeux était comme un océan de souvenirs et elle s'y noyait à nouveau, sentant son coeur se déchirait en elle. Combien de fois avait-elle rêvait de son regard ? Des millions, des milliards, chaque jour, chaque nuit, chaque heure, chaque seconde, elle avait rêvé de ce regard autant de fois qu'elle avait pu. Maintenant, qu'elle le voyait à nouveau, autre part que dans ses rêves, elle avait des envies de meurtre. Elle voulait le tuer, ou au moins le gifler, pas parce qu'il était parti, non mais, parce qu'il exerçait sur elle un pouvoir d'attraction exceptionnel. De quel droit se permettait-il cela ? Après tant d'année, il n'aurait jamais dû lui faire cet effet là, pourtant, c'était bien le cas et elle ne pouvait quitter son regard. Elle aurait pu rester plongé dans l'intensité du bleu de ses yeux pendant des heures à l'époque et aujourd'hui ? Elle constatait que c'était toujours le cas, à son plus grand malheur. Dans ses yeux, elle revoyait leur passé commun, les nuits d'amour qu'il lui avait offert et son corps frissonnait en repensant aux mains de Nathanaël sur son corps. Il avait été le premier à découvrir son corps et ses formes; aujourd'hui n'importe qui pouvait l'admirer. Cette pensée l'écoeuré d'elle-même. Rageusement, elle avala une nouvelle bouffée de sa cigarette.
Cela faisait plusieurs minutes qu'elle se noyait dans ses pupilles si bien qu'elle ne pensait plus au silence qui régnait. Pourtant, son beau brun brisa le silence, elle sentie alors son coeur qui martelait sa poitrine. « Ce que je fais là ? Je viens regarder deux ou trois culs qui se balance. Plaisant comme petite distraction tu ne trouves pas ? » Qui était-il pour dire ça ? L'homme de sa vie certainement ou du moins celui qu'elle aimait éperdument et sans condition malgré elle. Pourtant, elle aurait voulu le gifler, violemment mais, elle ne fit rien. C'était bas très bas comme remarque, si elle avait été avec lui jamais elle n'aurait imaginé faire ce « métier ». Vraiment elle aurait voulu le gifler une bonne fois pour toutes mais, c'était trop simple, personne ne blesse avec les gestes, on blesse avec les mots - ou l'absence de mots, par moment-. Alors qu'il soufflait, la demoiselle n'avait rien laissé paraître sur son visage - malgré son rythme cardiaque accéléré et sa gorge nouée-. Elle était restée impassible, stoïque, plongée dans ses yeux, comme si cela ne l'affectait pas. « Comme tous les ivrognes de ce bar alors. » Même si elle avait butté sur le mot « bar » -tant elle détestait ce lieu- elle était restée impassible, presque froide. Avait-elle insinuait que Nathanaël était comme les autres mecs ? Oui, elle avait bien sous-entendu qu'il ne valait pas mieux mais, elle n'en pensait pas un mot, ce n'était que par pure répartie. Nathanaël Liam Owens n'était pas comme tous les autres garçons, pas aux yeux de la demoiselle Esfir, elle l'aurait oublié sans problème autrement, or, il meublait toutes ses pensées. Si un jour elle réussissait à l'oublier - ou ne serait-ce que passer à autre chose- elle s'en féliciterait mais, malgré les années, ses sentiments n'avaient pas changé, ils s'étaient même renforcés. Elle raya cette dernière pensée, elle ne pouvait pas tolérer ça. Elle ne l'aimait plus, elle aurait tant voulu que ce mensonge soit la vérité. Lui, il avait dû l'oublier sans problème, sans verser une larme, sans lui accorder une pensée. Il n'y avait pas de doute là-dessus, c'était lui qui avait voulu ça. C'était ce qu'Esfir pensait.

Lâcherait-elle son regard ? Non, en se noyant dedans elle revoyait -encore plus précisément- les moments heureux à ses côtés. Elle savait que dès qu'elle serait loin de lui, dès qu'elle quitterait son regard, son monde s'écroulerait à nouveau. Elle le haïssait vraiment. Elle le haïssait tant elle l'aimait, Nathanaël était son tyran, en quelque sorte. « Tu sembles changer. » Cela était-il si flagrant ? Ou était-ce seulement parce qu'il l'avait vu exciter des hommes perdus dans leurs verres de vinasse à bas prix ? Un peu des deux certainement. « Tu es parti, moi, j'ai changé. » Ce ne fut qu'à ce moment-là que la belle baissa le regard, qu'elle se décida à quitter celui de Nathanaël. Cette phrase était sortie comme une évidence, comme une réalité qu'elle ne pouvait pas cacher, c'était d'ailleurs le cas. Elle avait les larmes qui lui montaient aux yeux, rien qu'en repensant au départ du beau brun. C'était la raison pour laquelle elle avait fuit son regard, pour être sûre de ne pas pleurer face à lui.

Et maintenant ? Qu'allait-il répondre ? Allait-il être méprisant envers elle ? Après tout, il ne ressentait plus rien pour elle et rien ne l'empêcher d'enfoncer un peu la jolie rouquine. Il ne croyait tout de même qu'elle allait se taire sur ce qui avait brisé sa vie ? Il avait déjà échappé à une violente gifle -pour le moment tout du moins- il ne pouvait pas couper à ce qu'Esfir considérait comme un abandon -son abandon-. Le regard baissé, elle jeta le mégot de sa cigarette à présent consumé dans sa totalité.
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MessageSujet: Re: Si je voulais qu'on prenne soin de moi, c'est pas avec toi que je serais là maintenant. (Nathanaël) Lun 17 Jan - 19:56



Il lui avait été tellement simple de la fuir à l'époque où il était ensemble. Il s'était arrangé pour ne pas affronté son regard ni même le sourire d'ange qui l'appaisait autrefois. Ce sourire angélique qu'elle avait à chaque fois lorsqu'elle croisait son regard et qu'elle déposait affectueusement un baisé sur ses lèvres. Nathanaël n'avait rien oublié, même après des tas de sourire différent il n'avait pu oublié le sien tant il était unique à ses yeux. Evidemment il lui était interdis de se l'avouer et quand bien même il pensait à elle, il se précipiter chez l'une de ses conquètes pour oublier ses souvenirs qui lui arrachait le coeur. Esfir avait été son premier amour, mais il l'avait laissé sur le côté parce qu'il avait eu peur de ce sentiment et pour tant d'autres raisons qui poutant ne justifié pas réellement son geste. L'observant fumer sa cigarette, il avait un mince sourire aux coins des lèvres qui était à peine visible.. Il était partagé entre deux sentiments qui le submergé ne lui laissant pas le temps de faire la part des choses. Cependant ce fut la haine qui s'exprima en premier alors que son coeur avait besoin d'un contact avec elle, de pouvoir sentir sa peau sous ses doigts. Esfir n'eut aucune réaction face aux mots assassins de son ancien amour, ce qui surpris légèrement le jeune homme qui attendait une réaction quelconque de sa part. Lui-même ne fit apparaitre aucun surprise sur son visage. Impassible, elle ne l'avait pas quitté des yeux.
▬ Comme tous les ivrognes de ce bar alors. » Le mince sourire qui arborait son visage quelques minutes plus tôt s'était élargis face à la réponse de sa belle. Elle avait du répondant et c'était une bonne chose. Sans doute.. Esfir venait alors d'insinué que Nathanaël était comme tout les hommes présent dans ce bar, les yeux rivés sur les fesses des danseuses se soulant pour oublié leur peine ou ne serait-ce que leur mauvaises journées. A vrai dire pour ses gens là, tout les raisons étaient valables pour pouvoir se soulé la gueule et se rincé l'oeil. Il n'eut aucune réaction face à cette remarque, du moins pour le moment il restait silencieux tout en gardant toujours ses yeux sur elle. L'échange entres eux se voulait électrique. A qui la faute ? On se le demande..

Finalement le ton haineux du Dom Juan s'adoussit légèrement et lorsqu'il ouvrit la bouche ce fut pour faire une contastation sur elle et sur ce qu'elle était devenue. Elle avait changé, ne serait-ce que physiquement puisqu'aujourd'hui elle était une jeune femme tandis qu'elle n'était encore une adolescente lorsqu'il l'avait connu. Cependant il avait remarqué qu'elle n'était plus la même du tout ! Il ne connaissait pas cette Esfir et c'était normal après tant d'années, mais cette femme ne lui plaisait pas. Elle se voulait provocante et son naturel semblait avoir disparut tout comme sa bonne humeur et son sourire qu'il aurait aimé voir de nouveau.
▬ Tu es parti, moi, j'ai changé. » Effectivement, elle n'avait pas tort. Il avait espéré retrouver un jour cette femme-enfant qu'il avait connu autrefois, mais il fallait être idiot pour croire qu'il la retrouverait comme à l'époque. Les gens changent, lui même avait changé. Esfir avait quitté les yeux dans lesquels elle s'était plongé depuis leur rencontre. Elle avait lâché son regard et lui ne comprennait pas pourquoi elle avait subitement détourné le regard. L'observant jeté son mégot sur le sol, le silence s'intalla entre eux durant de longues minutes. Un long moment pendant lequel Nathanaël se battait contre son coeur et sa raison ! Un combat dont lui-même ne connaissait pas le gagnant et qui duré déjà depuis longtemps.. Tandis que le combat faisait rage, les yeux de l'artiste ne l'avait pas quitté. Il était à quelques centimètres d'elle et il n'osait l'approché par peur qu'elle ne s'éloigne de lui, le laissant seul à son tour. Esfir attendait peut-être des explications sur le départ innatendu de Nathanaël et il aurait voulu lui expliqué ce qui l'avait poussé à faire un tel choix. Cependant il avait déjà décidé de lui dire ce genre de choses en tant voulu. Il voulait qu'Esfir ait une raison de vouloir le rencontré de nouveau, qu'elle ait une raison de penser à lui même si c'était simplement de la haine qu'elle ressentait à présent à son égard. Il était persuadé qu'elle le détestait et il arrivait à le comprendre.

Etrangement il voulait la revoir encore et encore, peut-être pour la haïr encore plus ou pour l'aimer de tout son être. Il se foutait de la raison pour laquelle il voulait de nouveau voir son visage, il savait simplement qu'il en avait besoin.
▬ Tu attends quoi de moi ? » Le timbre de sa voix était devenu doux bien qu'il y avait toujours une pointe de mépris dans celle-ci mais à ce moment-là elle était presque inaudible. Nathanaël était peut-être un salaud à l'heure d'aujourd'hui, mais il savait reconnaitre certains de ses torts même si il avait du mal à les admettre. Toujours contre la façade du bar, il restait immobile et il avait finalement détourné le regard vers le ciel et les étoiles qui s'offraient à eux en cette douce nuit. ▬ Tu as raison, je ne vaut certainement pas mieux que les autres. Tu vois, j'ai changé moi aussi. » Nathanaël était revenu sur la première remarqué de la belle Esfir et il avait finalement répondu en lui murmurant ses quelques mots. Il ne lui avait accordé aucun regard, c'était comme si il s'était parlé à lui-même sauf que c'était bien à elle qu'était destiné ses quelques paroles. Finalement il reporta son attention sur Esfir, tournant légèrement la tête dans sa direction, attendant qu'elle lui fasse le plaisir d'ouvrir de nouveau la bouche pour laissé sa voix retentir dans sa tête.
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MessageSujet: Re: Si je voulais qu'on prenne soin de moi, c'est pas avec toi que je serais là maintenant. (Nathanaël) Mar 18 Jan - 21:27

C’était déroutant de voir qu’il n’avait aucune réaction, que ses paroles ne l’atteigne même pas, ne serait-ce qu’un peu. Il était comme elle, impassible mais, Esfir faisait semblant, elle. La jeune femme était persuadée que lui n’en avait rien à faire de ce qu’elle pouvait dire ou penser de lui, toujours à cause de ce fichu abandon. Elle était tellement déroutée par son absence de réaction qu’elle aurait voulu pouvoir accéder à ses pensées les plus intimes. Être dans sa tête, même cinq minutes. Elle voulait savoir si tout cela n’était que façade ou si vraiment la revoir ne lui avait rien fait. Dans le fond, elle voulait créer quelque chose en lui, n’importe quoi, même de la haine mais, elle refusait de devenir indifférente au yeux de son apollon. Ceci comme le reste, elle ne pouvait pas se l’avouer sous peine de souffrir davantage. Plongé dans son regard malgré l’ambiance électrique entre eux, elle ne cillait pas.

Ce n'est qu'après avoir ouvert la bouche une nouvelle fois qu'elle baissa les yeux, combattant les larmes et les souvenirs. Autant les souvenirs de leur couple que d'elle-même. Nathanaël n'avait pas connu cette Esfir là, cette peste insupportable, cette femme imbuvable qu'elle-même ne supportait pas. Dans le fond elle était toujours cette charmante hippie qui avait réussi à séduire le beau Nathanaël mais, son départ avait enterré cette partie d'Esfir aujourd'hui, elle ne voulait plus être cette fille là. Elle ne pouvait pas se le permettre, du moins c'était ce qu'elle pensait. Avec le départ de son amant elle avait tant changé pour devenir inconsciemment, le genre de femme que le brunet mettait dans son lit, le temps d'une nuit passionnée. En ce qui concernait Nathanaël, elle ne voulait pas admettre que lui est pu changer pourtant, elle le sentait, elle le savait mais, elle refusait catégoriquement de se l'avouer, parce qu'elle voulait retrouver l'homme qu'elle aimait. Dans ce silence de mort, les yeux au sol, elle ne pouvait que se noyer dans les pensées et les souvenirs. Elle sentait son regard sur elle mais, elle tentait de l'oublier, tentant de se rappeler la sensation qu'elle éprouvait lorsqu'il murmurait à son oreille les mots qui la faisaient sourire. Elle tentait de ressentir, à nouveau, les sensations des baisers échangés avec cet homme. Elle se rappelait son odeur et la douceur de ses doigts caressant sa peau. Les images de leur première fois repassaient en boucle et si elle n'avait pas pris l'habitude de résister aux larmes, nul doute qu'elle aurait craqué, Nathanaël présent ou non.

Dans ce silence qui ne la perturbait guère, les yeux au sol, elle se disait qu'elle ne voulait pas qu'il parte loin d'elle. Elle avait peur de ne plus le revoir et ça, elle le refusait. Quitte à souffrir elle voulait le voir encore et encore, même pour le haïr, même pour l'aimer encore plus, même pour mourir d'amour, peut importe la raison, elle ne voulait plus jamais le quitter. Oui, elle l'aimait encore mais, elle devait se battre contre cette vérité, pour ne pas que les bases -déjà fragiles- de son univers ne s'écroule, une fois de plus. Plongée dans ses pensées, elle sentie son coeur se serrait - et non pas sursauter- lorsque son apollon reprit la parole. « Tu attends quoi de moi ? » Je n'attends rien de toi, mais, je t'attends toujours. Cette citation résonnait dans sa tête. C'était tout à fait ça, elle n'attendait rien de lui -ou si peu- c'est lui qu'elle attendait, qu'elle voulait, qu'elle désirait. Entre cette citation et la voix douce de Nathanaël, son cerveau se perdait et son coeur martelait sa poitrine sans interruption.

La jeune femme réfléchissait à sa phrase, relevant les yeux sur son amour perdu alors, que lui, relevait les siens vers le ciel. « Tu as raison, je ne vaut certainement pas mieux que les autres. Tu vois, j'ai changé moi aussi. ». Ce n'était qu'un murmure et pourtant il faisait frissonnait la douce Esfir. Cette voix murmurée elle la connaissait par coeur. Comment pouvait-il croire une seule seconde qu'elle pensait ce qu'elle avait dit ? C'était idiot; il était bien plus qu'un ivrogne. Il était Nathanaël, celui qu'elle aimait indéfiniment. Il n'avait pas le droit de dire une telle chose. Il n'avait pas le droit de dire qu'il avait changé parce que cela forçait Esfir à l'admettre, elle aussi, que l'homme qu'elle aimait avait changé. Elle devait aussi s'avouer que malgré tous les changements, elle l'aimait toujours de façon déraisonnable et elle ne pouvait pas cautionner ça.

Le regardant, les yeux vers cieux, elle rêvait d’un contact avec celui qu’elle aimait sans rien oser. Un geste de trop et il pouvait partir comme la première fois, ce qu’elle ne voulait. Pourtant, son corps et son cœur ne demandait que ça, ne serait-ce que toucher sa main pour faire renaître en elle toutes ces sensations endormies qu’elle ne vivait qu’avec lui. Elle devait se battre pour n’écouter que sa raison, ce qui ne lui ressemblait guère.

Finalement, il reposa son attention sur elle, leurs regards se croisant à nouveau. La voilà à nouveau perdue dans son regard, dans un doux silence apaisant. Silence qu'elle brisa, malgré elle. « J'attends probablement de toi ce que je n'aurais jamais. ». Sa voix n'était - à son tour- qu'un murmure à peine audible, si Nathanaël n'avait pas été si près d'elle, nul doute que cette phrase se serait perdue dans le vent. Néanmoins, elle savait qu'il l'avait entendu.

Concentrée sur son regard, elle devait tout de même résister à approcher davantage son amour perdu. Elle croisa ses bras sur sa poitrine, comme pour être sûre de ne rien tenter mais, elle s'approcha tout de même, de quelques millimètres. Ils étaient si proches l'un de l'autre que s'en était effrayant pour elle, ignorant comment elle pouvait résister à ses lèvres, à son corps, à rire avec lui, à parler de tout de rien, comment elle pouvait lutter contre ses sentiments et ses envies. La haine et la rancoeur y était certainement pour beaucoup, surtout la rancoeur parce que sur la haine, c'était l'amour qui triomphait. Soit, elle se plongea avec intensité dans ses yeux, elle brisa une nouvelle fois, ce silence pesant et pourtant si agréable. « Pourquoi Nath' ? » Elle aurait voulu se tuer, Nath, non et puis quoi encore ? Les surnoms, c'était synonyme d'affection et elle ne pouvait pas se le permettre, pas envers lui alors, elle pouvait bien sembler impassible mais, ce surnom était de trop. Elle se maudissait. Enfin, elle lui avait tout de même posé la question existentielle, celle dont elle désirait la vraie réponse depuis longtemps déjà, pourquoi ? Pourquoi l'avoir laissé comme ça, seule et sans amour. Par le simple fait d'y penser et malgré son regard absorbé par celui de son bourreau, elle sentait que ses yeux brillaient, comme s'ils étaient près à pleurer. Elle sentait que dans sa voix douce, l'adolescente qu'elle avait été rêvée de revenir et elle devait se battre contre cela. Encore et toujours. Se battre contre elle-même.


Dernière édition par Esfir I. Tsekhov le Mer 19 Jan - 14:30, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Si je voulais qu'on prenne soin de moi, c'est pas avec toi que je serais là maintenant. (Nathanaël) Mar 18 Jan - 23:59



Tant d'années étaient passé entre eux que Nathanaël était persuadé que l'amour était partie avec le temps, qu'il s'était enfuis et endormis quelque part dans le coeur de la belle Esfir, un endroit que lui-même ne pourrait plus découvrir, ni ressentir. Le temps était certainement la chose la plus horrible pour l'amour, du moins c'était ce qu'il pensé. Evidemment lui, ce sentiment était resté en sommeil et il n'attendait qu'une seule personne pour le réveiller en douceur et apparement son coeur l'avait attendu, même après des années sans aucun contact. Il était difficile pour lui de croire que l'amour qu'il portait autrefois pour Esfir était encore là, en lui. Pourtant il n'y avait aucun doute, tout était resté intact sauf lui. La fuite avait été le meilleur moyen pour ne pas être consumé par ce sentiment qui était déjà trop puissant pour un homme comme lui à l'époque. Aux yeux de la belle, il avait du paraitre égoïste et pourtant Nathanaël avait également pensé à elle lorsqu'il était parti loin d'elle. Il voulait la protéger, d'une certaine façon mais il était évident que ça n'avait pas été la bonne manière et étrangement il en était conscient. La peur l'avait submergé parce qu'il avait peur en effet en tant qu'être humain, chaque personne ressent la peur et lui, il l'avait ressenti en tombant fou amoureux d'elle. Il aurait du apprendre à aimer grâce à ses parents, mais ils ne le lui ont jamais appris et ils n'ont jamais pu le conseillé parce qu'eux même ne lui donnaient aucun amour. Il y avait tellement de facteurs que lui-même s'y perdait et s'en était destabilisant ! Il n'arrivait plus à contrôler ses propres pensées, bien trop perdue pour arriver à tout remettre en ordres et à ce concentré sur celle qu'il avait toujours aimé. L'amour pouvait être merveilleux et pourtant il était vicieux et malsain à la fois. Nathanaël avait trop souffert de n'avoir jamais connu la tendresse d'une mère et d'un père, qu'il lui était indispensable de fuir cette chose qu'il ne connaissait que trop peu. En voulant se protéger ainsi que la protéger, il n'avait réussi qu'à lui faire du mal tout comme il s'en était fais inconsciemment..

Les yeux levé vers le ciel étoilés, le Dom Juan cherchait désespérement des réponses parmi les astres qui scintillé au dessu de leur tête. Il lui fallait certainement du temps, mais en avait-il justement ? Devait-il risquer de la perdre une nouvelle fois ? Evidemment il n'en avait aucune idée. Le temps l'avait tant éloigné d'elle, qu'il avait du mal à la reconnaitre et pourtant Esfir était bien présente devant lui à quelques centimètres. Il était si proche de cet amour que son coeur convoité depuis si longtemps. Finalement il recroisa les yeux brillants de la rouquine lorsqu'il avait reposé son attention sur elle. Il lui était hors de question de se perdre de nouveau dans l'intensité de ses yeux, mais c'était plus fort que lui. Il ne pouvait y résisté, laissant son esprit être envouté par ce qui n'avait pas changé chez elle, par ses yeux qui pouvait tout dire. A l'époque, en un regard ils pouvaient se comprendre sans rien dire et aujourd'hui il n'arrivait plus à lire à travers ses yeux et c'était comme si ils étaient à des années lumières l'un de l'autre. Il avait raté tant de choses de sa vie et il aurait du être là, il aurait du être le maître de sa vie. Esfir aurait du être la reine de coeur, de son coeur à lui, elle aurait dû..

Un long silence pesant et pourtant à la fois agréable s'était installé entre eux. Nathanaël avait murmuré quelques mots quelques minutes auparavant, avant de la contemplé de nouveau. Alors il attendait qu'elle lui fasse le plaisir d'écouter sa voix encore une fois, ce qu'elle fit très vite brisant ainsi le silence.
▬ J'attends probablement de toi ce que je n'aurais jamais. » Esfir avait tout comme lui murmuré ses quelques mots à Nathanaël, assez fort pour qu'il puisse les entendre et dans un souffle qu'il était le seul à avoir pu comprendre. Il était étonné par ses paroles, mais selon lui il avait certainement mal compris ce qu'elle avait voulu dire. Il attendait qu'elle soit plus précise dans ses dires, mais elle ne le fit pas et il resta dans un certain flou qui lui était déplaisant. Jamais était un mot qui était bien surprenant puisque lui-même avait cru ne jamais la revoir et pourtant le destin en avait décidé autrement et ce simple mot avait prit un tout autre sens. Nathanaël pouvait tant lui donné, à présent. Il le pouvait mais il n'était pas sur de lui.. Il n'était plus sur de rien. Tout ce qui avait un sens pour lui, avait complètement disparut et la vie qu'il s'était faite était elle aussi partie en fumé, à cause d'un simple regard et de sa simple présence. Esfir avait tout chamboulé, pas seulement lui mais toute sa vie ainsi que sa façon d'agir et de croire ou ne pas croire en certaine chose. Elle ne semblait pas être consciente, de tout ses changements qu'elle avait opéré sur lui en un clin d'oeil et elle n'en avait pas le droit. Il en était furieux au fond de lui. Furieux qu'elle boulverse toute sa vie alors qu'il l'avait laissé loin derrière elle, qu'il n'était pas censé la revoir et quand bien même il ne devrait pas ressentir de tels choses. Esfir ne devrait plus avoir aucun pouvoir, aucune attraction sur lui.

Enervé et pourtant attendrit par son regard, il serrait les poings fermenant plongé dans les poches de son manteau. D'un naturel colérique, il aurait voulu tout renversé sur son passage et foutre son poing dans un mur pour extériorisé toute cette haine et cette incompréhension qu'il ressentait en lui. Il n'en fit rien, préférant resté calme ou du moins paraitre calme.. La voix de la jeune femme s'éléva de nouveau.
▬ Pourquoi Nath' ? » Evidemment il s'était attendu à cette question, mais il hésitait à lui répondre. Il poussa un profond soupir, mais il restait silencieux durant quelques minutes. Esfir, avait croisé ses bras sur sa poitrine et elle s'était rapproché légèrement de lui avant même de lui poser cette fameuse question. Il l'avait regardé faire, immobile. Là, à une proximité qui était déroutante il aurait voulu faire les quelques derniers pas pour rejoindre cette femme qui lui donner l'envie d'y croire. Croire en quelque chose qu'il avait fuis. Cependant quelque chose en lui voulait le poussé à partir, à remettre une distance entre eux qui était plus convenable. Le mur derrière lui l'empêchait de reculé, mais il ne pouvait pas avancer et se faire doux et affectueux avec elle. Il ne le pouvait pas, avait-il réellement le droit de refaire surface dans sa vie après tant d'années et de souffrance ? Certainement pas. Alors il ne bougea pas d'un centimètre. ▬ Je n'ai pas de réponses à te donner, pas maintenant. » Le timbre de sa voix n'était pas dur et froid, bien au contraire. Il aurait voulu lui donner des explications, mais il ne voulait pas prendre le risque de ne plus la revoir et encore une fois il était peut-être égoïste. Il n'en avait pas le droit, il n'avait pas le droit de la retenir alors qu'il l'avait lâchement abandonné..

Nathanaël s'était décidé, quittant son mur sur lequel il s'était adossé. Il s'était rapproché d'Esfir, et à présent il était si proche d'elle qu'il pouvait sentir le souffle de la belle venir fouetter sa gueule d'ange. Il eut l'envie de poser sa main sur l'une de ses joues, mais il eut un moment d'hésitation et finalement il concrétisa son geste. Il ne l'avait pas touché depuis près de quatres ans, ce premier contact lui donna presque un frisson et la joue de la belle était terriblement froide. Il avait oublié tant elle avait la peau douce et délicate, et lentement il la lui carressa avec beaucoup de lenteur comme si il avait peur de la briser. Avait-il le droit d'agir de la sorte ? Certainement pas, mais il prit tout de même la parole tout en gardant sa main sur sa joue mais à présent il avait arrêté toute action sur celle-ci.
▬ J'avais oublié comme il est bon d'être près de toi.. Esfir, je n'ai pas le droit d'être si proche de toi et encore moins de te toucher. Je devrais te donné certaines réponses que tu attends, mais tu n'aurais plus aucunes raisons de vouloir me revoir.. Je te laisse me haïr aussi longtemps que tu le souhaites, tant que je peux me plongé de nouveau dans tes iris encore une fois alors je ne te donnerais aucunes réponses. Il s'était éloigné légèrement d'elle et il n'y avait plus aucun contact entre eux à présent, mais il termina sa phrase dans un souffle. J'ai peut-être beaucoup changer, mais il est dur d'oublier ce qui a imprégner nos peaux. » L'amour avait prit le dessus sur la haine, durant quelques minutes il avait pu s'exprimer mais à présent il se détestait d'avoir eu ce moment de faiblesses. Sincère, il l'était bien plus que quiconque à ce moment mais il détestait cette sincérité qui le destabilisé et le faisait tombé en chute libre. Nathanaël était repartit en direction de la façade contre lequel il s'était appuyé, il faisait dos à Esfir lorsqu'il cogna son poing contre le mur en béton et il resta immobile durant quelques secondes. Il avait caché son visage avec sa seconde main, et lorsqu'il se retourna vers elle il s'était calmé ou presque. Le regard du garçon n'était pas emplie de haine, il y avait comme une sorte d'appel à l'aide mais il fallait être très attentif pour pouvoir le percevoir au fond de ses yeux. Il était agacé par cet éternel combat qui faisait rage en lui et qu'il ne pouvait pas stoppé. Agacé de ne pas comprendre ce qu'elle lui faisait ressentir et agacé de ne pas pouvoir savoir si il éprouvait de la haine ou de l'amour pour Esfir. ▬ Ce n'est pas raisonnable. Fais chié.. » Il avait soufflé ces quelques mots sans même savoir si elle allait pouvoir les entendre ou non. Il s'en fichait à vrai dire. Il en avait marre de toute cette histoire et il n'aurait peut-être pas du sortir finalement..
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MessageSujet: Re: Si je voulais qu'on prenne soin de moi, c'est pas avec toi que je serais là maintenant. (Nathanaël) Mer 19 Jan - 20:38

Les minutes de silence s'écoulaient mais, ce n'était rien - ou si peu- comparé aux longues années loin de lui, loin de ses bras et de son coeur. Toutes ces années de larmes et de souffrance. Le temps, c'était un élément qu'elle haïssait. Il passait toujours trop vite dès lors que le bonheur montrait le bout de son nez à l'inverse, quand le malheur s'invite, quand votre amour vous laisse seul, le coeur déchiré, le temps s'arrête, sans jamais prendre pitié de vous. Oui, vraiment, le temps n'en fait qu'à sa tête. Les années peuvent bien passer, elles n'enterrent pas les sentiments, elles ne tuent pas l'amour, elles renforcent ce sentiment infâme. L'amour, sentiment nuisible, si puissant, il prend le contrôle de votre vie sans que vous ne puissiez rien y faire. L'amour, on ne jure que par lui. Lui si beau, si fort, si doux, si paradoxale, imprévisible, agréable, impossible, effroyable, destructeur, gaffeur, mesquin, sadique. L'amour, ô l'amour, tous les adjectifs lui vont comme un gant. L'amour est le plus infâme des sentiments. En abritant le coeur de la belle Esfir, il l'avait détruit, par le départ de son amant. Elle pensait ne jamais le revoir, pourtant il était en face d'elle, après tant d'années. Il détruisait à nouveau sa vie sans même s'en rendre compte. Il comptait tellement, elle si peut. Elle croyait vraiment qu'elle n'était qu'un spectre du passé aux yeux de son amour perdu. Pourtant, ils étaient heureux. Cette fin brutale, elle ne comprenait pas.

Face à lui, elle rêvait que le temps s'arrête pour ne jamais le quitter. Cette fois, si quelqu'un devait partir, ça serait elle, il le fallait, pour son bien mais, ça n'arriverait pas, Esfir le savait bien que ceci était une autre chose qu'elle souhaitait se cacher. Perdue dans son regard, elle ne pouvait lutter, l'intensité de ses yeux était plus forte que tout. Elle était hypnotisée, envoûtée par son regard. Elle bloquait ses pensées, elle ne voulait pas qu'il lise en elle tout ce qu'elle se donnait tant de mal à cacher. Elle ne voulait pas être un livre ouvert pour lui, la peur de souffrir davantage. Masochiste avec son coeur mais, pas trop non plus. Le temps les avait éloigné, tant éloigné, alors pourquoi les réunir aujourd'hui?

Dans un murmure, elle l'avait laissé dans un flou total, volontairement, elle ne voulait pas s'étendre dans ses sentiments. Elle se contentait de se noyer dans son regard d'éviter de penser. Elle était épuisée, de tous ses sentiments en elle, de retenir ses larmes, de le voir. Elle aurait voulu se jeter dans ses bras une fois de plus, sentir son odeur, laisser couler quelques larmes le long de ses joues. Elle aurait aimé pouvoir esquissais un tendre sourire. Elle aurait voulu un tas de choses et surtout qu'il ne la quitte jamais. Elle ne voulait plus penser, elle n'en pouvait plus de se battre contre elle-même. Son corps son coeur, son cerveau, une bataille sans merci, pire que qu'une guerre nucléaire, pire sanglante que la première guerre mondiale et plus ignoble encore que la seconde. Elle ne voyait plus le bout du tunnel, elle voyait seulement les yeux bleus de son amour à elle. Cet amour était bel et bien à elle et a personne d'autre, personne n'aimerait jamais autant Nathanaël Liam Owens qu'elle. Esfir en était persuadée. Ils avaient été tellement heureux, le pouvait-il encore aujourd'hui ? La rouquine ne voulait pas y croire, souffrant suffisamment de la situation, elle n'avait pas besoin de penser à ça. Nathanaël avait retiré un sens à tout ce qui faisait sa vie, il ne pouvait même pas comprendre à quel point il bouleversait tout, il renversait son équilibre instable. Il débarquait à nouveau dans sa vie sans prévenir et sans y être invité, à nouveau, il faisait battre son coeur, à nouveau il la brisait. Lui, il ne ressentait rien pour elle, la jolie rousse ne cessait jamais de tenter s'en persuader. Elle devait y croire parce qu'à ses yeux c'était la seule réalité possible. Pourtant, lui, il l'attirait tellement, il exerçait sur elle une telle attirance que s'en était véritablement déstabilisant et horripilant.

Dans le soupir de son apollon, Esfir se doutait qu'il s'attendait à son pourquoi. En même temps c'était évident, cela faisait près de quatre ans qu'il lui tiraillait le coeur ce simple « pourquoi ». Qu'allait-il lui répondre ? « Parce que... », elle en voulait bien plus, elle tenait vraiment à savoir ce qui l'avait poussé à la détruire ainsi à faire d'elle un pantin désarticulé une garce détestable, une danseuse dans un bar, une barbie, un kleenex, à faire d'elle ce qu'elle était aujourd'hui et qu'elle haïssait. Elle voulait savoir pourquoi elle avait dû forger cette carapace ignoble alors, qu'avant c'était lui sa carapace, c'était lui son univers, c'était son tout. Elle ne pouvait pas comprendre quelle logique l'avait poussé à tout détruire. Alors, oui, le pourquoi était inévitable. Il était là, immobile devait elle, stoïque, elle se doutait que s'il avait pu reculer, il l'aurait fait mais, le mur le bloquait. Alors, même sa proximité le gênait ? Elle sentait son coeur se meurtrir et elle aurait aimé lui ordonner de fermer sa gueule à lui, à ce coeur qui guidait sa vie depuis des années. « Je n'ai pas de réponses à te donner, pas maintenant. » C'était tellement simple comme réponse! Horripilant, elle aurait voulu le gifler mais, son souffle était court pour retenir les larmes. Elle se forçait à respirer correctement mais, son souffle était saccadé. Il n'avait pas le droit de la tuer ainsi. Il pouvait bien aborder sa voix douce, sans rancoeur ni mépris, sans haine. Il pouvait bien employer le ton qu'il voulait, la douleur était la même, il retenait la jolie rousse prisonnière de sa douleur.

Son souffle court, elle sentie ce dernier se réguler alors, que son prince s'approchait d'elle. Elle tremblait, il était si proche, elle sentait son souffle et ses sens en éveils. Les souvenirs la tiraillaient encore son esprit. Son coeur s'emballa, la main de son amour perdu venant de poser sur sa joue. Son coeur se stoppait pour mieux tambourinait, son cerveau retournait tous les souvenirs et son corps voulait toujours plus. Ses mains étaient si chaudes sur sa peau gelée, elle se souvenait de cette douceur dans ses gestes, de la douceur de ses mains mais, c'était si agréable à revivre. L'espace d'une demie seconde, un début de sourire angélique se pointa sur son minois. Ce sourire qu'elle n'avait plus abordé depuis près de quatre ans, ce sourire que Nathanaël connaissait par coeur, celui du bonheur, du vrai. Pourtant, cette esquisse fut bien éphémère; elle ne pouvait pas être heureuse et sourire comme ça à nouveau. Tout d'abord, s'était montré la joie qu'elle ressentait à son contact, chose qu'elle ne souhaitait mais,, surtout, elle ne pouvait pas être heureuse alors qu'il ne lui avait toujours pas dit pourquoi. Alors qu'il l'avait tué avec son ignoble réponse. Il avait cessé de caresser sa joue laissant tout de même sa main sur son visage, reprenant la parole. « J'avais oublié comme il est bon d'être près de toi.. Esfir, je n'ai pas le droit d'être si proche de toi et encore moins de te toucher. Je devrais te donné certaines réponses que tu attends, mais tu n'aurais plus aucunes raisons de vouloir me revoir.. Je te laisse me haïr aussi longtemps que tu le souhaites, tant que je peux me plongé de nouveau dans tes iris encore une fois alors je ne te donnerais aucunes réponses. » Laissant sa joue, il s'éloigna d'elle avant de reprendre. « J'ai peut-être beaucoup changer, mais il est dur d'oublier ce qui a imprégner nos peaux. ». Cette fois, elle ne pouvait plus résister, laissant couler librement les larmes sur sa joue, elle lui lançait un regard haineux, un regard noir comme jamais. Un tel regard pour lui faire comprendre à quel point elle lui en voulait; de la faire pleurer ainsi. Il avait oublié mais, il n'aurait jamais rien oublié s'il était resté près d'elle! Esfir, son prénom semblait si mélodieux quand il sortait de sa bouche. En effet, il n'avait pas le droit mais, elle s'en foutait des droits et des devoirs elle voulait des explications, elle voulait l'embrasser, l'aimer ouvertement alors, elle se moquait bien de ce qu'il devait faire ou non. Il était égoïste, cela faisait quatre putain de saloperies d'années qu'il la tenait prisonnière de cette question de cette douleur en elle. Il était le coupable de ses larmes depuis quatre ans et ça ne lui suffisait pas! Elle pleurait encore tant elle était anéantie. Le haïr mais, à quoi ça la menait ? A rien ! Ce qu'elle voulait c'était une chance de tomber dans l'indifférence, de cesser de l'aimer, de se reconstruire mais, non! Il la maintenait prisonnière de ses sentiments avec pour seul droit celui de haïr. Comment pouvait-il se permettre de lui faire croire qu'il n'avait rien oublié d'eux ? Qu'il voulait la revoir ? Il voulait vraiment la voir au fond du gouffre ? La voir défoncée ou vomir son repas ou baiser le premier goujat du coin ? Il menait la danse, elle n'était plus qu'un pion sur un échiquier. Elle pleurait en silence tout en prenant soin de la haïr.

Elle regardait son tendre amour perdu lui tourner le dos, qu'avait-il ? Il cherchait une nouvelle phrase pour que son coeur cesse de battre? Elle essuya rageusement ses larmes, elle ne pouvait pas se montrer si faible, pas face à lui. Pourtant, elle avait beau les essuyer, elles coulaient toujours. Il se retourna à nouveau vers elle, plus calme alors qu'elle était encore plus énervée. Lui, à l'inverse ne semblait pas avoir une once de haine, en même temps, ce n'était pas à lui de la haïr, elle n'avait rien fait, elle ne l'avait pas abandonné, elle ne tentait pas de l'assassiner de douleur. Il y avait quelque chose d'autre dans ses yeux, quelque chose qu'elle n'arrivait pas à décrypter en même temps elle ne voulait pas, la peur l'en empêchait. Elle en voulait plus souffrir. « Ce n'est pas raisonnable. Fais chié.. » Ce n'était qu'un murmure mais, le murmure de trop. Comment avait-elle pu croire que ce soir serait un soir paisible. Idiote. Naïve.

Prenant son inspiration, elle s'approcha de lui, se collant un maximum à lui, plaquant une main sur son torse mais, pas par affection, plutôt pour éviter de celle-ci ne finisse sur son doux visage.« Comme tu dis oui ! Fais chié ! Bordel Nathanaël Liam Owens, ça fait près de quatre ans que j'attends cette réponse ! Ça fait près de quatre ans que je cherche à comprendre pourquoi ! Tu n'as pas le droit d'être aussi égoïste ! C'est toi qui es parti alors, cesse de dire qu'il est bon d'être près de bon parce qu'il semblerait que ce n'était pas suffisamment agréable pour que tu restes ! » Elle n'en pouvait plus, à bout de nerfs elle criait presque entre ses sanglots, cette fois les larmes coulaient en abondance au point lui brouiller la vue, au point de lui couper la respiration. « Tu ne peux pas me retenir prisonnière ainsi Nathanaël, encore moins si je n'obtiens jamais la réponse à ma question » ce n'était qu'un murmure au milieu de mille sanglot, la main toujours sur son torse, elle se sentait faiblir. Elle se détestait dans cet état, plus que d'habitude, à tel point qu'elle se voyait obliger de reculer et de tourner le dos à son celui qui brisait son coeur.

Le silence avait repris ses droits la jolie rousse essuyant ses larmes, prenant le contrôle sur elle-même, elle était toutefois bien incapable de lui faire face à nouveau. Il lui avait donné le droit de le haïr, c'était le cas, elle le haïssait. Elle haïssait tout en l'aimant mais, elle le haïssait parce qu'elle l'aimait. Elle aimait son amour, elle haïssait son amour. Paradoxe et cerveau bousillé, tout comme son coeur. « Dis-moi pourquoi, je t'en supplie. » Elle avait parlé tout ne pivotant vivement pour lui faire face, imposant néanmoins une certaine distance entre eux. Elle se montrait plus faible qu'elle ne l'aurait voulu. Pour une fois qu'elle en avait besoin, où était passé la pétasse qui vivait en elle ? Où était passée Esfir, celle qui était méprisante et odieuse ? Elle en avait besoin, maintenant. Cette Esfir là, elle n'aurait jamais supplié. Elle en voulait à Nathanaël d'avoir fait naître cette garce en elle et de l'avoir fait fuir quand elle en avait besoin. Haine et amour ne font pas bon ménage. Son coeur ne cesse de la blesser.
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MessageSujet: Re: Si je voulais qu'on prenne soin de moi, c'est pas avec toi que je serais là maintenant. (Nathanaël) Lun 31 Jan - 20:51



L'homme à encore beaucoup de choses à apprendre et à comprendre, l'être humain est imparfait et innachevé par son créateur et c'est pour cette raison qu'il vie. L'homme est sur terre pour s'enrichir, parce que rien n'est acquis. Cependant il y a des choses, qu'on ne peut ni apprendre et ni comprendre tel que l'amour. Ce sentiment est instable et incertain, on ne peut pas apprendre l'amour et encore moins réussir à le comprendre, mais on peut seulement le ressentir. Excitant comme sentiment, ne pas savoir ce qu'il est réellement et devoir se laissé guider par quelque chose dont on ne connait rien mis à part qu'il peut être destructeur comme merveilleux. Nathanaël veut à tout prix comprendre ce sentiment qui lui est inconnu. Il veut tout savoir de lui, pour ne pas se faire avoir si naïvement, pour ne pas qu'il se laisse envahir par cette chose qui pourrait réduire sa vie en cendre. Face à Esfir, il se trouvait face à l'amour en lui-même. L'amour aussi puissant qu'il puisse être. Esfir était celle qui pouvait le faire plongé, mais il n'allait pas se laissé faire aussi facilement, du moins il ne voulait pas se laisser faire. Il se battait contre lui-même, contre son propre coeur qui s'était finalement exprimé alors que sa raison était impuissante. La haine l'avait soudainement envahis, prit de panique, prit au dépourvu. Ideux sentiment et pourtant si agréable et ennivrant. Détestable.

Nathanaël avait céder à la tentation. Il s'était rapproché de cette femme, qu'il méprisait et aimait à la fois. Il l'aimait parce qu'elle exercé un pouvoir sur lui qui le destabilisé, qui le déconcerté et il n'avait aucun pouvoir la dessus. Il ne pouvait rien faire, même ce battre contre cette sensation n'était plus envisageable et il commencait déjà à se laisser prendre par ce sentiment d'amour. Il s'était longtemps débattu, il était parvenu à garder la tête hors de l'eau, mais plus aujourd'hui et surtout pas face à elle. Elle incarné l'amour, la douceur et la beauté. L'une des mains du garçon était venu se coller contre la joue de la Belle. Il l'avait lentement caressé, avec une infime douceur de peur de lui faire mal ou qu'elle ne se brise.

Le coeur du Dom Juan s'était exprimé, librement et sans aucune restriction. Il avait libéré ce qui était depuis toujours enfouie au plus profond de son âme. Les conséquances ? Le coeur s'en foutait royalement et c'était le dernier de ses soucis, lui voulait simplement se faire entendre, une fois celà fait il laissé Nate se démerder avec le reste. Le coeur est égoiste, tout comme l'homme finalement. Saleté ! La réaction d'Esfir ne se fit pas attendre. Elle avait laissé rouler ses larmes le long de ses joues, et il se confrontait pour la première fois à la réalité et à ce qu'il lui avait fais enduré durant ses longues années sans comprendre la raison de son départ. Il commencait à comprendre.. Le regard de la Belle était emplie de haine, il était noir et Nate pouvait parfaitement le voir. Il le méritait après tout. Assombri par cette vision, par les larmes de son amour perdu à cause de son coeur en exil, il s'était retourné violemment et lui faisait à présent dos. Il avait foutu son poing dans le mur le plus proche. Il avait mal, mais ce n'était certainement rien comparé à la douleur qu'elle pouvait ressentir. Lorsqu'il était parti sans rien lui dire, il n'avait pas eu à se confronté à elle, parce qu'il n'avait pas voulu assisté au regard d'Esfir et encoire moins à ses larmes. Le passé l'avait finalement rattrapé et peut-être trop soudainement. Quelques minutes s'était écoulé lorsqu'il refit face à Esfir, plus détendu ou du moins s'était ce qu'il voulait faire paraitre, mais dans ses yeux il y avait comme un appel à l'aide. Il avait besoin qu'on l'aide à refaire surface, il avait besoin d'elle et c'était bien trop dur pour lui de l'admettre. De nouveau face à elle, il n'avait plus le pouvoir. Il n'était plus maitre de ses émotions ni de ses gestes, alors il prit la décision de se taire et de la laissait s'exprimer à son tour, car il imaginait qu'elle avait certainement beaucoup de choses à lui dire.. Esfir s'était rapprochée de lui à son tours, elle avait plaqué une main sur son torse presque violemment et ils étaient à présent très proche l'un de l'autre. D'une certaine manière, Nathanaël appréciait ce moment bien qu'il ne présager rien de bon.


▬ Comme tu dis oui ! Fais chié ! Bordel Nathanaël Liam Owens, ça fait près de quatre ans que j'attends cette réponse ! Ça fait près de quatre ans que je cherche à comprendre pourquoi ! Tu n'as pas le droit d'être aussi égoïste ! C'est toi qui es parti alors, cesse de dire qu'il est bon d'être près de moi parce qu'il semblerait que ce n'était pas suffisamment agréable pour que tu restes ! » La voix de la jeune femme était devenue forte et sa respiration était devenue difficile d'après ce qu'il pouvait entendre. Elle pleurait de nouveau, sans doute de colère. Lui aussi avait de la colère. Nathanaël détestait qu'on lève la voix sur lui, mais là n'était pas le plus gros des problèmes. Il ne supportait pas que se soit elle qui le fasse et de voir à quel point elle pouvait ressentir de la colère à son égard. Il en avait marre.. Marre de cette soirée qui n'était finalement pas aussi agréable qu'il l'avait imaginé, raz le cul de se bousillé le crâne avec d'inlassable questions sans aucune réponse et il ne voulait plus la retenir. Esfir avait bien trop donné déjà, elle voulait mettre fin à ce cauchemard et il allait exaucé son voeu le plus chèr, certainement.. ▬ Tu ne peux pas me retenir prisonnière ainsi Nathanaël, encore moins si je n'obtiens jamais la réponse à ma question » Elle se disait prisonnière de lui et de l'amour qu'elle avait au fond d'elle. Elle voulait retrouver sa liberté et lui seul était capable de la lui rendre. Lui, il aurait voulu la garder prisonnière, mais à quoi celà rimait-il ? Lorsqu'il n'y a plus d'amour, lorsque la passion et les flammes s'éteignent et se consumment il n'y a plus rien à faire et c'était le cas pour eux ou plutôt pour elle ; selon lui. Esfir lui faisait dos et Nate en avait profitait pour se rapprocher légèrement d'elle, jusqu'à ce qu'il l'emprisonne de ses bras. Il avait posé sa tête sur la sienne, son torse était collé contre son dos et ses mains étaient venu se poser sur le ventre de la belle. Il ne parlait plus durant plusieurs minutes, il ne réfléchissait en rien aux mots qu'il allait pouvoir lui dire, aux explications qu'il pourrait lui donné. Rien de tout ça, Nathanaël lui faisait ses adieux pour la première fois et à sa façon. Oui, il pensait qu'après ça il ne verrait plus ce doux visage, et qu'il ne pourrait plus jamais caresser ses courbes. Alors, pendant ses quelques minutes il avait fermé les yeux et l'avait serré contre lui.

Une fois que les minutes s'étaient écoulés, il avait repri ses distances et son visage se ferma. Il prit une profonde inspiration qui ressemblait plus à un soupir. Il attendait qu'elle se retourne et c'est ce qu'elle fit rapidement avant de lui dire d'une voix resque suppliante.
▬ Dis-moi pourquoi, je t'en supplie. » Esfir n'avait pas à se montrer de la sorte, surtout pas pour lui. Ce fut d'une voix grave, qu'il allait lui donner les explications qu'elle avait tant attendu depuis près de quatre ans. ▬ Que veux-tu que je te dises Esfir ? Dois-je te dire que j'ai fuis ton amour mais avant tout celui que j'éprouvais pour toi, parce que j'avais pour la première fois ressentit la peur. Eh oui, j'ai eu peur Esfir. Peur de ce que ce sentiment allait faire de moi, de nous. Peur de te perdre à tout jamais et d'en crevé sans jamais pouvoir me relevé. N'est-ce pas pathétique ? Finalement ce que je redoutais tant je l'ai moi-même fais ce réaliser. Je t'ai fais souffrir et j'ai souffert d'être partis. Ca ne se voit pas et ça j'ai longuement travaillé dessus, pour cacher toute émotion. Pourquoi ne suis-je pas revenu ? Tout simplement parce que je n'avais pas le droit de revenir dans ta vie, comme je n'ai plus le droit de te retenir dans la mienne. Je ne t'ai jamais oublié, j'ai essayé. J'ai tant essayé ! Je suis trop con, je le sais que trop bien. » Là, il poussa un profond soupir et mit ses mains dans ses poches comme pret à partir, mais cette fois il n'allait pas le faire. Nathanaël allait lui laissé le soin de partir la première, pour cette fois. De prendre enfin sa liberté et de le laisser là, seul à son tours. Elle pouvait prendre sa revanche, en quelque sorte. Il semblait bouillir de l'intérieur, en continuel combat entre la haine et l'amour. Ses derniers mots étaient sorti avec une intonnation plus violente, plus forte. Il avait planté ses yeux dans les siens, Nathanaël n'avait plus rien dans le regard, c'était comme si il avait tout perdu d'un coup. Perdu, le regard vide. Au fond de ses poches, il avait de nouveau serrer les poings et sa machoire semblait elle aussi complètement serrer. ▬ Je t'ai tout dis, c'est ce que tu attendais. Tu es libre de continuer ta vie, sans moi alors. »

Il restait à présent immobile avec l'envie de vouloir la toucher de nouveau, et l'envie de la fuir encore et toujours. Il avait le coeur en vrac entre l'envie de la connaitre, de redecouvrir celle qu'il avait aimé et qui avait tant changé ou de l'oublier à tout jamais. En effet, il avait le coeur plus qu'en vrac.. Esfir quant à elle avait tant de choix qui s'offrait à elle et à présent elle pouvait elle-même choisir ce qu'elle pourrait représenté aux yeux du Dom Juan. Amour définitivement perdu ou Renouveau ? Nate détestait être dans cette position, car il ne pouvait rien faire. Un sentiment d'impuissance l'avait envahis..
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MessageSujet: Re: Si je voulais qu'on prenne soin de moi, c'est pas avec toi que je serais là maintenant. (Nathanaël) Mer 2 Fév - 18:00

Dos à son amour perdu, la jeune femme laissait les larmes roulées le long de ses joues, prenant lentement une respiration qui se voulait plus régulière. Auparavant, elle n'avait jamais pleuré devant le beau brun, en même temps elle n'avait jamais eu aucune raison de pleurer avec lui, il l'avait toujours rendu heureuse, avant qu'il ne parte. En partant, le jeune homme n'avait pas eu à affronter le regard la rouquine, noyé dans les larmes, aujourd'hui il n'avait pas d'autre choix, pourtant, elle aurait voulu lui éviter ça. Plus pour elle que pour lui d'ailleurs. Elle détestait cette sensation de vulnérabilité surtout face à lui, elle n'aurait jamais dû pleurer et les remords l'envahissaient petit à petit. Elle le laissa se rapprocher doucement et l'emprisonner de ses bras. Elle se sentait si bien ainsi que s'en était déstabilisant, elle se sentait protégée et légère. Son corps en frissonnait presque et refusait catégoriquement de rompre le contact avec l'apollon de la douce Esfir. Son coeur, lui, tambourinait encore et encore, s'en était presque épuisant. La tête de Nathanaël se posa sur la sienne et la rousse ne put s'empêcher d'esquisser un magnifique sourire au milieu des larmes qui roulaient encore sur ses joues. Malheureusement, le jeune homme n'avait pas put admirer ce beau sourire. Il n'avait pas put constater à quel point elle l'aimait encore, malgré elle. La rouquine sentait le torse de son amour perdu contre son dos, ça faisait si longtemps qu'elle n'avait pas été si près de lui, elle en avait tant rêvé. Elle ne voulait pas parler, elle ne voulait pas qu'il parte, elle voulait profiter de ce moment, de cette trêve. Les mains de Nathanaël se posèrent sur le ventre d'Esfir, tant que ce n'était que le ventre elle n'avait pas de soucis à se faire. Elle ne voulait qu'il s'aperçoive combien elle était maigre et qu'il se doute de ses problèmes, ça ne regardait qu'elle, après tout. De toute façon, il s'en moquait, ça c'était ce qu'elle voulait penser. Elle chassa ses idées, profitant de l'instant, elle ne savait pas quand elle pourrait revivre un instant comme celui-ci, elle le savourait tellement. Elle en avait rêvé des mois entiers, elle attendait ça depuis tellement longtemps. Pourtant, même perdu dans ses gestes, elle ne pouvait pas s'empêcher de laisser de multiples questions l'envahir, toutes inutiles, toutes sans réponses. Si elle n'était pas tombée amoureuse de ce beau brun que serait sa vie aujourd'hui ? Elle n'en savait rien, elle ne pouvait que formuler des hypothèses mais, jamais elle ne pourrait les vérifier. Cependant, elle avait bien du mal à formuler des hypothèses, simplement parce qu'elle ne pouvait pas imaginer une vie sans lui, sans celui qu'elle aimait indéfiniment. Serait-elle capable d'en aimer un autre si elle venait à cesser de l'aimer ? Cette idée était totalement inenvisageable parce qu'à l'heure d'aujourd'hui elle n'était pas capable d'aimer un autre que lui. Elle se laissait envahir par toutes ses questions, elle laissait les larmes roulaient encore et encore, elle laissait le silence, elle laissait le temps passer et elle profitait simplement de ce moment si particulier avec l'homme de sa vie. Ce moment avait comme un goût d'adieux, comme un au revoir mais, Esfir ne voulait pas y croire.

Il se détacha d'elle, fermant son doux visage et prenant son inspiration même si cela avait tout l'air d'un long soupir. Esfir se retourna rapidement, suppliant son bel apollon qu'elle aimait tant. Elle aurait souhaité ne pas le supplier mais, elle l'avait fait, c'était trop tard, elle avait vraiment besoin de savoir pourquoi, d'avoir la véritable raison. Elle voulait pouvoir construire sa vie, faire ses choix et surtout cesser de fabuler sur le départ de l'homme de sa vie. Elle pensait vraiment que Nathanaël allait lui refuser une nouvelle fois, qu'il allait lui broyer le coeur à nouveau mais, il ne fit rien, il prit une voix grave et lui offrit enfin sa libération. « Que veux-tu que je te dises Esfir ? Dois-je te dire que j'ai fuis ton amour mais avant tout celui que j'éprouvais pour toi, parce que j'avais pour la première fois ressentit la peur. Eh oui, j'ai eu peur Esfir. Peur de ce que ce sentiment allait faire de moi, de nous. Peur de te perdre à tout jamais et d'en crevé sans jamais pouvoir me relevé. N'est-ce pas pathétique ? Finalement ce que je redoutais tant je l'ai moi-même fais ce réaliser. Je t'ai fais souffrir et j'ai souffert d'être partis. Ça ne se voit pas et ça j'ai longuement travaillé dessus, pour cacher toute émotion. Pourquoi ne suis-je pas revenu ? Tout simplement parce que je n'avais pas le droit de revenir dans ta vie, comme je n'ai plus le droit de te retenir dans la mienne. Je ne t'ai jamais oublié, j'ai essayé. J'ai tant essayé ! Je suis trop con, je le sais que trop bien. » Elle n'avait rien dit, elle ne l'avait pas interrompu le laissant parler. Elle restait dans un profond silence alors que Nathanaël poussait un long soupir enfonçant ses mains dans ses poches. Il était près à partir mais, la jolie rousse savait qu'il ne le ferait pas, c'était comme si c'était elle qui devait partir, comme si elle devait l'abandonner à son tour. Une revanche pour elle en quelque sorte mais, en était-elle capable ? Pas vraiment, elle voulait rester à ses côtés. Elle avait laissé passer les explications, elle avait laissé passer ses derniers mots, plus violents. Elle avait laissé le silence, s'obstinant à le regarder, totalement muette, bloquant toutes pensées. Il plongea ses beaux yeux bleus dans les siens mais, ceux de Nathanaël avaient perdu tout leur éclat. Il n'avait plus aucune vie à travers son regard. Esfir détestait le voir ainsi, elle voulait le voir avec un regard pleins de vie, peut importe la raison, elle ne voulait pas voir chez lui une pointe de détresse ou de mal être, elle avait besoin qu'il soit totalement vivant, que ses prunelles brillent pour x raison, elle en avait besoin. Finalement, ce qu'elle ne voulait pas percevoir dans ses yeux tout à l'heure n'était peut-être rien d'autre qu'un appel à l'aide.

La mâchoire de son prince charmant semblait se serrer alors que le regard de la rouquine cherchait toujours un éclat au fond du regard éteint de son apollon. « Je t'ai tout dis, c'est ce que tu attendais. Tu es libre de continuer ta vie, sans moi alors. » Elle ne releva pas, elle restait dans son silence, visiblement trop perturbée par le regard de son amant. Pour la première fois, Esfir avait la sensation d'avoir les cartes en main, elle le regardait, immobile, il lui avait dit la vérité, il avait souffert aussi, elle le voyait maintenant, dans son regard, dans sa posture.

Elle déverrouilla son cerveau, acceptant enfin, d'entendre ses pensées, ses réflexions sur les dires du jeune homme. Elle s'approcha de lui, se blottissant contre lui, le regard suppliant de ne pas la rejeter. Elle allait laisser parler son coeur, pour une fois mais, d'abord, elle avait besoin d'un peu de calme pour puiser le courage. La tête sur le torse du jeune homme elle laissait ses pensées prendre le contrôle de sa vie. La rouquine avait si longtemps imaginé qu'il était parti pour une autre, elle avait créé des tas d'histoires, toutes possibles mais, elle avait fini par croire à celle où Nathanaël était parti pour une autre, plus jolie, plus féminine avec davantage de forme qu'elle, un tout autre caractère, une femme qui présente bien. Elle avait imaginé que cette femme imaginaire était son opposé de l'époque. C'était probablement sur la base de cette fable qu'elle avait modifiée sa personnalité. Si seulement elle avait su. Elle était encore sous le choc des révélations, elle ne savait pas si elle devait être soulagée ou énervée. Il n'avait pas eu suffisamment confiance en leur couple ni en elle. Ça, c'était ce qui pouvait l'énerver mais, il l'avait aimé jusqu'au bout. C'était d'ailleurs ce qui lui avait fait peur, elle n'avait jamais envisagé qu'il puisse l'aimer au point d'avoir peur de ses sentiments, quelque part au fond d'elle ça la réconfortait. Depuis le départ de son amant, elle s'était persuadée qu'il n'avait pas connu la souffrance d'une absence, elle avait pensé que dans toute cette histoire, il n'avait jamais souffert. Elle s'était trompée, finalement, son amour perdu connaissait certainement, un peu, la souffrance qu'il lui avait fait endurer. Pas totalement, sinon il serait revenu sans la moindre hésitation, elle avait tant de fois supplier pour qu'il revienne, pour avoir cet homme à ses côtés une nouvelle fois, elle préférait souffrir de sa présence que de son absence, elle avait besoin de lui. Maintenant qu'il était près d'elle, qu'elle le retrouvait -et même si ces retrouvailles n'étaient pas très joyeuses- il disait qu'elle voulait faire sa vie sans lui ? L'avait-il bien regardé ? Avait-elle l'air d'une femme qui voulait vivre sans son éternel amour à ses côtés ? Absolument pas ! Il avait certainement dû mal interpréter ses propos mais, elle ne voulait pas partir loin de lui. Voilà ce qui l'horripilait vraiment, qu'il puisse croire une chose pareille.

Ce n'est qu'après ses longues minutes de silence qu'elle accepta enfin de se détacher un peu de lui pour glisser une main dans son cou et l'autre sur son doux visage. Elle posa son doigt sur la bouche du jeune homme, comme pour lui faire comprendre qu'il ne disait que des sottises. Ce n'est qu'après tout cela qu'elle brisa le silence, caressant le visage de Nath' du bout des doigts. « Tu sais, tu as eu tort de fuir ce qui nous aurait rendu heureux. Tu ne m'aurais pas perdu, je le sais. Tu veux peut-être savoir comment je le sais ? » Elle marqua une petite pause, comme hésitante, plongeant son regard sincère dans celui de son amant. Elle tremblait elle avait peur de la suite mais, elle préférait laisser parler son coeur que sa raison. « Parce que, même après quatre années loin de toi, loin de tes bras, mon coeur bas toujours pour toi. » Elle avala difficilement sa salive, certes, elle ne lui avait pas dit « je t'aime » mais, c'était presque tout comme. Néanmoins, elle ne voulait pas s'en arrêter là, alors elle enchaîna, ne laissant pas le temps au beau brun de lui répondre. « J'ai imaginé des tas de possibilités, j'ai inventé des tas d'histoires sur les raisons de ton départ. J'ai fini par croire que c'était une autre qui t'avait pris à moi. Ça m'a fait un mal de chien, si tu savais. D'imaginer qu'une autre puisse te rendre aussi heureux. » Elle en avait énormément souffert en effet, elle avait même cherché à savoir qui était cette fille, en vain puisque celle-ci n'existait pas. « Tu aurais dû revenir. » Ça, elle aurait vraiment préféré qu'il le fasse, qu'il revienne à elle. « Merci Nathanaël, de m'avoir enfin dit la vérité. » Elle esquissa un sourire tendre et à la fois timide, elle ne savait pas bien ce qu'elle avait fait, si ses réactions avaient été les bonnes. Elle ne savait plus où était le nord où était le sud, en conclusion elle était perdue, troublée, déstabilisée. Elle ne savait plus où donner de la tête. Elle s’éloigna un peu de lui, prête à partir à son tour, à l’abandonner sur ce parking, contre la façade du bar. Elle s’apprêtait à le faire.

Contre toutes attentes, après avoir fait un pas en arrière, elle se jeta à nouveau dans ses bras, la tête contre son torse, elle ne voulait pas partir, elle en était incapable, si quelqu'un devait partir, c'était lui et personne d'autre, elle ne pouvait pas se résoudre à le quitter. Elle inspira un grand coup, humant ainsi son odeur qui lui avait tant manqué. « Je n'ai jamais dit que je voulais faire ma vie sans toi ! » Elle criait à nouveau, elle n'était pas énervée mais, déboussolée dans l'incompréhension totale, elle ne comprenait pas comment il avait pu croire ça un seul instant. « Je ne suis pas capable de vivre sans toi, tu ne comprends donc pas ? Même en ton absence je vivais pour toi et uniquement toi. J'ai tout essayé pour t'oublier, pour vivre avant tout mais, je n'y suis jamais parvenu. J'ai essayé de trouver un peu de toi en chacun des mecs avec qui je passais la nuit mais, ça non plus je n'y suis jamais parvenu. C'était toi que je voulais. Toi et personne d'autre malgré moi, malgré tous mes efforts. » Ce n'était qu'un murmure, Esfir ne vouait admettre qu'elle lui ait dit tout cela, elle n'aurait jamais dû laisser parler son coeur. Enfin, elle ne savait plus vraiment. Elle restait collé à lui, elle voulait le revoir, elle voulait qu'il fasse parti de sa vie mais, lui le voulait-il seulement ? Il ne savait plus qui elle était, elle ne savait pas qui elle serait si elle le revoyait dans des circonstances un peu plus « normales ». Ils devraient tous les deux se redécouvrir.

La rouquine se détacha un peu de lui, posant ses lèvres sur sa joue pour ensuite murmurer à son oreille. « tu vois, moi aussi, je fais des choses que je ne devrais pas faire. » Elle se détacha totalement de lui cette fois, reculant un peu pour finir par lui tourner le dos. Elle ne voulait pas le maintenir prisonnier de son emprise, il ne l'avait pas rejeté, il ne fallait pas abuser non plus. « Mais, toi, serais-tu capable de me laisser encore une infime place dans ta vie ? » Elle était toujours dos à lui ce qui lui permettait de laisser rouler une innocente larme, elle avait si peur que ce soit lui qui ne désire pas la revoir, que ce soit lui qui la rejette. Elle lui avait rendu tous ses pouvoirs, pendant un court instant, c'était elle qui avait eu le pouvoir de décider de son destin, de leurs destins mais, là c'était à nouveau lui. Même sa revanche, elle ne l'avait pas prise, elle préférait mille fois être près de lui au risque de souffrir que d'être loin de lui et fière de l'avoir à son tour abandonné.
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MessageSujet: Re: Si je voulais qu'on prenne soin de moi, c'est pas avec toi que je serais là maintenant. (Nathanaël) Dim 6 Fév - 22:31



Nathanaël lui laissé le choix de décider de son avenir. Cependant il laissé à Esfir également le droit de décider de son avenir à lui. Elle avait tant de pouvoir dans les mains, en peu de temps. Elle était maitre de deux vies, de deux existances et de leurs propres destins. Il était peut-être con de laissé tant de pouvoir à une femme, à un corps si frèle qu'était celui d'Esfir. Pour une fois, il avait envie d'être con et inconscient. Il était dangereux de laisser un choix si importante et tellement idiot de donner ce droit à une personne qui lui était si familière et pourtant tant étrangère. Etait-ce là une preuve d'amour et la preuve qu'il avait confiance en ces choix et une façon de se racheté pour les fautes qu'il avait commise à l'époque. Nathanaël en avait terminé avec les questions sans réponses. Il ne réfléchissait plus, son cerveau était ailleurs et il ne répondait plus de lui, il était seul face à elle et ce n'était pas plus mal. Il avait l'impression d'être proche d'elle, et pourtant c'était comme si il était à des années lumières et qu'il lui était interdit de l'aimer. Il avait avoué ces fautes et exprimé ses peurs. Il lui avait tout dis, avec une pointe de colère dans la voix, de la colère pour lui-même. Il se rendait compte qu'il avait certainement fait la plus grosse bétise de sa vie et lui qui ne voulait pas avoir de regrets, il en avait finalement découvert un. Ce regret qui était enfouie au fond de son coeur depuis de longues années, il apprennait à présent à le connaitre. Ce sentiment de regret, qu'il détestait tout autant que celui de l'amour.

Immobile, il attendait patiemment qu'elle s'en aille parce que c'était ce qu'il pensait qu'elle allait faire. Le laisser comme il l'avait fais avec elle autrefois. Il la regardait peut-être pour la dernière fois. Esfir quant à elle s'était mise en mouvement, mais elle n'était pas partie à l'opposé de la position du Dom Juan. Elle s'était rapproché de lui et elle s'était blottit contre lui sans dire aucun mot. Lui était resté également très silencieux et il l'avait simplement entouré de ces bras. Il ne savait pas ce que signifié ce contact, mais il voulait en profité avant qu'elle ne s'éloigne. Une façon de la réconforté, de lui prouver qu'aujourd'hui il voulait être là pour elle, et qu'elle n'était plus seule. Esfir n'avait pas à se sentir abandonné, elle ne l'était plus. Il savait que ça ne serait jamais assez pour effacer les larmes qui perlaient aux coins de ses yeux ni cette souffrance qu'il lui avait fais enduré sans jamais être là. Il était de nouveau entré dans sa vie et il allait être si difficile de la laisser partir. Esfir s'était légèrement détâché de lui, mais pas assez pour qu'il ne puisse plus avoir un contact avec elle. L'une des maines de la jeune femme était venu derrière sa nuque, l'autre sur son visage. Des gestes qui lui rappelaient quelques souvenirs qui lui réchauffait le coeur tout en lui brisant d'une certaine manière.. Finalement ce fut un doigt qui vint se placer sur ses lèvres, comme pour lui faire comprendre qu'il devait se taire, ne plus dire un mot. Il l'observait et détaillé son visage, comme pour le redécouvrir en silence, alors qu'elle était sur le point de prendre la parole.
▬ Tu sais, tu as eu tort de fuir ce qui nous aurait rendu heureux. Tu ne m'aurais pas perdu, je le sais. Tu veux peut-être savoir comment je le sais ? » Elle s'était tût. Nathanaël était intrigué par les mots de sa Belle, buvant chaques mots qui pouvaient sortir d'entre ses lèvres, il l'écoutait comme un enfant à l'école apprenant de nouvelle chose sur la vie. Esfir avait plongé son regard dans le sien et il avait fait de même, plongeant dans l'étendu de son regard.. ▬ Parce que, même après quatre années loin de toi, loin de tes bras, mon coeur bas toujours pour toi. » Lui, son coeur venait de se remettre à battre, pour une raison, pour quelqu'un ; pour elle. Il aurait voulu dire quelque chose, ouvrir la bouche mais il n'en fit rien. Il aimait tant entendre ses mots qui le réconforté et redonné vie à son coeur. Pourtant, avait-il le droit de lui faire dire tant de choses ? Méritait-il qu'elle lui parle ainsi ? Il ne put réfléchir plus longtemps, elle avait de nouveau prit la parole. ▬ J'ai imaginé des tas de possibilités, j'ai inventé des tas d'histoires sur les raisons de ton départ. J'ai fini par croire que c'était une autre qui t'avait pris à moi. Ça m'a fait un mal de chien, si tu savais. D'imaginer qu'une autre puisse te rendre aussi heureux. »

Il aurait pu partir avec une autre ou du moins lui inventé cette histoire, mais il ne l'avait pas fais. Il n'avait pas voulu lui mentir, surtout qu'aucune autre femme ne pouvait remplacé Esfir. Il avait pourtant essayé. Oublier son odeur, la douceur de sa peau et son regard qu'il aimait tant. Nathanaël avait cette addiction pour les femmes, parce qu'il cherchait inconsciemment celle qui pourrait le plus se rapprochait de ses choses qu'il ne parvenait pas en enlever de sa mémoire. Il avait coucher avec tant de femme, sentit tant d'odeur différente et toucher tant de courbes qui n'étaient pas les siennes. Cependant il n'avait jamais dis les trois mots à l'une d'elles. Jamais. Esfir avait été la première à qui il les avaient dis et il lui avait été impenssable de les dires à d'autres. L'amour était une chose qu'il avait mis en suspend depuis qu'il l'avait quitté, aujourd'hui il avait l'impression qu'il pouvait de nouveau y penser. Pour elle, pour lui. Pour eux tout simplement. Pourtant, elle n'avait rien dis à ce sujet. Esfir avait encore le droit de partir loin de lui. Il s'y attendait de toute manière. Il aurait peut-être du revenir vers elle plus tôt, mais il n'en avait pas eu la force ni le courage. Au final, il n'était pas un homme fort bien au contraire.. Il avait cette faiblesse pour elle qui l'empêché de réellement avancé. ▬ Tu aurais dû revenir. » Il acquiesta seulement d'un signe de tête, toujours très silencieux et attentif à tout ce qu'elle avait à lui dire. Il se devait de l'être. ▬ Merci Nathanaël, de m'avoir enfin dit la vérité. »

Il avait redouté ces dernières paroles. Elles étaient arrivés bien trop vite à son goût surtout maintenant. Esfir avait sourit et il avait fais de même, comme pour lui assuré que tout irait bien alors que ce n'était pas le cas. Au fond de lui, son coeur s'était arrêté de battre. Il détestait cette sensation, il avait l'impression de dépendre d'elle alors qu'il avait toujours cru être libre ! Il aurait voulu ne pas la laissé faire ce pas en arrière, la retenir et la faire prisonnière de nouveau de son amour, du vraie. Nathanaël se faisait violence pour resté parfaitement immobile, serrant les poings encore et toujours. ▬ Je n'ai jamais dit que je voulais faire ma vie sans toi ! » La belle s'était jeté dans ses bras, criant ses quelques mots. Lui était soulagé de la sentir contre lui, de pouvoir la serrait dans ses bras. Il n'était plus question qu'il la lâche, il reprennait le droit qu'il lui avait offert. Elle ne devait pas partir, elle avait le droit de penser de nouveau à eux, à lui et il était bel et bien présent cette fois. ▬ Je ne suis pas capable de vivre sans toi, tu ne comprends donc pas ? Même en ton absence je vivais pour toi et uniquement toi. J'ai tout essayé pour t'oublier, pour vivre avant tout mais, je n'y suis jamais parvenu. J'ai essayé de trouver un peu de toi en chacun des mecs avec qui je passais la nuit mais, ça non plus je n'y suis jamais parvenu. C'était toi que je voulais. Toi et personne d'autre malgré moi, malgré tous mes efforts. »

Le Dom Juan l'avait laissé parlé durant tout ce temps, comme elle l'avait fais avec lui quelques minutes plus tôt. Il l'avait laissé s'exprimer librement et n'avait en aucun cas interrompu la jeune femme. Elle avait dis ce qu'elle avait sur le coeur, elle lui avait fais ressentir ce qu'elle éprouvait encore pour lui. L'avoir contre lui était un soulagement et un bonheur incontestable. Il ne pouvait pas nié qu'elle lui faisait ressentir ce qu'aucune autre n'était parvenu jusqu'à présent et elle avait ravivé la flamme de son coeur. Il n'osait pas ouvrir la bouche, ne voulant pas gaché ce moment qui lui semblait si importante pour eux deux. Ils avaient besoin de calme, de se retrouver et de ne plus se faire aucun reproche. Cependant malgré cette envie de se taire, il du prendre la parole. La voix du jeune homme se voulait douce et rassurante. Il avait posé sa tête sur la sienne après avoir déposer un léger baisé sur son front. ▬ Esfir. Je n'aurai jamais pu partir pour une autre femme que toi. Tu étais celle qui me rendais heureux ! Jamais je n'aurai pu trouver une fille qui soit mieux que toi, même encore aujourd'hui je n'ai toujours pas trouver. » Il avait esquissé un léger sourire tout en posant son doigt sous le menton de la jeune femme, pour lui relever la tête. Là il aurait voulu déposer ses lèvres sur les siennes, sentir de nouveau le contact de ses lèvres qu'il avait aimé embrasser à maintes reprises, mais il n'en fit rien. Ils devaient peut-être prendre leur temps, qu'ils se redécouvrent petit à petit. Cependant il avait passé son pouce sur la bouche de son amour perdue, furtivement mais assez pour le faire sourire. Nathanaël ne réalisait pas vraiment ce qui était en train de se produire, mais il en profitait de peur de se réveiller en plein rêve. Il ne savait pas si il devait se laissé aller à ce sentiment ou si il devait le fuir de nouveau. Malgré ça, il était conscient qu'il voulait passé du temps avec elle, rien qu'avec elle. ▬ J'aurai peut-être été de nouveau égoïste, mais je ne t'aurai pas laisser partir. Mon coeur ne me l'aurait pas permis. »Il avait fais une pause le temps de se plonger de nouveau dans les yeux de sa belle et douce Esfir. Il ne savait pas ce que l'avenir leur réserver, mais il voulait avoir le droit et le choix de pouvoir essayé. Reconstruire quelque chose de concret. Redécouvrir ce sentiment qu'est l'amour, sans le haïr. Chose qui allait être difficile, mais il devait ce donner cette chance. Les femmes étaient pourtant son péché mignon, comment allait-il gérer ce problème ? Il n'en avait rien à foutre pour le moment. Il n'avait pas envie de prendre la tête avec des centaines de questions qui finirait par le faire fuir, il ne devait plus pensé et vivre au jour le jour réellement avec elle.

▬ Il y a beaucoup de choses qui ont changé en moi comme en toi. Laissons nous le temps d'apprendre à nous redécouvrir, qu'on puisse installer une nouvelle confiance entre nous, toute ses choses qui me semblent compliqué, mais pas impossible. Tu veux bien qu'on ailles un peu plus loin ou complètement ailleurs, qu'on puisse discuté.. » Nate ne voulait pas que cette soirée se termine là, sur ce parking près de ce bar. Esfir avant tant changé qu'elle lui était presque étrangère. Il redouté que son propre changement et sa façon d'être d'aujourd'hui ne la fasse fuir ou créer des tensions entres eux. Il ne savait absolument pas la suite des évènements, ni ce qui les attendaient. Plus de quatre ans s'étaient écoulés, ce n'est pas rien.. Avec toujours cette envie de scellé leurs lèvres, il avait déposé un rapide baisé à la comissure de ses lèvres, pour finalement allumer une cigarette.
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MessageSujet: Re: Si je voulais qu'on prenne soin de moi, c'est pas avec toi que je serais là maintenant. (Nathanaël) Sam 12 Fév - 23:19

Perdue dans ses bras, elle aurait pu rester des heures comme ça, elle se sentait si bien dans ses bras, à lui. Elle se sentait protégée et en même temps vulnérable, c'était une sensation véritablement étrange pourtant, c'était loin d'être désagréable. Elle ne savait pas vraiment ce qui l'avait poussé à se blottir contre lui enfin, elle savait que ce n'était pas seulement son besoin de calme et de courage, c'était bien plus que ça. Elle avait besoin de lui, de sa présence, de son odeur et pour la première fois depuis plusieurs années, il était là. Elle avait besoin de lui et cette fois-ci il était vraiment là. Elle ne se sentait plus abandonnée pour la première fois depuis longtemps et en se plongeant dans les bras de son amant elle avait simplement voulu le retrouver, sans haine ni reproche. Oui, la jolie rousse ne se sentait plus abandonnée, c'était un fait mais, elle avait toujours peur qu'il ne la fuit, qu'il s'éloigne d'elle, encore une fois, elle aurait voulu, à son tour, le faire prisonnier. Elle aurait aussi aimé se mettre une balle dans la tête pour cesser de se torturer quelque seconde et savourer pleinement l'instant présent, blottit contre son éternel amour.

Puis, la jeune femme avait décidé de laisser s'exprimer son coeur, accompagnant ceci par quelques gestes tendres, avant de parler. Ces gestes lui rappelaient d'agréables souvenirs, des souvenirs merveilleux mais, à la fois douloureux. Tout ceci semblait si lointain et paradoxalement, elle avait l'impression que c'était hier. Son coeur, lui, souffrait le martyre sous le poids de ses moments passés qui semblaient trop beaux pour être vrais. Enfin, elle avait dit à son prince charmant tout ce qu'elle ressentait, du moins, la majeure partie. Elle s'était libérée et pourtant, elle ne se sentait pas soulagée pour autant, elle était simplement perdue. Nathanaël lui n'avait pas dit un mot, il l'avait écouté avec une attention vraiment surprenante, comme s'il buvait ses paroles. Après tout cela, ils échangèrent un sourire. Celui de Nathanaël voulait faire croire que si elle partait tout allait bien se passer, que le monde continuerait de tourner pour tous les deux mais, Esfir savait que ce n'était pas le cas. Elle ne savait pas pour lui mais, elle avait l'infâme sensation que si elle partait maintenant elle souffrirait davantage que dans le passé et elle n'y survivrait, une nouvelle descente aux enfers l'assassinerais définitivement. La rouquine était consciente de tout cela et par conséquent du fait qu'elle ne voulait pas quitter Nathanaël, elle devait faire machine arrière, se jeter dans ses bras plutôt que de reculer.

D'ailleurs, c'est-ce qu'elle fit, elle ne pouvait décemment pas partir, elle tenait trop à lui, elle avait fait le choix, son choix, elle ne voulait plus le perdre. La belle s'était littéralement jetée dans les bras de son amour perdu, non elle ne voulait pas partir loin de lui. Elle lui rendait tous les droits qu'il lui avait offert, elle s'en foutait, elle voulait simplement avoir le bonheur de pouvoir vivre avec lui à ses côtés, le voir, ne plus subir son absence. Elle savait qu'elle pouvait souffrir d'une telle situation mais, elle s'en foutait, elle avait besoin de lui, même après quatre ans, elle avait toujours autant besoin de lui-même si pour le moment le moment il n'était pas question de parler d'eux comme un couple. Elle sentait son bel apollon serait plus fort son emprise sur elle comme si, il ne désirait plus la lâcher. À cette idée, Esfir affichait un immense sourire -bien qu'éphémère-, elle l'aimait, elle pouvait nier tant qu'elle voulait, elle l'aimait.

La jeune femme laissa à nouveau parler son coeur, laissant entendre à Nathanaël que oui, elle avait connu un certain nombre d'homme mais, que non aucun ne l'avait égalé. Elle l'avait toujours voulu lui et personne d'autre. Depuis son départ, elle n'avait pas dit « je t'aime » à qui que ce soit, elle n'avait aimé que lui et pourtant, ce n'était pas faute d'avoir essayé d'oublier, d'aimer à nouveau. Nathanaël n'avait certainement pas conscience de tout ce qu'elle avait pu faire pour l'oublier, pour supporter son absence, pour tenter d'aimer à nouveau. Non, il ne pouvait pas savoir tout ce qu'elle avait détruit, tout ce qu'elle avait faussement bâti pour survivre au mal qu'il lui avait procuré par le simple fait de partir. Maintenant qu'il était à nouveau près d'elle, la rouquine rêvait qu'il ne reparte jamais plus et certainement pas de la façon qu'il avait utilisé par le passé. Elle avait parlé et lui s'était tût maintenant, le silence semblait planer mais, c'était si agréable pour la jolie rousse. Blottit contre lui, elle se sentait renaître, en fait la vie -la vraie- était revenue en elle dès qu'elle avait pu plonger son regard dans le siens malgré les tensions dans l'air. Ce moment était important pour les deux anciens amants si bien qu'aucun d'eux ne semblaient vouloir troubler cet agréable silence. Le calme, voilà ce dont-ils avaient besoin, un moment de tranquillité sans le moindre reproche. Pourtant, après avoir embrasé le front de la poupée rousse, il posa sa tête sur celle d'Esfir pour aborder une voix douce, calme et rassurante et briser le silence. « Esfir. Je n'aurai jamais pu partir pour une autre femme que toi. Tu étais celle qui me rendais heureux ! Jamais je n'aurai pu trouver une fille qui soit mieux que toi, même encore aujourd'hui je n'ai toujours pas trouver. » Oui, elle aurait pu lui dire que ça semblait évident maintenant mais, qu'il était parti comme ça et qu'elle ne pouvait pas le savoir puisqu'il l'avait abandonné sans explication mais, elle ne fit rien. Elle n'avait pas envie de lui faire le moindre reproche surtout que Nathanaël n'avait rien dit pour la blesser bien au contraire. D'ailleurs, au fond d'elle-même, elle était soulagée qu'il n'ait pas trouvé une autre femme qu'elle, même si, elle était persuadée que beaucoup de femmes étaient réellement mieux que sa petite personne. Soit, elle n'avait rien dit et son tendre amour perdu posa son doigt sous le menton de la poupée, relevant ainsi sa petite tête rousse, lui permettait d'observer son magnifique sourire qui lui avait tant manqué. Elle aurait voulu goûter une nouvelle fois à ses lèvres mais, elle ne devait pas, elle se l'interdisait. Pourtant, elle en rêvait.

Alors qu'elle se perdait une nouvelle fois dans les souvenirs de leur passé commun, Nathanaël passait furtivement son pouce sur la bouche de la jeune femme qui ferma les yeux à ce contact abordant un sourire angélique. Elle voulait réapprendre à le connaître et passer des heures entières à ses côtés. La rouquine voulait s'offrir à lui de nouveau, elle voulait revivre leur idylle à nouveau. En fait, Esfir désirait se laisser guider par ce sentiment d'amour qui l'avait tant fait souffrir mais, elle ne devait pas. Certes, elle devait réapprendre à connaître son prince charmant mais, elle sa raison lui interdisait de laisser l'amour guider sa vie, ses choix. À croire qu'un nouveau combat entre amour et raison s'engager et Esfir ignorait qui remporterait ce duel sans merci. Une nouvelle fois elle laissait son cerveau se retourner, l'assommer de question, de problèmes, de doutes, de peur et son coeur tambourinait, suppliant de laisser faire ses sentiments. Elle profitait de son Nathanaël tout en tentant de chasser ses pensées et de faire taire son coeur. « J'aurai peut-être été de nouveau égoïste, mais je ne t'aurai pas laisser partir. Mon coeur ne me l'aurait pas permis. » Un magnifique sourire s'afficha sur ses lèvres mais, elle ne dit rien, elle aurait voulu partir, simplement pour qu'il soit égoïste et qu'il la retienne, pour qu'elle puisse voir qu'il tenait à elle. En effet, elle l'aurait voulu mais, elle n'aurait jamais prit le risque, elle tenait bien trop à lui. Leur avenir, il n'y avait rien de plus incertain mais, peu importe, foncer droit dans le mur et souffrir encore, c'était un risque qu'elle voulait bien prendre, parce que c'était Nathanaël.

Dans une pause, le jeune homme se plongea dans toute l'intensité du regard de la jolie rousse, elle en fit de même se sentant soudainement hypnotisée par l'irrésistible regard de celui qu'elle aimait éperdument. « Il y a beaucoup de choses qui ont changé en moi comme en toi. Laissons nous le temps d'apprendre à nous redécouvrir, qu'on puisse installer une nouvelle confiance entre nous, toute ses choses qui me semblent compliqué, mais pas impossible. Tu veux bien qu'on ailles un peu plus loin ou complètement ailleurs, qu'on puisse discuté.. » Elle était pleinement d'accord avec l'idée de se redécouvrir, ils ne pouvaient pas recommencer leur histoire comme ça, alors qu'Esfir n'était plus la même et que visiblement, lui non plus. Ils avaient grandi, changé, évolué, quatre ans les avaient séparés, ils devaient tout réapprendre l'un de l'autre ou presque. La rouquine n'avait aucun doute sur le fait que certaine chose risquait de surprendre et d'exaspérer son amour perdu, au fond d'elle, la peur était bel et bien présente mais, elle devait la laisser de côté, pour s'offrir une nouvelle chance avec Nathanaël. Elle le laissa déposer un furtif baiser à la commissures de ses lèvres. Évidemment, elle aurait souhaitait que celui-ci dérape sur ses lèvres mais, ce n'était pas une bonne idée du tout alors, elle se contentait d'esquisser un sourire timide en le regardant allumer sa cigarette. Elle ne savait pas trop si elle voulait que la soirée se termine là, ou, si elle voulait le suivre, cette soirée avait déjà été riche en émotion mais, elle refusait de le quitter maintenant. « Si tu me promets qu'on peut être au chaud, je te suis. » Elle posa sa main gelée sur celle de Nathanaël, il était évident que la belle commençait à avoir froid.


THE END (suite chez Nath' ^^' )
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MessageSujet: Re: Si je voulais qu'on prenne soin de moi, c'est pas avec toi que je serais là maintenant. (Nathanaël) Aujourd'hui à 22:22

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Si je voulais qu'on prenne soin de moi, c'est pas avec toi que je serais là maintenant. (Nathanaël)

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