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Et merde !

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MessageSujet: Et merde ! Ven 29 Oct - 10:32

    Il ne manquait plus que ça... Quand il vit entrer Eliott dans cet ascenceur, Esteban aurait pu sans conteste se mettre à le frapper à grands coups de poings avant de s'enfuir sans demander de reste, mais l'idée fixe de passer pour le salaud lui déplaisait que trop pour ne succomber à ses puériles tentations instinctives. Les poings serrés au fond des poches de son french-coat noir, il fixa le jeune homme dans les yeux sans jamais baisser le regard, il était temps pour Eliott de comprendre que le jeune Esteban n'était pas du genre à se laisser faire, ni même à se laisser dompter, peu importait la raison de leur querelle et le pourquoi du comment de cette situation cocasse. C'était bien sur sans compter sur le fameux coup de pouce du destin, ou de la providence, peu importe, qui fit bloquer l'ascenceur au beau milieu de sa course. Et lorsque l'arrêt se fit ressentir, Esteban senti ses nerfs partir à la dérive. Qu'avait-il donc fait pour mériter d'être ainsi coincé avec une personne pareille ? Il aurait cent fois préféré devoir affronter sa pauvre idiote de mère toute une journée entière plutôt que de devoir soutenir le regard arrogant de ce frimeur d'Eliott une seconde de plus. Pourquoi ils se détestaient ? Il fallait remonter à loin... Et ce qui avait amené Esteban à se retrouver dans cette boutique huppée de la cinquièe avenue ? Pas plus loin que cette hivernale matinée du mois de novembre.

    Le réveil affichait dix heure moins le quart lorsqu'Esteban ouvrit les yeux sur cette nouvelle journée. Le calendrier indiquait clairement qu'on était un samedi et donc, pour la plus grande joie du jeune garçon, qu'il n'y avait pas cours aujourd'hui. Clairvoyance oblige, il se força à garder ses yeux ouverts et à reprendre ses esprits. La soirée d'hier avait été mouvementée. Il ne se rappelait pas grand chose, pour changer, mais savait qu'il avait terminé la soirée seul et qu'il était rentré à l'aide d'un taxi, qu'il avait ensuite regagné l'appartement et qu'il s'était débarassé de ses fringues nonchalemment avant de se jeter sur son lit et de s'endormir comme une véritable masse. Les lendemains étaient toujours les plus compliqué, et ce samedi là, il n'y coupa malheureusement pas. Après n'avoir réussi à dormir que le stricte minimum, le voilà qui se dirigeait déjà vers la salle de bain, une main posée sur son front, l'esprit lourd et fatigué. Lorsqu'il aperçu son reflet dans la glace, il faillit prendre peur mais détourna vite le regard. Filant sous la douche, il laissa alors son esprit vagabonder, cherchant des brides d'images et de souvenirs de la soirée de la veille, mais impossible de mettre des visages sur les corps qu'il pensait reconnaitre. Il attrapa ensuite un linge pour sécher son chétif corps avant de retourner dans sa chambre, juxtaposée à la salle de bain, pour se rhabiller. Jeans troué à hauteur des genoux, t-shirt à l'effigie d'une femme blonde faisant un doigt d'honneur et se coiffa rapidement, comme à l'accoutumée, de manière plutôt étrange pour un garçon de son âge. Il ne fit pas de cas des remarques de sa mère sur sa tenue dégradante pour l'image de sa famille lorsqu'il entra dans la cuisine pour attraper un bout de pain ainsi qu'un morceau de saucisson qu'il ingurgita en moins de temps qu'il ne fallu pour qu'il traverse l'immense pièce et se rende dans le vestibule. Sans faire attention aux sempiternelles recommandation de sa mère, il franchit le seuil de la porte d'entrée en enfila un French-coat sombre et des mitaines. Le temps ne se prêtait pas à une magnifique balade dans Central Park, aussi, Esteban préféra sauter dans le premier taxi pour aller faire quelques emplettes et dépenser l'argent de sa mère, il l'avait bien mérité. L'esprit encore un peu fatigué, il quitta le taxi à quelques quartiers de la cinquième avenue et s'acheta un bon bourritos qu'il mangea au quart de tour. Le froid le fit trembloter et c'est très rapidement qu'il pressa le pas en direction d'une boutique très chique du quartier dans laquelle il avait l'habitude de s'habiller. Il ne savait alors pas que sa journée se déroulerait bien moins bien qu'il ne l'avait imaginé puisqu'à l'instant même où il pénétra l'ascenceur pour monter à l'étage des fringues, son demi-frère apparu dans l'encadrement de la cabine, son humeur bascula d'un coup.

    Eliott ? C'était son demi-frère. Enfait, le fils illégitime que sa mère avait eu avec un homme qu'Esteban ne connaissait ni d'Eve, ni d'Adam ! C'était improbable aux yeux de son père, et ce dernier préférait ignorer l'évidence même car une procédure de divorce aurait coûté trop cher et aurait surtout sali l'image des Holmes. Durant un long séjour dans les Alpes, du moins c'est ce qu'elle prétendait, la mère d'Esteban avait accouché d'un garçon, un autre, encore. Ce qui est impressionnant c'est que personne n'aura jamais été au courant de rien jusqu'à ce que les deux adolescents se rencontrent par des amis en commun. Même si la ressemblance physique n'avait pas été frappante, Esteban avait rapidement compris à qui il avait affaire. Surtout que les points communs les reliant semblaient de plsu en plus troublant et semblaient de plus en plus nombreux. Rapidement, Esteban avait fait le rapprochement et depuis, c'était la guerre ouverte entre les deux jeunes garçons. Esteban lui en voulait, même s'il ne savait pas vraiment pourquoi. Il détestait cordialement cet individu qui avait fait irruption dans sa vie et qui avait rendu les choses encore plus compliquées qu'elles ne l'étaient déjà. Depuis le jour de cette découverte, jamais ils ne s'étaient revus et Esteban s'en portait pas plus mal. Pourtant, aujourd'hui, il était coincé dans cet ascenceur en sa compagnie et malgré la vitesse à laquelle il avait appuyé sur le bouton de l'alarme, le destin, ou la providence (eh oui), semblait encore faire tout pour qu'une confrontation ait lieu... Les minutes défilèrent et Esteban tentait tant bien que mal de garder son calme et de ne pas baisser les yeux face à cet homme qui le fixait d'une manière si arrogante qu'il en était presque désagréable... Et insupportable surtout !
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