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And you will catch me if I fall.

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Queen A.
▬ Would you stay if she promised you heaven ?

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MessageSujet: And you will catch me if I fall. Mar 28 Sep - 21:16

▪▪▪ Jake &&. Alexis
“Why am I ten feet under and upside down ?
This darkness would turn into light, if I had to see you”



« Promis, la prochaine fois c'est mon tour ! » cria-t-elle à son, soit-disant, ami alors qu'il partait dans une direction opposée. Elle était légèrement titubante, et ne manqua pas de trébucher plusieurs fois à cause de ces foutues plaques d'égouts qui dépassaient trop du sol. Mais rien n'y faisait, et ça ne l'empêchait pas de lui envoyer des baisers volants entre deux éclats de rires. Ça. C'était devenu, en quelque sorte, son quotidien depuis qu'elle s'était réveillée en pleine chute. Cette chute, ce n'était pas dû à quelqu'un qui l'avait poussé, mais bel et bien à elle qui s'était elle-même tirée vers le vide. Et ce quotidien dont elle ne pouvait se défaire à présent, c'était de plonger dans une profonde perversion de la vie, et ainsi se morfondre dans l'alcool et ses vices, et s'engouffrer dans une débauche sans égale. Et le pire dans tout cela, c'était qu'elle ne s'en rendait pas totalement compte.

Pour certain, c'était simplement profiter des plaisirs de la vie, pour elle, c'était juste une montée d'adrénaline, le temps d'une soirée, le temps d'oublier. Parce que, depuis, son unique objectif avait été de se changer les idées. Elle ne se remettait simplement pas de sa rupture avec lui. Et malgré le fait qu'elle faisait tout pour ne pas y penser, juste un instant, tout se rapportait à lui : le monde qui l'entourait, la ville dans laquelle elle vivait, jusqu'aux choses les plus insignifiantes, comme sentir une main frôler la sienne, ou encore, une boisson qu'elle prendrait pour s'hydrater. Pourtant, au début, elle n'était pas comme ça. Non, juste au début, au début de la fin de cette histoire, elle s'était plutôt renfermée sur elle. Mais il ne fallait pas oublier, non, elle n'était pas ceux qui étaient inexistants, non, elles était de ceux qui devaient se montrer toujours belle, toujours sourire. Un simple reflet. Une simple image. Une carapace. Et petit à petit, elle se forçait à sortir, petit à petit, elle s'était éprise de ce genre de soirées, à déraper, pour ne plus y penser.

Quel était donc ce prochain tour ? Juste une tournée. Ce soir, elle avait été boire avec son compagnon de jeu. Et comme de nombreux soirs, elle finissait joyeuse, ou saoule, comme vous préférez. Elle riait, et ça faisait du bien. Parce qu'être avec lui, c'était boire jusqu'à se faire vomir, sans avoir honte de soit-même. Ils ne savaient pratiquement rien l'un de l'autre, et ça leur suffisait, parce qu'ils avaient ce jeu en commun. Pourtant, ils étaient réellement différents, mais ça n'empêche qu'ils ne s'amusaient pas pour autant. Non, c'était un mal pour un bien. Un moment de détente. Puis, venait le moment du départ. Il rentrait chez lui, il rentrait pour en retrouver une dans son lit, sans doute, comme il l'avait de nombreuses fois sous entendu. Et elle, elle tournait simplement des talons, sur un dernier au revoir, jusqu'aux prochaines retrouvailles, pour retourner dans ce bar, et continuer à boire en solitude.

Solitude. Ça rend l'alcool mauvais. Enfin, c'est ce qu'on dit. Mais même lorsqu'elle continuait à boire seule, elle n'y pensait plus. Non, elle semblait apaisée. Le cul posé sur son tabouret, affalée sur le bar, et entre ses doigts, une coupe, ou plutôt, un verre à martini. C'était un cocktail. Là, tout de suite, c'était un “Daiquiri”. C'était du rhum, du jus de citron vert, et un sirop de sucre de canne. Et ce genre d'alcool, c'était trompeur. Le sucré qui cachait le goût de l'alcool qui était bel et bien présent. Et dorénavant, quatre verres empilés. Une petite sculpture qu'elle s'était amusée à construire, parce que, dans son état, la moindre des choses était amusante. Et de nouveau, elle s'enfilait un verre, presque cul-sec. Et puis, la touche finale, grignoter la fine tranche de citron. C'était encore plus fatal. Et la soirée avait déjà commencé au préalable.

Puis, après avoir englouti sa dernière lichette, la blondinette s'était éprise d'une forte envie d'aller aux toilettes. Et, aussitôt pensé – voire même à voix haute – aussitôt fait. Elle s'était dirigée en direction des toilettes laidies avant de reprendre de plus belle son activité, près du bar. Mais, juste après, et avant de regagner la salle – et s'être nettoyée les mains – elle s'arrêta devant le miroir. La silhouette qui se dessinait en face d'elle restait floue. Elle pouvait y discerner cependant le blond de sa tignasse, le bleu de ses yeux, mais surtout, la clarté de son visage. Une mine fatiguée. Et, à son grand désespoir, elle venait de se remettre en question. Qu'était-elle en train de faire ? Qu'était-elle devenue à présent ? Qui était-elle ? Au final, elle ne se connaissait plus. Non. Elle s'était simplement perdue en chemin… Elle passa une main sur son visage, un peau qui restait douce, en apparence comme au toucher, mais qui semblait pourrir de l'intérieur. Les alcooliques, c'était donc pour ça qu'ils avaient une peau si grasse ? Elle, ça n'était pas encore le cas. Mais jusqu'à quand pourra-t-elle se dire ça ? Soupir. Non, pas ce soir. Elle ne laisserait pas ses larmes couler. Alexis détourna enfin ses yeux de ce miroir et s'en retourna.

Comme si le destin s'acharnait sur elle, alors qu'elle voulait regagner sa place, quelqu'un avait pris la sienne. En se dirigeant vers cette personne, elle se préparait à sortir de ses gonds. Seulement. Seulement… Cette personne, ce corps, ce profil, il lui était bien trop familier. « Un “Daiquiri” s'te plait. » Évidemment, il fallait qu'il prenne cette boisson. Un léger sourire. Une légère nostalgie. N'étant pas dans un état de lucidité absolue, Alexis alla prendre place au tabouret d'à côté. « Moi aussi. » ajouta-t-elle alors qu'elle s'asseyait. Elle savait qu'il avait tourné la tête vers elle. Oui, elle savait qu'il l'avait reconnue. Mais elle ne voulait pas voir ses expressions. Alors, elle s'était contentée de regarder le barman et d'accrocher un petit sourire en coin, en prime de sa requête. Mais voilà, elle savait très bien qu'elle ne pouvait l'ignorer. Peut-être qu'il allait prendre, suite à cette reconnaissance, une autre place, mais elle n'avait pas l'envie de le laisser faire.

« Un billard ça te branche ? » C'est clair, d'habitude, elle n'aurait pas du tout agit comme ça. Mais tout y jouait, la situation, son état, l'ambiance de cette soirée, et les derniers mots qu'il lui avait dit. Oui, même dans cet état là, elle s'en souvenait. Le destin pourrait les réunir. Et si ce soir était réellement un signe du destin ? Tout effacer pour tout recommencer, c'est ce qu'elle aurait aimé, alors, autant faire comme si de rien n'était, comme si rien n'avait réellement été. Même si dans le fond, elle s'attendait à une autre fin à leur histoire, à une autre fin à cette soirée. Mais comme il le lui avait dit, un retour dans le passé ne servirait à rien, tout comme s'ignorer ce soir-là. La blondinette se leva une fois sa commande en main, et tendit son autre main en direction de Jake. « Allez… » C'était, en quelque sorte, une supplication. Et il s'y était plié. Étonnée ? Bof. Pas tellement. Non pas parce qu'elle était devenue empathique, mais parce que, tout simplement, on ne pouvait pas réellement l'être dans un état comme le sien.

Ce qui était peut-être le plus surprenant à cette soirée, c'était les discussions qu'ils avaient eu. Comme si rien ne s'était passé, comme si rien ne les séparaient, comme s'ils étaient seuls. Ils avaient parlé d'eux, de lui, de elle, et ce qu'ils ressentaient. Pour la première fois, elle se confiait avec une telle simplicité. Comme si plus rien n'existait, son monde, le sien, cette vie, la sienne, son entourage, le sien, sa famille, la sienne, rien. Il n'en restait rien. C'était comme autrefois. Ils étaient seuls. C'était leur monde à eux. Et rien n'y personne ne pouvait s'y interposer. Et bien que ses sentiments elle le lui avait déjà confié, elle ne l'avait jamais fait de la sorte. Peut-être ne se souviendra-t-elle pas de cette soirée, mais ce qu'elle lui avait dit, là, elle ne l'oublierait sans doute jamais. « Je ne sais pas pourquoi mais je ne peux cesser de te regarder… » Elle ne le regardait pas comme si elle le décryptait, comme si elle le dévisageait. Non, elle dessinait toutes ses formes, et elle voyait au plus profond de lui, peut-être comme elle n'avait jamais pu le faire avant. Puis. Silence.

Il fallait que les rires recommencent, que la discussion reprenne. Oui, à eux deux, ils s'étaient enfilés pas moins d'une dizaine de verres, sans oublier les shot. Un nouveau petit jeu entre eux ? Difficile à croire, mais c'était bel et bien réel. Et, Alexis ne tenait presque plus sur ses jambes. Alors de nouveau, elle se mis à rire, sans trop comprendre, sans trop savoir pourquoi. Il pouvait la suivre. De toute façon, il était peut-être meilleur qu'elle, mais il n'était pas sobre. Peut-être juste un peu plus lucide. Car à l'heure actuelle, elle, elle était incapable de rentrer chez elle. Ce fut, dans un sens, peut-être la raison pour laquelle il la raccompagna chez elle. Parce que les résultats de cette soirée n'étaient pas fameux. En effet, il s'avérait qu'avec sa queue de billard, Alexis avait, involontaire creusé le tapis vert qui servait de terrain de jeu pour les clients de cet endroit. Creusé était peut-être un peu faible, disons qu'elle avait carrément fait un joli trou sur cette verdure artificielle. De quoi énerver le patron, surtout en vue de son état. Ça c'était bien ou mal fini ? Elle n'en avait pas de souvenirs. A vrai dire, Jake l'avait fait sortir alors qu'il était resté un peu plus longtemps à l'intérieur. Était-ce pour régler cette histoire ? Et elle qui riait, encore. Fière de sa connerie.

Tout le long du trajet, c'était ça, échanges de rires. Même si celui de Jake résonnait juste un peu plus faux. Comme s'il avait encore quelque chose de coincé entre les dents. Mais ça, elle ne s'en rendait pas compte, pas dans cet état. Puis, la voilà rendue à l'arrivée. Alors ça y est, ils avaient jetés tous les dés pour en arrivés là, en même temps ? « Tu te souviens encore où j'habite ?! » Question rhétorique, qu'elle avait prononcé entre deux rires. Oui, elle était bourrée. Il n'y avait pas d'autres mots pour la décrire. Et alors qu'il l'avait supporté pendant tout le trajet, au propre comme au figuré, il restait planté là, et elle, au lieu de stopper la soirée maintenant, elle s'était laissée tomber au sol, le sourire toujours sur les lèvres, mais n'oubliant pas de lâcher un petit « Aïe. ».



_________________

Qu’y a-t-il dans un nom ?

Gave it all away for a memory and a quiet lie Juliet, when we made love, you used to cry, you said, "I love you like the stars above, "I love you till I die" there's a place for us, you know the movie song when you gonna realize, it was just that the time was wrong, Juliet ?
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MessageSujet: Re: And you will catch me if I fall. Mer 29 Sep - 7:42

« Aller les gars, la partie est terminée maintenant. » lançais-je, tout en ramassant les cartes et les jetons qui étaient sur la table. Ce soir, j’avais prévu de jouer un poker avec des amis – même s’ils ne sont pas tous très fréquentables, je les qualifie tout de même d’amis. Comme à nos petites habitudes, nous nous étions retrouvés chez Max, ou plutôt dans sa cave. Très vite, nos vêtements s’étaient imprégnés de cette odeur de mélange de bière, de cigarette et de cigare. Cela devait faire deux bonnes heures que nous jouions et encore, le temps avait filé à une trop grande vitesse. Etant donné que je n’avais rien de prévu d’autre pour ce soir, je m’étais dit que j’allais rentrer chez moi et récupérer mes heures de sommeil perdues et accumulées au cours des dernières semaines. Il devait donc être aux alentours de minuit quand je m’étais prononcé sur mon envie de partir, et ce sur un coup gagnant en plus. J’étais plutôt bon joueur mais j’étais aussi réaliste, et je ne voulais pas risquer une fois de plus de perdre tout mon argent. Je le savais, ils me demandèrent à plusieurs reprises de rester « Encore une dernière » qu’ils disaient. En temps normal, j’aurais abdiqué et j’aurais joué cette dernière partie qui, en réalité, se serait étalée sur quatre ou cinq autres parties. Non, j’étais fermement décidé et cette fois, ils ne m’auraient pas.

Je les connaissais tous, presque autant que moi-même, alors même si je n’allais pas dans le même sens qu’eux, je savais comment manier la chose et finir par partir. Enfin dehors, sac à dos sur une épaule, je marchais dans les rues de Manhattan. Etrangement, je ne m’y sentais pas à ma place, et je n’avais qu’une seule envie, c’était de monter dans le métro et de virer vers Brooklyn. Peut-être que ce n’est pas le cadre idéal de vie, ce n’est pas même celui dont je rêvais étant petit, mais au moins je m’y sens chez moi. C’est comme si, à Manhattan, je vivais en décalé. En tout cas les riches New Yorkais étaient forts pour faire remarquer aux autres qu’ils ne font pas partie du même monde qu’eux. Alors que j’étais complètement à côté de la plaque, marchant machinalement vers la bouche de métro la plus proche, une voix m’appela de l’autre côté de la rue. « Hé Jake Wright ! Mais qu’est-ce que tu fais ici mon vieux ?! » Je relevai la tête en direction de cet appel et je pus reconnaître Tyler, un vieil ami que j’avais connu autrefois, à mes débuts. Je dois avouer que je lui dois beaucoup à celui-là, il m’aura presque tout appris sur New York. Sourire aux lèvres, je le rejoignis de l’autre côté de la chaussée « Tyler ! Ça pour une surprise ! ». Ne l’ayant plus vu depuis au minimum un an, on se fit l’accolade et on parla d’un peu de tout et de rien, tout en continuant de marcher. Je n’avais aucune idée de l’endroit où il allait, ni même si on allait quelque part en fait. Une retrouvaille dans ce genre, ça ne se rate pas à vrai dire.

« Ça te dit de venir avec nous boire un verre ? ». Nous ? Qui, nous ? Regardant un peu plus autour de moi, je remarquai qu’on avait marché vers sa direction, qui n’était autre qu’un rendez-vous avec ses amis. Toujours partant pour ce genre de chose, j’acquiesçai d’un signe de tête. Ne dites rien, je sais qu’un peu plus tôt dans la soirée je m’étais promis d’aller dormir tôt et de récupérer mes heures de sommeil perdues. Mais ça, c’était avant de tomber sur Tyler, et avant qu’il ne m’emmène dans un bar avec ses amis. Cette fin de soirée s’annonçait plutôt bien, voilà aussi pourquoi j’avais accepté. Dans ce bar, nous avions pris une grande place, étant une bande d’une bonne dizaine de personnes. Très facilement, je m’acclimatai à ses amis. Il faut dire que la bourgeoisie énerve également Tyler, donc je ne vois absolument pas pourquoi il aurait emmené la haute société ici. Une bonne heure plus tard, je me levai pour aller me commander ma boisson préférée au bar. « Un “Daiquiri” s'te plait. » demandais-je au barman après m'être assis sur l'une des rares chaises hautes de libre. C’est à ce même moment qu’une jeune femme blonde s’assit à mes côtés annonçant à son tout « Moi aussi. » Je n’eus même pas besoin de me poser la question pour savoir qui avait autant de culot que pour venir m’accoster de cette manière. Non pas que ça me dérange, seulement que la question ne se posait pas. Dans un réflex, je tournai la tête vers elle, mais également pour vérifier que je n’avais pas rêvé. Rien que le son de sa voix avait tinté dans mes oreilles. Je posai les yeux sur son visage parfait et son sourire dévoilant ses dents parfaitement blanches. Je devinai qu’elle était loin d’être sobre étant donné qu’elle peinait déjà à rester assise sur son tabouret. Sans mot dire, je lui souris face à cet air qu’elle prenait, genre la fille qui s’en fiche que je sois là, à côté d’elle. Le barman nous apporta nos boissons, j’en bus une gorgée. Si je suis accroc à cette boisson, c’est bien à cause d’Alexis, et elle seule. Premièrement, c’est elle qui me l’a fait découvrir et deuxièmement, elle en buvait à chaque soirée, comment faire autrement ? « Un billard ça te branche ? » mon sourire se développa, pour une fois, elle m’étonnait. « Je ne crois pas que dans ton état, ce soit une bonne idée. » Et je ne disais même pas ça négativement, que du contraire, j’en étais même amusé. Elle leva les yeux au ciel et fit mine de réfléchir, mais je savais très bien qu’elle était décidée et qu’elle ferait tout pour me trainer jusqu’à cette table de billard. Et pour tout dire, cette idée me plaisait bien. Je ne sais pas si le fait qu’elle était pompette y jouait, mais je sentais que le contact passait mieux que la dernière fois, cette dernière fois où la discussion avait vraiment mal tournée, tellement j’étais borné et résigné sur le fait qu’on ne pouvait pas revenir dans le passé et que même si on le ferait, ça ne changerait rien. « Allez … » tenta-t-elle une dernière fois. Etant donné que je n’avais rien de mieux à faire, je la suivis alors qu’elle m’entrainait avec elle en me tenant par la main. Ce contact fut quelque peu électrique. J’avais oublié ce que ça faisait de sentir sa peau sous mes doigts.

Je ne sais pas si c’était une erreur d’avoir accepté de la suivre là-dedans, tout ce que je sais, c’est que j’avais besoin de me détendre et que j’avais fini par y arriver. Au fil des minutes, je me détendais de plus en plus, et je savais que ce n’était pas seulement à cause de l’ambiance. Les verres d’alcool que l’on s’enfilait avaient également une grande place dans cette sensation. Je dois dire que déjà avant, j’avais enchainé les bières et tout le monde sait que les cocktails bien faits, c’est affreusement trompeur. Je ne comprenais d’ailleurs même pas comment Alexis arrivait encore à tenir sur ses pieds. Et puis, on a beau être un homme, tenir l’alcool ou non, après autant de verres, croyez moi, on sent l’effet passer. Heureusement pour moi, j’étais plutôt du genre à avoir la boisson comique. Je n’étais non plus pas au bord de m’écrouler par terre ni à tituber dans tous les sens, mais je le sentais passer. Et puis je ne sais pas, chez moi ça ne se voit que très rarement quand je suis bourré. En fait, les effets viennent plus après, je garde une certaine lucidité et je passe toute la nuit à quiché. Après une bonne nuit de sommeil, il m’arrive même de ne plus savoir où j’étais et encore moins ce que j’avais fait la veille. Le jeu allait donc bon train et l’atmosphère était extrêmement détendue. Elle et moi étions là, à jouer une partie de billard, comme s’il ne s’était jamais rien passé d’autre. A vrai dire, j’aurais voulu que cette soirée dure une éternité tellement je m’y sentais bien. « Je ne sais pas pourquoi mais je ne peux cesser de te regarder… » M’avait-elle lancé. Pétrifié par ces mots, je n’avais su quoi répondre, et c’est là qu’elle repartit dans l’un de ses rires interminables, tout en tirant dans la boule blanche. Du moins, c’est ce qu’elle avait essayé de faire étant donné qu’elle venait complètement d’arracher le tapis. Ce geste, ou plutôt cette maladresse, raisonna comme une alerte dans ma tête. Elle ne tenait plus, c’était fini, la soirée devait se terminer là. Je ne lui fis pas de commentaires sur le sujet, premièrement parce qu’elle ne s’en souviendrait quand même pas et deuxièmement parce qu’elle ferait ce qu’elle fait depuis une heure déjà : elle me rirait à la tronche. Gentiment, je m’approchai d’elle, pris la canne de ses mains et lui glissai à l’oreille « Je crois que c’est mieux que tu rentres chez toi. ». Bien évidemment, j’allais la raccompagner. Mais avant ça, j’avais quelque chose d’assez important à régler avec le patron qui me grognait déjà dessus. Une inconnue qui avait assisté à la scène se proposa pour sortir avec elle et lui faire prendre l’air en m’attendant. J’acceptai directement.

Je sus m’arranger assez facilement avec le patron qui se fit plus gentil lorsqu’il me vit sortir une liasse de billets de ma poche droite de mon jean. Je n’avais aucune idée du prix d’un tapis de billard, ni même s’il allait devoir racheter un tout nouvel engin. Bref, il avait largement assez pour faire ce qu’il voulait avec ce que je venais de lui donner. Avant de ressortir, je passai à la table des amis de Tyler où j’avais laissé mon sac. Je le pris de sous la banquette et l’accrochai à une épaule. « Tu ne vas quand même pas partir avec cette pétasse de bourgeoise ?!! » Je me retournai vers Tyler, avait-il vraiment osé dire ça ? Mon regard était mauvais, très mauvais. Tentant de me contrôler, je lui demandai de répéter. « Qu’est-ce que tu viens de dire, Tyler ? » J’attendais sa réponse, et il avait intérêt à mesurer ses mots. « Elle t’a laissé tomber, fais-en pareil. » Mais apparemment, il ne savait pas à qui il se mesurait. Sans réfléchir, un coup de poing violent partit dans sa direction. Il ne s’y attendait pas et eut un mouvement de recul dut au choc. Sans plus me retourner vers lui, je partis du bar, alors que tout le monde s’était agglutiné vers Tyler, espérant qu’une bagarre se déclenche. Mais j’avais beaucoup mieux à faire que de répondre à un imbécile pareil. Enfin dehors, je remerciai la jeune fille qui s’était occupée d’Alexis et la pris sous mon épaule. Elle était incapable de marcher seule, je le portais même pas moment, de manière à ce qu’elle ne s’effondre pas sur la voie publique.

Nous arrivâmes enfin devant son immeuble. Pendant tout le trajet, elle n’avait fait que rire, pour tout et pour rien. Et moi, j’avais ri avec, plus très lucide moi non plus. Et puis son rire tintant me faisait du bien, il me manquait et j’aurais payé cher ne serais-ce que pour l’entendre encore une fois, tout du moins si cette soirée n’avait pas eu lieu. « Tu te souviens encore où j'habite ?! » Amusé par la situation, je baissai le regard tout en lâchant mon petit sourire en coin. Revenant à elle, je lâchai « Il y a des choses qui ne s’oublient pas. ». Et là, elle s’écroula sur les marches d’entrée tout en lâchant un petit « Aïe ». C’est de ma faute ? C’est ma petite phrase qui l’a faite vaciller ainsi ? Il ne fallait pas que j’espère trop non plus. Elle était complètement saoule et rien de plus, c’était la seule explication possible. Seulement maintenant, j’avais la preuve qu’elle était complètement incapable de rentrer chez elle, surtout que pour ça, elle devait monter quatorze étages. Impensable donc. Regardant autour de moi, je cherchais je ne sais quoi, ou plutôt je vérifiais qu’il n’y avait personne autour de nous. Une fois certain d’être seuls, je plongeai ma main dans ses poches dans l’espoir de trouver son pass pour entrer dans l’immeuble. Une fois trouvé, j’eus un petit cri de joie « Yes ! » triomphant de l’avoir trouvé.

Je passai alors mes bras derrière son dos et sous ses jambes pour la soulever, geste pour lequel je n’éprouvai aucune difficulté, et puis ce n’était pas la première fois que je le faisais non plus. Arrivé dans le hall d’entrée, je tombai nez à nez avec le gardien de l’immeuble. Ce gars était un vieux noir assez sympa qui avait l’habitude de me voir autrefois. Je l’en remercie d’ailleurs, car il n’a jamais rien dit à personne sur mes allées et venues dans l’appartement d’Alexis. « Content de vous revoir, Jake. » me lança-t-il. Je lui adressai un sourire et appelai l’ascenseur pour monter les étages. J’étais assez amusé par la situation en fait, je ne sais pas s’il était le confident secret d’Alexis ou quoi, mais en tout cas je trouvais son attitude remarquable. L’ascenseur menant directement à la porte d’entrée de chez elle, je passai la carte magnétique devant et la porte d’ouvrit. J’étais toujours fasciné par un tel décor. « Nous y voilà. » déclarais-je tout en la déposant sur son divan si confortable. Aussitôt, elle prit un coussin entre ses mains et le serra contre elle. Je m’assis quelques secondes à ses côtés, lui caressant le visage et lui remettant ses mèches de cheveux en place. « Ce que tu es belle. » ne pus-je m’empêcher de lâcher à voix basse. Malheureusement, je crois que ce ne fut pas assez bas pour qu’elle ne l’entende pas. Détournant aussitôt le regard du sien, dans lequel je m’étais permis de me plonger, je me levai et me dirigeai vers sa cuisine, ouverte sur le salon. « Tu veux du thé ? » Qu’est-ce que j’étais fort pour passer pour un imbécile ! Qu’elle le veuille ou non, j’avais déjà mis assez d’eau en suffisance pour un régiment dans la bouilloire électrique. Pendant que ça chauffait, je me passai les mains sur le visage. Mais qu’est-ce que je faisais ici, comment m’étais-je mis dans une histoire pareille ? Mais ma conscience me disait de faire ainsi, je ne pouvais pas la laisser seule, pas tant qu’elle ne dormirait pas paisiblement.
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MessageSujet: Re: And you will catch me if I fall. Mer 29 Sep - 19:48

« Il y a des choses qui ne s’oublient pas. ». lui avait-il répondu, malgré sa question dont elle en connaissait déjà la réponse. Enfin, même si dans son état ces choses dites n'avaient pas autant d'impact que si elle était lucide, sur le coup elle les avaient toute de même retenues. Mais ce qui percuta bien plus la blondinette, c'était le fait que Jake ait prononcé ces mots tête baissée, comme s'il ne voulait pas qu'elle les entendent. Alors, juste pour jouer, plutôt inconsciente de ses gestes, elle n'avait pu s'empêcher de se pencher légèrement sur le côté, essayant tout de même de trouver un point d'équilibre, puis de tendre l'oreille, appuyant ce geste avec une main qu'elle avait glissé derrière celle-ci. Oui, cela voulait dire “hinh, quoi ? J'ai rien entendu !”. Bien que c'était tout le contraire. Alors, dans la seconde qui suivait, il s'était retournée face à lui et lui avait tiré la langue. Sourire.

Puis, dans la foulée, elle s'était finalement laissée tomber sur les marches du perron. Et elle ne s'était pas empêchée d'exprimer la douleur par des mots simples, bien qu'elle ne la ressentait pas tellement. Réflexe. Et ça, s'en était d'autant plus drôle. Et oui, elle se trouvait plutôt dans un état lamentable. Le pire avait sans doute été durant le trajet – enfin, le pire, pour l'instant – car Alexis ne savait simplement plus ce qu'elle disait. Et même si leur conversation n'avait – pour une fois – pas tourné autour d'eux, cela ne l'avait pas empêché de lui raconter un tas de conneries. Ça parlait de filles de son université, qu'elle trouvait très idiotes pour une raison “x”, ça parlait de choses qu'il lui restait en mémoires de sa journée d'aujourd'hui, ça lui parlait de ce qu'elle aimerait faire en rentrant, ça parlait de ce qu'elle aimerait manger, ça parlait de beaucoup de choses en fait, et rien de tellement intéressant. Et c'était ça, le plus amusant. Conneries. Rire de sa connerie. Partager ses moindres faits et gestes.

Et alors qu'elle se balançait d'avant en arrière, pensant que tout allait arrêter de tourner autour d'elle, Alexis ne s'était pas rendue compte au début que Jake s'était à présent retrouvé à une distance de moins de dix centimètres d'elle. Elle sentait quelque chose bouger contre elle, mais n'arrivait pas à l'enlever. Aussi, elle tapait dans le vide. Oui oui, il y avait de quoi rire. Mais attendez la suite. « Mais qu'est-ce tu fais ? Pervers ! » Alexis l'avait repoussé d'une main au moment même où il avait l'air d'avoir trouvé ce qu'il cherchait – ce dont elle ne s'était même pas rendue compte, encore une fois – Ce n'était pas méchant, elle ne le pensait pas réellement, c'était simplement dans “le feu de l'action” comme on dit. Puis, fallait l'avouer, ça faisait rire de la voir ainsi. Alors elle continuait un peu d'exagérer, se disant qu'elle entendrait encore son rire, encore et encore.

« Yes ! » En effet, il n'avait rien répondu qui pouvait être en rapport avec ses derniers propos et Alexis n'alla pas chercher non plus midi à quatorze heure, fallait-il encore qu'elle se rappelle ce qu'elle venait de dire. Non, au lieu de cela, il s'était de nouveau approché d'elle et lui avait passé un bras derrière son dos, tandis qu'un autre se dirigeait dans la pliure de ses genoux. Il la portait, de nouveau. Oui, il l'avait déjà fait autrefois, et aussi à moitié sur le chemin du retour. Et elle, telle une enfant, elle allait se nicher contre lui, in-intentionnellement, ne disant mot. Enfin, jusqu'à ce qu'elle reconnaisse la voix du gardien « Content de vous revoir, Jake. » De nouveau, la blondinette releva la tête « Bonsoir monsieur Miller ! » Et pour couronner le tout, elle lui faisait “coucou” et agitait sa main, limite à en donner des claques à ce pauvre Jake tout en riant, bêtement.

C'est clair, niveau discrétion, Alexis ne décrocherait jamais la palme d'or. Elle avait sûrement réveiller tout l'immeuble avec ses cris, mais de toute façon, personne n'en dira jamais rien. Et ce, pour une simple et bonne raison : elle, c'était une privilégiée, elle c'était une fille à papa – bien que dans le fond, c'était tout le contraire – elle, c'était une bourge. Et puis, si quelqu'un désirait ajouter quelque chose, Alexis n'en serait jamais touchée, bien trop influente dans cette ville, et pourtant, ce n'était la meilleure image d'elle qu'elle faisait circuler, encore moins maintenant. Mais en plus d'avoir réveiller tout l'immeuble, elle laissait ouverte toutes les suppositions que pouvait se faire monsieur Miller, le gardien. Ça pouvait aller du plus simple au très loin. “Encore en train de boire, cette gamine, heureusement qu'il est là le Jake.” Et au final, elle passait pour quoi ? Les jeunes étaient tellement catégorisés de nos jours. Les “adultes” concevaient leurs moules, et ils mettaient les jeunes dedans. Toi t'es comme si, toi t'es comme ça, et ça n'en finissait pas. Et c'était même de pire en pire. Il n'y avait plus d'espoirs pour cette génération. Entre elle, fille de bonne famille, et lui, pauvre et dealer, ils étaient si différents et pourtant si proche aux yeux des autres. Si seulement ils savaient…

Ce n'était pas un moment de réflexion. Non, elle était bien trop atteinte pour penser à ce genre de choses. Oui, à cette heure, c'était trop futile pour elle. Non, c'était juste un arrêt sur image, ou plutôt un trou noir, le temps à Jake de l'amener jusqu'à la porte de chez elle. Ils avaient pourtant pris l'ascenseur. Oui, elle se souvenait d'avoir senti son corps se soulever au moment ou ce dernier montait. Non, le moment où elle était de nouveau présente ici, mais toujours aussi pompette, ce fut lorsque Jake pris la parole « Nous y voilà. » Dans un sens, cela faisait réellement une éternité qu'il n'était pas venu ici. Mais pour l'heure, c'était le cadet de ses soucis. Oui, pour l'heure, elle avait d'autres chats à fouetter. Alors, de nouveau comme une enfant, elle s'était laissée déposer sur ce canapé, sur ce divan qui révélait l'univers dans lequel elle vivait. Oui, même si Alexis reniait son monde, c'était un mode de vie qu'elle connaissait depuis sa naissance, depuis toujours, alors, forcément, les habitudes ne se changent pas comme ça. Cette dernière ne put s'empêcher de continuer à agir comme une enfant. Elle avait pris un coussin entre ses mains et le serrait contre elle, comme si c'était une peluche, ou peut-être pour montrer son manque d'affection ? Allez savoir…

« Ce que tu es belle. » Dans un son presque inaudible, mais qu'elle percevait tout de même. Elle s'était laissée faire, alors qu'il venait de lui caresser le visage, alors qu'elle venait de sentir la douceur de ses doigts glisser le long de sa joue, puis remonter jusque derrière son oreille. Elle aurait pu en avoir un frisson, s'en était pas loin, mais pas là, pas comme ça, pas dans cet état là. Enfin, après tout, il n'aurait peut-être pas fait ça lui non plus, s'il n'avait pas bu ces quelques verres en sa compagnie. Et pourtant, il était bien plus conscient qu'elle. Oui, ça elle le savait, parce qu'aussitôt après avoir réellement posé les yeux sur lui, aussitôt après avoir réellement compris le sens de ces mots, Jake s'en était allé. Il s'était dirigé vers la cuisine. Oui, l'ambiance s'était rafraîchie. « Tu veux du thé ? » Était-ce une nouvelle ouverture ? Peut-être bien ! Alexis n'avait pas fait attention à la mine que révélait Jake. Non. La blondinette avait maintenant jeté son coussin au travers de la pièce, comme si elle s'était fâchée avec, comme si elle ne l'aimait plus, et s'était levée. Puis, d'un pas certain, bien que dans un corps titubant, elle s'était dirigée vers lui. Là, elle s'affala sur le plan de travail et montra du doigt les portes d'un placard. « Non ! Je veux de l'alcool ! » Elle avait prononcé ces mots, sur le ton d'un enfant. Après en avoir adopté les gestes, elle en adoptait maintenant les phrases. Et aussi, le rire. Oui, elle était de nouveau en train de rire. Pour quelles raisons exactement ? Peut-être pour rien en fait. Juste comme ça. Parce qu'elle était euphorique.

Ni une, ni deux, et sans attendre la réaction de Jake, Alexis s'était redressée et désormais, elle se dirigeait vers le placard qu'elle avait démontré quelques secondes auparavant. Bien trop flemmarde pour s'accroupir, elle s'était juste assise par terre. Seulement, le sol ne répondait pas tellement à ses attentes « C'est froid~ » Et elle ne s'empêchait pas non plus de le prouver. Dents claquantes, ce fut à une vitesse fulgurante qu'elle choisie ses alcools. Et, aussi vite que l'éclair, elle s'était relevée, ne manquant pas de trébucher, bouteilles en main… Je vous laisse imaginer le désastre qu'elle aurait pu causer si Jake ne l'avait pas rattrapé par les hanches à ce moment là. Peut-être saoule, mais bel et bien réactif. Alexis se releva totalement et lui adressa un sourire. Peut-être saoule, mais consciente de ce qui aurait pu lui arriver. Ce fut peut-être la raison pour laquelle elle lâcha un petit « Oups » une fois qu'il l'avait rattrapé. Bref.

Fière d'elle, Alexis posa ses trouvailles de sa petite caverne d'Alibaba sous les yeux de Jake. « Rhum ! » Bien qu'elle n'était pas accroc à cet alcool là, dans l'état dans lequel elle était, cela lui importait peu. Et quoi de mieux que de couper ce petit alcool au goût si amer et si chaud lorsqu'elle le sentait couler le long de sa gorge ? Une boisson gazeuse telle que du Canada Dry ferait l'affaire. Aussitôt réfléchie, aussitôt exécutée, Alexis se dirigea en direction de son frigidaire pour y sortir non pas une bouteille, mais deux. « Oh, Champagne ! » Oui, ses phrases étaient dorénavant simple, sans sujet, sans verbe, et sans complément. Juste une petite expression d'extase, comme si elle redécouvrait les secrets de son appartement, suivit de noms qu'elle ne connaissait que trop bien. Et elle riait de plus belle.

Pourtant, malgré ces petites trouvailles, Jake ne s'était pas empêché de commencer à préparer du thé. Pour ça aussi, elle avait l'œil. Et en aucun cas, elle lui avait exprimé réellement un refus. C'était juste son état, et son envie de boire encore et encore qui la guidait. Lui avait juste l'air plus sain qu'elle. Il savait se contrôler. Mais avec ce que la blondinette lui préparait, il allait vite la rejoindre. Enfin, ce n'était pas réellement ce qu'elle espérait. Oui, pour l'heure, elle voulait continuer à boire jusqu'au bout de la nuit, espérant ne pas aller jusqu'à se faire vomir. De toute façon, après ces nombreuses soirées passées en compagnie de son compagnon de jeu, elle avait appris à connaître ses limites. Et, un autre bon point, bien qu'elle ne tenait pas vraiment à l'alcool, elle savait encaisser. Même si sous ses airs de fille complètement pompette elle ne le montrait pas.

De nouveau, elle se dirigea à ses côtés, et s'était éprise d'une attention folle à l'eau qui bouillait. Cela faisait bien longtemps qu'il ne lui avait pas préparé quelque chose, alors, inconsciemment, elle portait beaucoup d'intérêt à ce geste, à cette eau pour l'instant sans goût. Et il lui préparait ça. Il savait où ses affaires se trouvaient. « Ça non plus t'as pas oublié. » lâcha-t-elle, d'un air plus calme et d'une mine pensive. A moitié affalée sur le plan de travail, la tête presque au dessus de la casserole, elle continuait de regarder, soutenant sa tête à l'aide de ses mains, comme si elle était prêt à tomber le nez dedans. Petit moment de nostalgie, de nouveau. Des images du passé qui reviennent. Elle avait dit qu'elle l'attendrait. Elle s'en souvenait. Mais lui, à qui pensait-il aujourd'hui ? A elle ? Avait-il trouvé quelqu'un d'autre ? Non, il ne fallait pas qu'elle y pense. Ce n'était pas bon, pas avec tout ce degré d'alcool qui se baladait désormais dans son sang, dans ses veines. Soupir.

Il fallait qu'elle se ressaisisse, et il ne fallait pas qu'il remarque cette minute de silence. Alors, la blondinette reprenait ses activités. Elle sortit deux verres, et commença à préparer son mélange. Comme elle avait prévu, Rhum et Canada Dry. Puis en fin de soirée, ce serait le Champagne. Oui, dans le fond, c'était une occasion à fêter. C'était des retrouvailles. Et ça se passait bien. Mais jusqu'à quand ça allait durer ? Oh et puis, elle ne devait pas y songer, non, elle devait en profiter davantage ! Ce n'était pas tous les jours qu'elle pouvait passer du temps avec lui. Non, ça lui avait trop manqué. Allez, courage. Sourire. Alexis qui avait le dos tourné le temps de préparé les boissons s'était à présent retourné vers Jake. Elle lui présenta son verre, tout en buvant une belle gorgée dans le sien.

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Qu’y a-t-il dans un nom ?

Gave it all away for a memory and a quiet lie Juliet, when we made love, you used to cry, you said, "I love you like the stars above, "I love you till I die" there's a place for us, you know the movie song when you gonna realize, it was just that the time was wrong, Juliet ?
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MessageSujet: Re: And you will catch me if I fall. Jeu 30 Sep - 14:47

J’avais enfui mon visage entre mes mains. Plus rien n’allait, vraiment plus. Que devais-je faire ? Et je sentais que tout tournait autour de moi. Oui, j’avais consommé beaucoup trop d’alcool et le pire là-dedans, c’est que j’en ai encore envie. Envie qui est loin, très loin d’être raisonnable, surtout en ce moment. Je tente donc de reprendre mes esprits, bien que tout cela soit assez difficile. Je pense alors que ce serait beaucoup plus simple si j’étais dans le même état qu’Alexis, ou autrement dit, dans l’incapacité de penser, de mesurer mes mots et de ne pas faire attention à mes faits et gestes. C’est vrai que quand on est saoule, tout est beaucoup plus facile pour la simple et bonne raison qu’on ne commande même pas son cerveau, c’est lui qui nous commande et nous exécutons alors les simples choses dont nous avons envie. Être gai et voir les choses du bon côté, rire pour un rien, je l’enviais la petite blondinette, couchée dans son divan. Pensant à cela, je relevai la tête et je pus remarquer qu’elle n’y était plus. Un instant, je fus pris d’une certaine panique, m’en voulant presque de ne pas avoir été assez attentif à elle. Mais non, rien ne lui était arrivé, du moins pas pour l’instant. Elle était là, en face de moi, de l’autre côté du plan de travail et me regardait. M’avais-elle parlé ? Je n’avais même pas fait attention, m’étant emporté dans mes pensées. La dernière chose dont je pouvais encore me rappeler, c’est que je lui avais proposé du thé et que sans même faire attention à ses désirs, je m’étais affairé à en préparer, peu importe sa réponse. A la voir me regarder de cet œil, elle n’était pas du même avis que moi. Je retins un rire, face à cette manière dont elle me regardait. Elle, par contre, ne put s’empêcher de rire. Pourquoi ? Je vous l’ai dit, quand on est saoule, on est joyeux au plus haut point et un rien nous fait péter de rire.

Je dois avouer que le spectacle qu’elle m’offrait était assez euphorique. Etant donné que moi-même j’avais consommé de l’alcool, je ne voyais pas ça d’un œil sérieux. Quelqu’un de sérieux aurait pris la situation en main depuis longtemps et l’aurait emmenée dans son lit en la clouant à cet endroit. Moi, j’étais beaucoup plus relaxe, et étant donné que je l’enviais, il était certain que je trouvais ses gestes amusants. D’ailleurs, elle venait tout juste de s’asseoir devant une armoire, à même le sol froid en carrelage de la cuisine. « Froid » laissa-t-elle échapper. Les yeux posés sur elle, je ris. C’était le tout de la scène qui était comique a voir. Son claquement de dents, ses expressions, ses manières, ses gestes démesurés, etc. Elle venait de démonter l’armoire mais apparemment, ce n’était pas le souci du moment. Quand elle se releva, je la vis vaciller et j’eus le réflexe de le rattraper à temps. Elle s’était laissée tombée de tout son poids, preuve qu’elle était loin, très loin de savoir ce qu’elle faisait. « Tu vas finir à l’hosto toi ! » lui dis-je tout en souriant. Oui c’est vrai, nous courrions des risques, mais dans notre état, jamais on ne s’en soucierait autant que ce qu’on aurait fait en réalité. « Oups » Elle me paraissait si mignonne dans cet état, elle me redonnait le sourire, et c’était tout ce dont j’avais besoin. Sa présence et ce contact avec elle m’avaient manqué, beaucoup plus que je n’osais me l’avouer. Et je crois que c’est ce qui me faisait le plus mal en ce moment, savoir qu’elle m’avait laissé comme une vieille chaussette et que je n’étais bon qu’à la ramener chez elle quand elle était bourrée.

Enfin, je peux penser ce que je veux, elle est toujours là pour m’avouer le contraire. A force, je m’y perds. Oui c’est ça, elle me fait tourner la tête, me fait perdre mes moyens et je suis complètement déstabilisé en sa présence. Parfois je pense même que tout serait plus simple si j’étais resté dans mon Brooklyn à moi et que je ne l’ait jamais rencontrée. Au lieu de ça, j’étais tombé sous son charme et en prime, j’avais débarqué dans un monde complètement différent au mien. Ce genre de chose ne fonctionne que dans les films, voilà pourquoi il est grand temps que je me reprenne en main et me remette en question. Ce que je faisais avec elle était absurde, je ne suis pas un gars pour elle, enfin j’aurais pu l’être, si seulement elle ne faisait pas partie de la haute société. Tout en m’étant plongé dans mes pensées, elle s’était affairée à déposer ses trouvailles sur le plan de travail qui nous séparait. « Rhum ! Oh, Champagne ! » Telle une enfant fière de ses trouvailles. Elle réagissait devant ses boissons comme si elles étaient sa source de vie, son énergie. Au lieu de ça, sa la consommait plutôt.

Elle me donnait envie avec ces boissons qu’elle sortait une à unes d’une armoire ou du frigo. A vrai dire, je n’avais qu’une seule envie, me laisser aller moi aussi. Après tout, nous étions chez elle et à part mettre le feu, il ne pourrait rien nous arriver de grave. « mettre le feu … » MINCE ! J’en avais oublié le thé que j’avais préparé. Alexis, elle n’avait par contre pas oublié et c’est au même moment, que je la trouvai penchée au-dessus de la casserole d’eau bouillante. « Si tu veux te brûler, t’es bien partie. » dis-je sur un ton amusé tout en éteignant la plaque électrique. « Ça non plus t’as pas oublié. » me dit-elle, sans même avoir remarqué ma remarque. Je souris de ce sourire en coin joliment marqué tandis que je prenais une tasse dans l’armoire au-dessus de l’évier. Etant venu ici tellement de fois, je savais où tout se trouvait et même Alexis parfois ne savait pas où se trouvait quelque chose. Je me rappelle une fois, lorsqu’elle tournait en rond dans son appartement, cherchant je ne sais quoi. Je lui avais alors demandé ce qu’elle cherchait, mais elle s’était entêtée à ne pas me le dire et à continuer de chercher, jusqu’au moment où elle craque et me l’avoua. Elle cherchait un simple magasine que la veille, elle avait rangé avec tous les autres sous sa table de salon en verre. Simple pourtant, non ? Mais comme il n’était pas dans ses habitudes de ranger ses magasines, elle n’avait pas pensé une seule seconde à regarder au bon endroit. Revenant à la réalité, je versai le contenu de la casserole dans ma tasse. J’avais bien compris qu’Alexis ne voulait pas de mon thé, bien qu’elle y ait marqué une attention particulière. Tout en y introduisant un sachet de thé à la menthe, je levai le regard et le posai sur elle. Elle était occupée à – tenter – de faire ses mélanger. Je dois avouer que ce qu’elle préparait m’aguichait.

La seconde suivante, elle était face à moi, tanguant de gauche à droite, mais me proposant son petit cocktail. Souriant – encore une fois – j’acceptai le verre qu’elle me proposait. « Le choix va être dur. » dis-je tout en posant une fois l’œil sur ma tisane et ensuite sur son verre d’alcool. Je fis mine de réfléchir, bien que dans ma tête, j’étais déjà bien décidé à ce que j’allais faire. Jouant le jeu, je bus une gorgée d’alcool avant de boire une gorgée de thé. Ensuite je relevai le regard vers elle. « Les jeux sont faits ! » et je renversai ma tasse de thé dans l’évier. Levant le verre vers elle, elle en fit de même et nous trinquons à je ne sais quoi. Je ne savais même pas si il y avait quelque chose à fêter, ni même dans quel état d’esprit elle était. A vrai dire, nous étions plutôt insouciants, chacun dans nos pensées, sans même avoir de vraie discussion. Et puis même si nous en avions une, elle ne volerait pas très haut. Etait elle encore capable d’aligner trois mots dans une phrase ? Parce que jusqu’ici, ce n’était pas top. Mais je ne pouvais pas lui en vouloir, je ne faisais pas d’effort non plus pour maintenir une certaine conversation. Et même si je devais le faire, de quoi parlerions-nous ? De nous ? A chaque fois que l’on en parlait, la discussion s’enflammait et on repartait sur les nerfs. Aborder ce genre de sujet était loin d’être une bonne idée en ce moment. Nous avions chacun notre point de vue et têtu comme je suis, je refuse toujours de croire ce qu’elle me dit. Surtout que cette histoire mêle aussi ma sœur et ça, je ne peux l’admettre. Quiconque qui dit du mal d’elle est rayé de la liste. Bon, évidemment, dans le cas d’Alexis, c’était tout à fait différent car mes sentiments envers elle mettaient une équivalence dans la balance. Et dans cette histoire, je ne voulais ni la perdre elle, soit disant à cause de ma sœur, ni perdre ma sœur, si c’est effectivement à cause d’elle qu’Alexis s’est éloignée.

Il fallait que je cesse de penser à ça et que je me concentre sur autre chose. Mais sur quoi ? La seule personne ici, c’était Alexis, comment ne pas penser à elle, à tout ce qu’on a vécu et à ce qui s’est passé récemment ?! Refoulant mes sentiments, je bus d’une traite le verre d’alcool qu’elle m’avait offert, avant d’aller m’en resservir un autre. « Ah ! J’ai une idée … ! » Annonçais-je alors, contre toute attente. Elle me regardait déjà de cet air d’incompréhension. Alors que je me dirigeais vers sa chambre, je lui lançai depuis le bout du couloir « Et si tu commençais pas enlever tes talons hauts de douze centimètres ? Je crois que t’aurais plus facile ! ». Je ne savais pas si elle allait s’exécuter mais après tout, c’était un conseil comme un autre et comme je le lui avais dit, je n’avais aucune envie de finir la soirée à l’hôpital. Arrivé dans sa chambre, j’allai dans une armoire et y ris une couverture assez épaisse. Revenant dans le salon, cette couette en main, je vis Alexis, triomphante, me présentant ses escarpins comme si elle venait de recevoir une médaille et je ne pus m’empêcher de rire. J’installai la couverture à terre, proche du divan avant d’aller chercher les bouteilles de Rhum et Canada Dry. « Aller, viens t’installer ici, au moins tu ne risqueras pas de tomber plus bas ! » l’invitais-je à me rejoindre, assis sur la couverture qui rendait le sol un minimum confortable. Elle vint alors se blottir contre moi, mais ne mesurant pas ses gestes, elle me bouscula et je renversai le verre que je venais de remplir. Ma chemise était foutue, mais tant pis, je ferai avec « Toi, tu n’as pas oublié d’être maladroite ! ». Je prenais à nouveau la chose du bon côté, rigolant avec elle. J’enlevai ma chemise et elle se réinstalla contre moi. A vrai dire, sa maladresse et toutes ces petites choses m'avaient manquées et je gardais tout ça pour moi. Elle n'était pas rien, elle n'était pas qu'Alexis, elle était cette partie de moi qui s'en était allée sans prévenir et qui avait laissé une place béante en s'en allant.

Ayant tout autant besoin qu’elle de ce contact, je la laissai faire et passai un bras autour de sa taille. Je me re-resservit un verre, de manière à l’accompagner. Le temps d’une seconde, je me sentis bien, un peu comme si le temps venait de s’arrêter et que plus rien au monde ne comptait que nous deux, comme autrefois. Je ne savais pas quoi lui dire et n’étant pas très doué dans ce domaine, je préférais me taire. Le silence était la meilleure des solutions, enfin en attendant que la blondinette se décide à à nouveau prendre la parole.
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MessageSujet: Re: And you will catch me if I fall. Ven 1 Oct - 16:20

« Tu vas finir à l’hosto toi ! » lui avait-il annoncé juste après l'avoir rattrapé. Elle souriait. Ses lèvres bougeaient laissant échapper des mots simples, des mots qui le faisait sourire. Cela faisait bien longtemps qu'elle ne l'avait pas vu sourire. Et ce soir, il lui en avait montré plus qu'elle n'aurait jamais espéré. Si seulement il n'y avait pas ce facteur alcool ancré en eux. Cependant, la situation en aurait été beaucoup plus différente. Rien de tout cela ne serait arrivé, et il n'y aurait pas de suite à écrire. On dit que l'alcool montre le vrai visage. Elle, se comportait comme une enfant. Et dans le fond, c'était ce qu'elle était encore. Oui, une enfant. Parce qu'un enfant, ça a besoin des autres pour grandir et s'épanouir. Elle, elle avait manqué de beaucoup de choses. Et lui, il se montrait si attentif à ses côtés. Alors, serait-il possible qu'il lui reste des sentiments beaucoup plus profond que ceux qu'il le lui avait avoué la dernière fois ? Oui, dans le fond, elle était là, la vérité. Il l'aimait encore, et elle, elle avait encore besoin de lui.

En parlant de cette dernière fois, Alexis ne s'était pas attendue à le revoir. Encore moins au même endroit où ils s'étaient rencontrés, où les jeux avaient été faits. Et puis, au final, leur discussion, c'était comme la première fois. C'était froid, c'était méchant, mais dans le fond, tous les deux étaient attirés comme des aimants. Mais aussitôt qu'ils s'approchaient de trop près, aussitôt ils se séparaient. Non, ils n'étaient pas destinés à ça. Non. Elle ne l'espérait pas en tout cas. Elle avait trop besoin de lui pour ça, trop besoin de ses sourires pour ne pas pleurer. Il était sa source de lumière. Ainsi soit-il. Elle pouvait demander à ne jamais l'avoir rencontré, mais au final, en serait-elle là aujourd'hui ? Serait-elle ce qu'elle était devenue à cette heure ? Certainement pas. Peut-être ressemblerait-elle à toutes ces pimbêches de cette jeunesse dorée. Et au lieu de cela, elle s'amusait, non plus pour s'amuser, mais juste pour avancer. Elle était donc là, la réponse ? Grandir, changer, pour mieux se retrouver ? Si tout pouvait être aussi simple… Et d'un claquement de doigts, dire “ça y est, j'ai changé on peut recommencer maintenant”, mais la vie n'avait rien de prémédité. Elle n'était pas la main de Dieu. Elle ne pouvait connaître son avenir, mais peut-être pouvait-elle faire en sorte que ça se passe comme ça et pas autrement. Juste un peu…

Tout ce dont à quoi elle pensait en regardant cette eau bouillir, suite à ses petites trouvailles, c'était ça. Peut-être qu'être saoule vous permet aussi de réfléchir d'une autre façon. En fait, ça ne lui était jamais arrivé auparavant. Non, elle s'empêchait d'y songer. Mais là, être dans cet état, et avec lui, ça avait joué un peu. Oui, même pompette elle se rendait encore compte de tout l'amour qu'elle éprouvait pour lui, de toute cette lumière qu'il envoyait sur elle. Eux qui étaient si différents. Ils n'étaient pas du même monde mais simplement de la même terre. Pourquoi les choses se déroulaient-elles ainsi ? Elle se souvenait aussi de ce soir, où elle avait évoqué le prénom d'Hayden, chose qui avait, évidemment, mis Jake hors de lui. “Quoi de plus normal ?” s'était-elle dit, bien qu'elle avait grandi fille unique. « Si tu veux te brûler, t’es bien partie. » Retour sur terre, retour dans ce monde. Et c'était pas plus mal qu'il lui sorte de cet état d'esprit. Elle en serait peut-être venue aux larmes qui sait. Alors, elle laissait échapper ces quelques mots. Il se rappelait encore.

Le plus drôle dans le fond, c'était que tous deux, à la base, n'étaient pas tellement faits pour s'entendre. Ils étaient aussi entêtés l'un comme l'autre, et lorsqu'ils avaient une idée en tête, ils ne l'a lâchait pas. Et pourtant, chacun leur tour, l'un comme l'autre, ils avaient appris à faire des concessions. Ils se respectaient, même si parfois et à plusieurs reprises, les choses auraient pu péter. Mais non, au lieu de cela, instinctivement, ils voyaient le moment arriver, alors ils se taisaient. Et ils ne s'en portaient que mieux ! Ce n'était pas son premier petit ami, mais sans doute son plus grand amour. Et à eux deux, ils s'étaient construits quelque chose, réellement. Ils apprenaient ce qu'était une réelle vie de couple. Et à eux deux, ils se suffisaient. Ils étaient en symbiose. Il n'y avait pas de mot meilleur pour caractériser ça. Oui, ils se suffisaient…

Dorénavant la jeune fille était plus qu'occupée à préparer son petit mélange, et dans un sens, ça la rendait fière. N'allez pas chercher pourquoi, c'était comme ça, un point c'est tout. Elle s'était ensuite retournée face à lui, lui tendant sa dernière création. Et son visage paisible, elle souriait de plus belle. Et bien sûr, Jake était interdit de refuser. « Le choix va être dur. » lâcha-t-il alors qu'il tenait dans une main, sa tasse de thé et dans l'autre son verre d'alcool. Une odeur se menthe s'empara de ses narines, et elle ne discernait plus aucune autre odeur. Alexis pris une gorgée de son verre, pensant que lui aussi était aromatisé à la menthe. Mais dans sa gorge, ça n'avait plus du tout le même goût. Et elle avait chaud. Son sang qui tapait dans ses tempes, ce liquide chaud descendant le long de sa gorge, ses joues chauffantes. Alors, par réflexe, elle retira sa veste, bien qu'en luttant puisqu'elle ne disposait que d'une seule main. Elle jeta ensuite cette dernière au travers de la pièce, se fichant totalement de sa destination. Et elle avait raison. Puis, de nouveau elle reporta son regard sur Jake, mine quelque peu de chien battu, une mine qui voulait dire “bois avec moi !”. Et aussitôt demandé, aussitôt il réagissait, aussitôt il se pliait à sa demande. Une gorgée d'alcool, et une gorgée de tisane. Alexis ne pu s'empêcher de faire une petite grimace, repensant au goût de liquide dans sa bouche mélangé à l'odeur de menthe. Mais comme s'il devinait ses pensées, il renversa par la suite sa tasse dans l'évier. « Les jeux sont faits ! » Et elle souriait, l'air triomphante. De nouveau, la situation s'emballait et redevenait pleine de joie.

Mais parfois, il valait mieux ne pas réfléchir. Oui, par exemple, si elle n'avait pas réfléchi, elle serait peut-être encore avec lui aujourd'hui. Enfin, réfléchir, c'était un grand mot. Elle avait fait ça pour son père, pour ne pas salir le nom qu'elle portait, selon ses dires. Mais elle, elle aspirait simplement à être heureuse. Et c'était auprès de lui qu'elle avait trouvé le bonheur. Seulement, elle se l'était arraché de force, pour un père qui ne l'avait jamais aimé, pour un père qui la détestait, et qui la détesterait car elle avait tué la femme de sa vie. Alors, à causer du mal à autrui dans la seconde même après être venu au monde, on récolte toute sa vie le malheur. Oui, c'était sa philosophie. Alors elle encaissait, et ne laissait rien paraître. Jamais. Même si Jake connaissait sa situation, il était peut-être bien loin du compte. Peut-être que l'image qu'il s'était fait d'elle n'était pas totalement vraie, parce qu'elle ne le lui aurait pas tout montré. Mais c'était impossible pour elle. Bien trop secrète, depuis toujours. Toujours souriante mais dans le fond, elle avait si mal.

Alors parler d'eux, à quoi bon ? Car elle ne lui dirait sans doute jamais tout ce qu'elle pouvait ressentir pour lui. Puis, c'était tellement indescriptible, et aucun mot n'existait pour le lui dire. Elle ne pouvait que le lui faire sentir, mais ça, c'était seulement s'il voulait bien se laisser faire. Il était, dans un sens, son mentor. Et là, ce n'était pas le bon moment. Elle irait sûrement jusqu'à lui dire des mauvaises choses, et encore, si elle arrivait à lui pondre une phrase correctement. Alors non, elle devait se laisser aller, ne plus penser, et laisser faire la suite. C'était ce qu'elle avait de mieux à faire, elle en était persuadée. Et puis, pour une fois qu'elle passait du temps avec lui, il ne fallait pas tout gâcher à ressasser le passé. Lui même l'avait dit, ils devaient avancer. Alors, elle devait s'exécuter elle aussi.

« Ah ! J’ai une idée … ! » Alexis reposa ses yeux sur lui et pu apercevoir que le verre qu'elle venait de lui remplir était à présent vide. Et, expressive comme elle était, elle ne pu s'empêcher de lui faire des yeux ronds. Mais aussi amusée, elle en fit de même. Elle voulait le suivre. Alors d'une traite, elle aussi, elle venait de s'enfiler le reste de son verre. Quant à lui, il était déjà parti à l'autre bout de la pièce, mais avant de s'effacer devant elle, il lui dit « Et si tu commençais pas enlever tes talons hauts de douze centimètres ? Je crois que t’aurais plus facile ! » Comme une petite fille qui obéit à ses parents, Alexis s'exécuta aussitôt. Mais d'abord, elle reposa son verre sur le plan de travail. Elle s'était ensuite adossée au meuble avant de saisir de ses deux mains son pied droit. Et tout en déployant une force fulgurante tellement ce qu'il lui avait demandé semblait difficile, Alexis enleva sa chaussure et faillit, de nouveau, perdre l'équilibre. Heureusement, elle réussit à se rattraper et à se remettre debout grâce à ses deux jambes. La deuxième manche se passa exactement de la même manière. Mais elle était fière d'avoir réussi.

Alexis avait ensuite pris sa paire de chaussure en main et s'avançait maintenant en direction de l'endroit où Jake avait disparu. Il revenait à ce moment là. Alors, toute contente, elle lui mis sa paire d'escarpin sous les yeux « Voilàà~ » Et de nouveau, elle riait. Oui, elle était aussi fière que si elle avait gagné la première place à une compétition. Et oui, dans cet état là, les émotions sont décuplées, alors le moindre exploit, c'était quelque chose de fantastique. En tout cas, pour elle, ça l'était. Pour Jake, il lui répondit simplement avec un sourire et s'avança au milieu de la salle pour y étaler la couverture. « Aller, viens t’installer ici, au moins tu ne risqueras pas de tomber plus bas ! » La blondinette alla récupérer son verre qu'elle avait posé sur le plan de travail avant de retrouver Jake sur le sol. Là, elle se laissa tomber.

Dans un sens, c'était étrange. Oui, ils avaient l'air de deux clochards, assis comme ça, alors qu'il y avait le canapé, qui répondait au luxe. Et pourtant, elle qui avait été habitué aux paillettes, le fait de se retrouver plongé dans un monde différent de celui qu'elle connaissait déjà, l'attirait. Oui, elle aimait vivre comme ça. Elle aimait la façon dont Jake vivait sa vie. Il n'avait besoin de rien ni de personne. Il avait sa famille, et c'est tout ce qui comptait pour lui. Elle, elle devait entretenir une bonne image. Elle, Alexis Brighton. Et dire qu'un nom de famille était la cause de cette séparation… Et dire qu'un nom de famille empêchait leur amour de grandir… Et dire qu'un nom de famille était le nid de tous ses problèmes…

Troublée par cette pensée, elle alla se blottir contre lui. Oui, ça voulait dire “ne m'abandonne plus, ne me laisse plus”, mais si seulement il pouvait l'entendre crier. Par ce geste, elle n'avait pas mesuré la force avec laquelle elle était venue s'installer contre lui, et à cause de ça, elle venait de le bousculer. Mais à ce moment là, Jake venait tout juste de se remplir un verre, et dorénavant, il s'était retrouvé imbibé sur sa chemise. « Toi, tu n’as pas oublié d’être maladroite ! » « Pardon » s'exclama-t-elle, sauf qu'elle ne paraissait pas du tout crédible car elle avait prononcé ces mots entre deux éclats de rire. Il fallait remarquer que la situation n'avait pas l'air de l'embêter, puisqu'il riait avec elle. Mais encore une fois, l'alcool y jouait. Peut-être qu'en temps normal, il lui aurait gueulé dessus, craché les pires horreurs à la figure. Non, en fait, elle ne savait pas. Depuis qu'ils n'étaient plus ensemble, Alexis avait beaucoup plus de mal à le cerner qu'autrefois, impossible de prévoir ses réactions. Et dans le fond, ça lui faisait un peu peur.

Elle s'était écartée, le temps qu'il enlève sa chemise. Et, bien évidemment, Alexis eut énormément de mal à détacher son regard de son torse. Elle redécouvrait une chose qu'elle n'avait pas vue depuis bien longtemps. Oui, parce que, quelques mois, ça lui paraissait déjà une éternité. Alors là, elle redécouvrait le corps de son bien aimé. Elle redécouvrait ses formes qui se dessinaient. Elle redécouvrait les cicatrices qui marquaient son corps. Et elle en était attirée, comme avant. Machinalement, elle s'était réinstallée à ses côtés. Ce geste, ça voulait dire quelque chose ? Elle en avait, apparemment, les réponses, puisqu'aussitôt, Jake la pris par la taille. Et dorénavant, un silence de mort triomphait dans la pièce. Et elle, elle sentait cette chaleur. C'était un trait dans son dos. C'était son bras qu'elle sentait. Elle en pleurerait presque. Des images du passées qui refaisaient surface, leur première rencontre, leur première engueulade, leur premier baiser, leur première fois… Et tout ça, ça défilait à grande vitesse. Elle prenait le TGV et se retrouvait bien loin de lui. Tout semblait rapetisser. Le décor, lui, elle. Et puis, le noir. Elle baissa la tête, ce qui la ramena à la réalité. Elle ne souriait plus. Elle ne pleurait pas non plus. Elle était juste absente.

Et cette chaleur était toujours là. Et tout tanguait. Et elle commençait à avoir mal. Non, il ne fallait pas. Non ! Éprise d'un très grand courage, Alexis alla chercher la bouteille de Rhum et de Canada Dry que Jake avait précédemment posé au sol, à côté de lui. Sur le coup, elle ne s'était pas tellement rendue compte de ce qu'elle venait de faire. Oui, pour attraper ce dont elle avait besoin, elle s'était ruée sur lui, s'allongeant presque dessus. Et une fois la victoire, une fois que ce qu'elle désirait se trouvait à présent entre ses mains, elle n'avait plus la force de se relever. Alors, elle avait posé sa tête sur ses jambes, et avait ramené les bouteilles près d'elle. Là, elle tendait son verre en direction de Jake afin de lui faire comprendre qu'elle en voulait encore. Et comme s'ils avaient toujours été sur la même longueur d'onde, il l'a servi. Alors, pour boire convenablement sans en mettre partout, elle se redressa, et elle but le liquide enfermé dans son coffre de cristal. Cul-sec. Elle laissa ce liquide couler, une nouvelle fois, le long de sa gorge et reposa son verre au sol.

Dans la seconde qui suivit, elle releva la tête en direction de Jake, et là, elle plongea son regard dans le sien. Elle fixait ses yeux bleus, retenant à la fois, le moindre détail de son visage. Il était simplement magnifique. Elle l'aimait, et à ses yeux, il rayonnait. Et d'une main, pas réellement consciente, elle alla caresser son visage. Elle commença par ses joues. Et comme un souvenir… Ce petit creux dans son visage, ses fossettes. Elle remontait légèrement pour y dégager une de ses mèches de cheveux qui se trouvait devant ses yeux. Et tout en lui retirant cette mèche, elle l'avait entremêlée entre ses doigts. Ça lui rappelait le temps où elle passait une main dans ses cheveux, elle avait l'impression qu'il lui appartenait, et par ce geste, elle lui disait simplement ce qu'elle ressentait pour lui. Puis, sa main redescendit en direction de ses lèvres, du bout des doigts, elle les caressaient. Douces. Et le souvenir de ses lèvres sur les siennes. Et continuant de descendre, elle arrivait maintenant dans le creux de son cou. La peau toujours aussi douce… Elle ne disait mot. Et l'envie pris le dessus. Doucement, elle se pencha en avant et alla déposer un baiser dans le creux de son cou, presque sur l'épaule.

Elle ne se rendait pas compte de ce qu'elle faisait. Et il pouvait très bien la repousser. Il pouvait lui dire d'arrêter. Mais il pouvait aussi lui dire de continuer. Parce qu'à cet instant, elle, en avait très envie, qu'il lui demande de continuer. Seulement, aussi rapide que l'éclair, Alexis retira sa main, et désormais, elle ne le regardait plus dans les yeux. Ce fut un verre de Rhum qu'elle se servit. Il n'y avait que ça. Et ce fut ce verre là qu'elle but de nouveau. Elle ne l'avait pas beaucoup rempli, alors, ce fut encore un cul-sec. « Je… » Oh oui, ça pour lui dire, elle en mourait d'envie. Oui, elle aimerait lui dire encore ces trois petits mots. Et ces petits mots, elle aurait aussi aimé qu'il le lui dise, réellement cette fois. Mais pour ça, elle pouvait toujours rêver. Enfin, c'était ce dont elle se persuadait en tout cas. « Désolée » ajouta-t-elle ensuite. Pourquoi avec lui rien n'était aussi simple ? Pourquoi elle attendait toujours son avis avant de faire quoi que ce soit ? Quand elle était bourrée d'habitude, tout passait comme une lettre à la poste. Enfin, la raison était peut-être parce que d'ordinaire, il n'y avait pas de sentiments derrière, il n'y avait pas tout un univers en jeu.

Alors, elle se laissa tomber en arrière. Les jambes repliées, croisées l'une sur l'autre, et la tête sur la couverture, elle regardait le plafond de son appartement. Il faisait si sombre. Les seules lumières allumées étaient celles de la cuisine, et celles de la table de chevet. Et dehors, le noir complet. Il était bien tard, très certainement. Et comme d'habitude, on n'y voyait aucune étoiles. Oui, c'était aussi noir que son cœur, c'était aussi sombre que sa route. Pourquoi cette atmosphère ? Pourquoi tout a coup ? Ils rigolaient si bien tout à l'heure, quand ils agissaient comme des enfants. Pourquoi fallait-il que ça vienne tout gâcher ? Et oui, l'imaginaire des adultes, c'est la pire des choses. « Dis-moi ce que je dois faire, là, maintenant. » Qu'attendait-il d'elle ? Et elle, qu'attendait-elle de lui ? Peut-être simplement la même chose, mais elle n'osait faire le premier pas. Non, elle voulait continuer à se laisser guider, tel un enfant. Bien qu'elle le désirait… « J'ai la tête qui tourne »

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Qu’y a-t-il dans un nom ?

Gave it all away for a memory and a quiet lie Juliet, when we made love, you used to cry, you said, "I love you like the stars above, "I love you till I die" there's a place for us, you know the movie song when you gonna realize, it was just that the time was wrong, Juliet ?
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MessageSujet: Re: And you will catch me if I fall. Dim 3 Oct - 19:15

Je venais d’enlever ma chemise, dévoilant mon torse. Sur ma peau, on pouvait voir des tas de cicatrices qui se baladaient un peu partout, dansant fièrement sur ma peau. Moi, je suis loin d’en être fier. Un coup par ci, un autre par là. Les choses vont trop vite parfois. Et rien que ce petit détail nous différenciait à nouveau. Elle avec son teint mat et sa peau si douce, et moi avec ces rougeurs et ces cicatrices. Voilà ce qui nous sépare. Ces deux mondes à l’opposé l’un de l’autre. C’est la seule réponse qu’il nous reste je crois. C’est une évidence et les personnes autour de nous n’ont fait que nous ouvrir les yeux. Nous sommes beaucoup trop différents et un fossé immense nous sépare. Comment ne pas le voir ? Il faudrait être aveugle. Mais on dit que l’amour rend aveugle … me dis-je tout en rebuvant une gorgée d’alcool. J’étais pathétique, affreusement pathétique. Aux vues de l’extérieur, je devais ressembler à quoi en ce moment ? A un gigolo qui profite d’une riche bourrée ? La comparaison, bien qu’elle m’ait traversée l’esprit, ne me faisait pas rire. Malheureusement, je ne pouvais rien faire à ça. C’est comme dans la nature, il y a les plus forts et les plus faibles. Chez les humains aussi ça existe, sauf que chez eux on parle argent. Je suis loin d’être fier de ce que je suis devenu, ou encore des circonstances qui m’ont poussées à le devenir. Encore aujourd’hui, je ne sais pas qui je suis, et je me cherche continuellement. Enfin si, c’est assez facile de savoir ce que je suis, le dealer des bas comme des hauts quartiers. Mais qui je suis réellement ? Un jour, quelqu’un m’a demandé qui j’étais pour m’initier dans la vie des gens et foutre leurs vies en l’air. Encore aujourd’hui, je me le demande. Et cette question pousse matière à réflexion. C’est vrai qu’à cause de moi, beaucoup se foutent en l’air, mais si ce n’était pas moi, ce serait un autre. Le plus salaud dans tout ça, qu’elle m’avait dit, c’est que je profite de leur malheur. Mais il n’y a pas qu’eux, et puis qui les a forcé à consommer de la drogue en tout genre pour palier à leurs tristesse ? Désolé mais je n’en suis pas l’inventeur et moi aussi, je dois subvenir à mes besoins. Cruel de penser comme ça ? Tout le monde est égoïste après tout, non ? Dans mon monde, je m’étais battu, tout comme elle, mais chacun à notre manière. Alors qu’elle se bat à coup de sac à main pour une paire d’escarpins, moi je me bats à coups de poings pour ma survie. Différent mais à échelle comparable quand on regarde nos deux vies. Je crois que c’est ça qui me tue le plus, cette comparaison si frappante et cette inégalité marquée à tous moments. Qu’est-ce qui avait fini par nous séparer ? Etais-ce vraiment à cause des non-dits ?

Je sentais que ce à quoi je pensais allait trop loin pour l’heure. Et trop loin pour l’heure, ça voulait dire trop poussé pour avoir bu autant de litres d’alcool. Pourtant je sentais que tout allait bien, mais je sentais aussi que si je me levais, rien n’allait plus aller tellement ma tête me tournerait. C’est vrai, le silence était présent et pourtant, il ne paraissait pas peser, du moins pas pour moi, tellement j’avais de choses en tête. Je sentis son regard se poser sur moi et j’en fis autant. A vrai dire, j’avais toujours aimé admirer le bleu doré de ses yeux. Je n’en avais jamais vu d’une telle couleur. C’était comme si partant du centre ils irradiaient comme un soleil. En fait, elle était un soleil à elle seule, splendide et rayonnante. Je crois que jamais je ne cesserai de la regarder avec cette admiration grandissante. C’était son sourire, ses pommettes, ses yeux plissés, sa manière de se hisser sur la pointe des pieds pour m’embrasser. Je ris intérieurement face à cette dernière réflexion que je m’étais faite. C’est absolument vrai. Je suis un peu plus grand qu’elle et à chaque fois qu’elle voulait m’embrasser, elle montait sur ses petits orteils pour que ses lèvres arrivent enfin à ma hauteur. C’était stupide, je pouvais très bien moi-même baisser un peu la tête mais maintenant que j’y réfléchis, c’était sa petite touche à elle, sa manière tout simplement.

Lentement, je sentis la paume de sa main frôler mon visage. Seulement elle ne faisait pas que le frôler, elle le caressait vraiment, tout comme je l’avais fait un peu plus tôt dans la soirée, ayant remis ses mèches de cheveux en place. A nouveau, ce contact me retourna le cœur. Mais après tout, ne l’avais-je pas cherché inconsciemment, tout en posant mon bras autour d’elle ? J’avais l’impression qu’elle refaisait les mêmes gestes que moi, repoussant une mèche rebelle qui s’était mise devant mon œil. Seulement elle, elle jouait avec, comme elle l’avait toujours fait. J’avais l’impression de revenir en arrière, à nouveau comme s’il ne s’était rien passé. C’est vrai, j’ai l’impression que tout va mieux quand on n’est pas capable de penser à tout, mais ce n’est pas une solution. C’est loin d’en être une. Je revins à la réalité lorsque je sentis les bout de ses doigts se poser sur mes lèvres. Je me demandais ce qu’elle pouvait bien ressentir alors que pour moi, ce rapprochement soudain avait soulevé mon cœur. Je pouvais le sentir battre très fort dans ma poitrine, elle devait sûrement le sentir aussi. Son geste ne s’arrêta pas. Fluide, elle arriva au creux de mon cou, à l’intersection de mon épaule. J’étais presque hors d’haleine, emporté par je ne sais quoi. Je fermai les yeux, me laissant emporter. C’était si doux de ressentir ce que je ressentais en ce moment. Je sentis son souffle me parcourir tout le long, continuant dans un frisson agréable. La seconde d’après, je sentais les lèvres, chaudes et humides, se poser sur ma fine peau, juste à ce niveau judicieusement choisit.

Je ne suis plus sûr que ce que nous faisons est bien, je ne sais plus rien. La seule chose que je peux encore savoir, c’est le bien que ça m’a fait, cette sensation lorsque ses lèvres se sont posées sur moi. J’aurais voulu lui répondre, me laisser aller moi aussi, mais sa réaction me rappela à l’ordre. Un mouvement de recul pareil, je ne m’y attendais pas. Comme si d’un coup, elle avait dessaoulé, se rendant compte de ce qu’elle faisait. Mais le fait qu’elle se resserve un verre, d’alcool pur cette fois, me prouva bien le contraire. « Je … » J’avais envie de la pousser à cracher le morceau. Mais même si ce que je croyais qu’elle avait à me dire était sorti, je n’aurais pas réagi. Je serais resté planté là, telle une statue. Tout était dénué de sens et il fallait que moi aussi je boive encore pour cesser de penser. Par moments, je voudrais pouvoir lire dans ses pensées pour savoir si tout ce qu’elle me dit est vrai. Enfin je sais qu’elle ne me ment pas, je voudrais juste avoir une confirmation, de manière à ce que moi, je me décide à la croire. Oui, c’était ça, c’était moi et seulement moi le problème. « Désolée » Ses mots raisonnèrent dans ma tête. Combien de fois m’avait-elle dit qu’elle était désolée depuis que … Depuis qu’elle était partie. Elle avait été désolée d’être partie, désolée de m’avoir dit ce qu’elle ressentait, désolée d’avoir cassé le tapis du billard, et maintenant désolée de m’avoir fait un baisé dans le cou. « Tu n’as pas à être désolée … » A vrai dire, c’était moi qui étais désolé. Désolé de ne pas l’avoir retenue, désolé de ne pas lui avoir avoué ce que j’avais sur le cœur, désolé d’avoir toujours mis cet écart entre nous.

Elle s’était laissée retomber, sûrement pour évacuer tout ça. Je ne savais pas quoi faire, quelle réaction adapter dans ces cas là ? Je ne rêvais que d’une chose, me laisser aller ou encore m’endormir dans ses bras. Malheureusement pour nous, nous étions encore bien trop éveillés pour ça, yeux grands ouverts, nous regardions chacun le vide, attendant ce je ne sais quoi qui nous débloquerait. Comme si quelque chose allait tomber du ciel. Mais c’était beaucoup trop espérer. « Dis-moi ce que je dois faire, là, maintenant. » Qu’est-ce qu’elle doit faire ? Mais face à quoi ? Et puis i moi-même je suis désemparé, quelle réponse je pourrais bien lui donner ? En ce moment, nous sommes au même niveau tous les deux et même si je savais quoi dire, pas sur que ce soit ce qu’elle attende vraiment de moi. Un instant, je méditai sur la question. « J'ai la tête qui tourne » Alors quoi ? Elle me parle de son état ou de ce qui se passe ? A vrai dire, les deux peuvent s’assembler. « J’en sais rien ! » lachais-je sans le vouloir. La phrase avait fusée, et je ne savais pas moi-même pourquoi je venais de le dire. Ok, je ne savais pas, mais pourquoi sur ce ton là ? Je me levai, emporté par le mouvement. A vrai dire, cette situation commençait à me peser. Je commençais à faire les cent pas, traversant la pièce de long en large, sous les yeux étonnés d’Alexis. Je m’arrêtai un instant, tout en la fuyant du regard. « Je ne sais absolument rien, je ne sais pas ce que je fais ici, je ne sais pas ce qu’on fait tous les deux ! Tu veux que je te dise … » J’avais marqué un temps d’arrêt, reprenant par la même occasion mon souffle. J’étais en colère, mais en colère contre moi. Pourquoi est-ce que je réagissais comme ça ? Qu’est-ce qui me prenait ?! « Laisse tomber … » Lâchais-je dans un souffle.

Adossé contre un mur, je me laissai tomber au sol, regard levé vers le plafond. Je venais de passer du chaud au froid, sans même me comprendre moi-même. Retenant mes larmes, je me sentais trembler. Je n’aurais pas du boire, pas autant. Après quelques – longues – minutes de silence, j’étais revenu, tel un chien rampant, sur cette couverture. Alexis n’avait pas bougée, comme pétrifiée. Honteux de ma réaction, je m’approchai d’elle, à condition qu’elle le veuille bien. Je baissai les yeux, avant de les relever vers elle et de soutenir son regard. Lentement, j’approchai mes mains, posant chacune d’elle sur les contours de son visage si parfaitement dessinés. Je déposai un baiser sur son front, pour ensuite y coller le mien. J’étais su proche d’elle. Nos visages étaient plus proches qu’ils ne l’avaient été depuis des mois. « La vérité c’est que … » Je n’arrivais pas à me lancer. Je bafouillais mes mots et mon cœur battait si fort qu’il en rendait ma voix saccadée. La quittant du regard et me détachant un peu, je finis par me lancer. « La vérité c’est que je suis fou de toi Alexis. »

Et j’étais là, agenouillé près d’elle, complètement désarmé. Une larme m’échappa et dévala le long de ma joue pour finir par s’éteindre sur mes lèvres. Ce goût sucré avait quelque chose d’amer. Je séchai ma joue de suite, espérant qu’Alexis n’ait rien remarqué. J’avais envie que tout recommence, comme avant. Ou encore mieux, en améliorant nos erreurs du passé. Seulement il n’y avait pas que nous dans cette histoire, et je ne voulais même pas compter le nombre de personnes ou encore les éléments impliqués. Seulement là, oui, nous n’étions qu’à deux. Seuls, dans son salon, à essayer de refaire le monde, ou du moins pour l’instant, à essayer d’y voir clair dans la situation. Mais en réalité, nous n’étions rien et il n’était même pas sûr que nous puissions quelque chose.

Qu’est-ce que je pouvais faire désormais. Je venais de lui avouer la pire chose. Elle ferait ce qu’elle voudrait de moi, et ça marcherait toujours. Elle est mon mentor, celle que je suivrai partout, indéfiniment. Je n’étais qu’un pantin entre ses mains. On dit que les hommes sont forts mais en amour, les hommes sont faibles, et les hommes ne sont rien d’autre. Me plongeant à nouveau dans l’océan de ses yeux que je percevais malgré le peu de clarté qu’il y avait. Je me sentis glisser entre ses bras. Ou plutôt étais-ce moi qui faisais en sorte que l’on se rapproche. Je ne me contrôlais plus, entre alcool et sentiments incompréhensibles. Son visage était à quelques centimètres du mien. Nos souffles s’entremêlèrent et alors que l’une de mes mains s’était enfuie sous sa chevelure blonde, je lui murmurai à l’oreille « J’ai envie d’essayer quelque chose. ». Essayer n’était pas le meilleur mot que j’aurais pu choisir mais c’était pourtant le mot adéquat, j’avais envie d’essayer ce que peut-être, elle aussi avait voulu, quelques minutes auparavant. Alors, m’approchai une dernière fois de son visage. Fermant les yeux, je posai mes lèvres sur les siennes. Je me sentais ailleurs, loin de tout. Invincible. J’avais l’impression qu’elles étaient plus douces et plus chaudes que les miennes. J’avais toujours eu cette impression.
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MessageSujet: Re: And you will catch me if I fall. Lun 4 Oct - 19:33

« Tu n’as pas à être désolée … » Cette phrase résonnait elle aussi comme une excuse. Il y avait une touche de sincérité, et un son qui s’effaçait peu à peu, et cette façon de lui dire sans le lui prouver réellement. Ce n’était pas la première fois qu’elle avait été saoule, et ce ne sera sûrement pas la dernière, mais d’ordinaire, tout était réellement différent. D’habitude, c’était comme du papier à musique, c’était simple, sans prise de tête, et les deux êtres étaient guidés par les mêmes pulsions. Enfin, c’était ce qu’elle continuait de se dire en repensant à ce qu’elle avait pu faire avec Dewey. Et puis c’est vrai, d’un côté, il aurait pu la retenir, essayer de la retrouver, plutôt que d’abandonner les messages sur le répondeur. Enfin, peut-être qu’à quelques mois plus tôt, Alexis ne s’en serait pas encore rendue compte et elle lui aurait certainement caché la vérité. Pourquoi aujourd’hui, maintenant, ces jours-ci, tous ses choix ne lui convenaient plus. Elle ne cessait de se remettre en question. Peut-être était-elle tout simplement prête ? Consciente de ce qu’elle a perdu…

Pourtant, cette soirée était belle et bien différente. Elle était avec lui, et même pas très nette, elle hésitait à s’en approcher. Mais bien sûr, si une ouverture était possible, elle n’hésiterait sûrement pas un instant. Mais tout de même, il s’agissait de Jake, et non pas d’un inconnu. C’était une personne qu’elle connaissait que trop bien, et surtout, une personne chère à son cœur. Alors, elle pouvait être bourrée, droguée, sur le point de crever, seulement un regard pouvait lui suffire, sans aller en demander plus. Allez savoir pourquoi, c’était comme si ce genre de pensées poussées étaient interdites, étaient impossibles à réaliser, étaient prohibées. Il y avait, pour cette fois, besoin de chercher midi à quatorze heure. Pourquoi avec lui, c’était différent ?

Un peu perdue, elle s’était laissée basculer en arrière. Elle voulait un guide et lui avait demandé ce qu’elle devait faire. Qu’est-ce qui lui plairait, à lui ? Qu’est-ce qu’il voulait ? Non, ce n’était pas une question de profiter, c’était simplement demander sa route. Dans le fond, elle ne voulait peut-être pas se prendre de nouveau une claque. Alors elle préférait qu’il fasse le premier pas, ensuite elle y répondrait. Oh, toutes ces pensées, c’était d’une prise de tête, ça lui donnait presque le tournis… « J’en sais rien ! » Elle ne s’y était pas tellement attendue. Pourtant, ce n’était pas la première fois qu’il parlait ainsi. Et puis, ce ton sur lequel il lui avait parlé. Une impression de le souler, au sens figuré. Sur le coup, Alexis s’était même arrêtée de respirer. Elle ne comprenait vraiment pas ce qu’il venait de se passer. Et voilà, il s’était maintenant levé. Et, au début, histoire de suivre le mouvement, elle s’était elle aussi redressée, prête à le rattraper. Et elle virait sa tête, un coup à gauche, un coup à droite, le suivant du regard, le regardant faire ces cents-pas au travers de la pièce. Qu’est-ce qu’il lui prenait ? Et puis, elle se sentait étrange tout d’un coup, c’était comme si on l’avait durement frappé et qu’elle revenait à la réalité. Était-elle en train de déssaouler ? C’était presque impossible. Mais d’un côté, elle qui voulait sans cesse rêver, pourquoi la ramenait-il sur Terre ? « Je ne sais absolument rien, je ne sais pas ce que je fais ici, je ne sais pas ce qu’on fait tous les deux ! Tu veux que je te dise … » Il s’était arrêté un instant. Et alors qu’elle le regardait avec insistance, essayant de découvrir ses pensées, ou plutôt, attendant qu’il lui dise la vérité, lui, la fuyait du regard. Il n’arrivait pas à la regarder droit dans les yeux. C’était triste. Il ne voulait plus la croiser. Il ne voulait plus la connaître. Et elle, elle le regardait, désemparée. Mais pourtant incapable de pleurer. Peut-être était-elle juste un peu trop choquée. Il n’était pas lunatique comme elle, non, il était juste impulsif et ne se laissait pas faire. Ce qu’il venait de lui dire là, c’était juste une façon de la repousser, de lui faire comprendre que c’était finit. « Dis, toi et moi c’est quoi ? » Est-ce pour jouer ? Est-ce pour de vrai ? Voilà ce qu’elle aurait aimé ajouter pendant qu’il faisait une courte pause. Mais, à quoi bon l’énerver plus qu’il ne l’était déjà. Et puis, il lui envoyait tout de même le coup de grâce « Laisse tomber … » Il fuyait, oui, mais quoi ? Elle, lui ? Et encore une fois, la discussion s’arrêtait là, aucun des deux ne voulait continuer ? C’était pathétique ! Est-ce qu’un jour tout finirait pas sortir ? Est-ce qu’un jour ils pourraient de nouveau faire la paix ? Peut-être fallait-il cesser d’espérer, et se laisser porter par le courant…

Après ces mots, Alexis baissa la tête, déçue par ce qu’il venait de lui dire, parce qu’elle venait de lui demander. Peut-être qu’elle n’aura jamais sa réponse, et d’un côté, elle n’avait pas tellement envie de l’entendre. Elle ne voulait pas s’avouer que ça pouvait réellement être la fin entre eux deux. Pourquoi ça partait toujours de travers ? Qu’est-ce qui clochait ? Elle n’était pas très fière de ce qu’elle venait de lui dire. Elle s’était juste emportée. Ce n’était pas tellement le fait d’être impulsif, elle était sur la défensive. Elle jouait la carte du joker, se rempliant sur elle-même, dans sa carapace. Mais au fond d’elle, elle regrettait, elle s’en voulait. Si bien qu’elle ne pouvait s’empêcher de se mordiller la lèvre inférieure. Elle ne mesurait pas sa force, elle ne mesurait pas l’ampleur avec laquelle elle mordait sa lèvre. Elle ne ressentait aucune douleur. Était-ce dû à l’alcool ou à son amour démesuré qu’elle éprouvait pour lui ? Les deux peut-être. Et les voilà de nouveaux séparés. Elle était peut-être face à lui, mais il ne la regardait point. Il s’était adossé contre le mur, se laissant tomber au sol, glissant contre celui-ci, les mains dans les poches. Il n’était pas en meilleur état qu’elle. Lui aussi regrettait ses paroles ? Il fallait croire puisque quelques minutes plus tard, alors qu’elle n’avait pas bronché d’un poil, il était revenu vers elle.

Elle avait remarqué sans tellement le voir, bien trop choquée par ce qu’il venait de faire. Et ne cessait de le regarder, mais lui, de nouveau fuyait son regard, comme s’il avait quelque chose à se reprocher, comme s’il avait quelque chose à lui cacher. Le plus drôle dans tout ça, c’était que ça se voyait comme le nez au milieu de la figure. Ils s’aimaient. Mais ils ne se le montraient pas. Elle pouvait lui avouer, mais elle gardait toujours une partie secrète au fond d’elle. Et lui, il ne jouait pas franc jeu. Il se cachait derrière son milieu, derrière son job. Même ce job, sa famille n’en était pas au courant. Elle avait accepté. Lorsqu’ils étaient ensemble, elle avait tout pris de lui, le pire comme le meilleur. Il était ce qu’il était, et même si chaque jour, il mettait des personnes dans une merde profonde, il faisait ça pour sa mère, pour sa sœur. Alors, de son point de vue, c’était plutôt remarquable, elle qui n’avait jamais reçu d’amour de la part de son géniteur. Alexis n’était pas une grande consommatrice de drogue. Bien sûr que ça lui était déjà arrivé. Mais ce n’était jamais excessif. Puis de toute façon, l’alcool tuait tout autant que la drogue. Ça rendait aussi dépendant, alors franchement, qu’est-ce qu’elle en avait à faire que le mot ne soit pas le même si le résultat, quant à lui, était identique ?

Et pendant toutes ces pensées qui lui effleurait l’esprit, Jake s’était rapproché un peu plus. Il avait posé ses mains sur les contours de son visage. Elle ne pouvait bouger. Et elle ne cessait de le regardait, un mélange d’impatience et d’interrogation pétillait dans ses yeux. Qu’allait-il faire ? Il déposa simplement un baiser sur son front. Elle aimait ça. Il l’avait déjà fait, autrefois, et ça lui donnait l’impression d’être protégée, que rien ne pouvait l’atteindre. Parce qu’il était son ange, il était son protecteur. C’était, dans un sens, magique. Ce baiser si anodin suffisait à raviver la flamme, si souvent de fois éteinte. Parce que si souvent de fois, les discussions se refroidissaient. Et ça lui donnait l’espoir, l’envie de continuer, jusqu’à l’atteindre de nouveau. « La vérité c’est que … » Elle aurait aimé lui dire de continuer, qu’elle voulait l’entendre, mais elle ne pouvait. Il était si mignon, il bafouillait presque. C’était dur de se confier, n’est-ce pas ? Elle aussi, connaissait ça. Mais alors qu’elle, attendait juste un signe, lui, l’évitait à chaque fois. Alors quand il s’agissait de se lancer, bien évidemment qu’elle préférait le laisser faire. De nouveau il détourna le regard avant de lâcher en un souffle « La vérité c’est que je suis fou de toi Alexis. » C’était sincère.

La blondinette s’humecta les lèvres et le quitta du regard. Combien de fois avait-elle cligné des yeux en ce si court instant ? Peut-être cinq, ou dix. Le fait est qu’elle n’osait le regarder, qu’elle ne savait que répondre. Il savait bien que c’était réciproque. Et plutôt que de lui rabâcher, elle préférait juste se taire. Pour une fois. Et si seulement il ne pouvait exister qu’eux deux sur cette Terre, peut-être les choses auraient été différentes. Oui, il n’y aurait pas eu son père, si la sœur de Jake, ni cette histoire de bourgeoisie, ni rien d’autre. C’était un Roméo et Juliette des temps modernes. Peut-être qu’au final, la réponse ne se trouvait pas ici, mais tout comme eux, de l’autre côté. Peut-être seraient-ils un peu plus heureux ? Elle, elle s’en fichait, tant qu’ils seraient ensemble. Oui, rien d’autre ne pouvait compter à ses yeux autant que lui. Oui, si les anges avaient un nom, ils porteraient le sien.
Elle sentait quelque chose la regarder avec insistance. Si bien qu’elle releva la tête. Elle y découvrit alors, son parfait miroir, Jake. Il approchait son visage du sien, glissant sa main sous sa chevelure, rapprochant petit à petit leur visage près l’un de l’autre. Une chaleur qui la traversait. Il lui soufflait à l’oreille « J’ai envie d’essayer quelque chose. » Presque aussitôt, il rapprocha son visage de celui d’Alexis. « Je suis toute à toi. » souffla-t-elle. Et elle pouvait sentir cette chaleur grandir, grandir, jusqu’à ce que ses lèvres viennent se poser sur les siennes. Il avait fermé les yeux, mais elle, n’avait pas réussit. Peut-être était-elle en train de rêver ? Peut-être pas… Si bien que pour se persuader de la chose, elle posa une main sur son torse et répondit à son baiser. Plus fort, encore plus fort. C’était à présent comme dans un livre ouvert, se dévoilant un peu plus, chacun à son tour. Peut-être qu’il ne s’en rendait pas compte, mais elle, vivait en plein dans un rêve. Enfin, c’est ce qu’elle croyait pour l’heure. A l’époque le romantisme ne faisait pas parti de son vocabulaire. Mais on ne reste jamais sur ses premières impressions. Après quelques minutes qui paraissaient durer des secondes, elle se détacha enfin de ses lèvres pour reposer les yeux sur lui. Elle avait les joues légèrement rosies, et les yeux rouges. Un moment, il fallait bien que cela sorte. « Je t’aime » lâcha-t-elle en un souffle avant de baisser les yeux, dévorant ses lèvres du regard.

Il ne fallait pas tellement se faire prier, quand c’était partit, ça l’était pas pour de faux. Et dans un élan, comme si plus rien ne pouvait l’atteindre, se croyant si forte, elle se jeta sur lui, ne manquant pas de le faire tomber en arrière. Et ils passaient du rire au larme. Tout était flou, mais elle le voyait net. Maintenant qu’elle se trouvait sur lui, il était comme qui dirait immobilisé. Elle le regardait de ses yeux pleins d’amour, un instant, avant de fermer les yeux et de poser ses lèvres sur les siennes, comme pour reprendre là où ils en étaient. D’une main, elle caressait son visage tandis que l’autre la soutenait au dessus de lui. Elle sentait son cœur battre la chamade, elle laissait ses larmes couler silencieusement le long de ses joues. C’était ça le bonheur des retrouvailles. Pour l’instant, elle n’avait pas envie de penser à l’avenir. Oui, vivre le moment présent. C’était le plus important. Ça l’était parce que c’était avec lui qu’elle le passait.

C’était passionnel, c’était inespéré, un peu trop peut-être. Ils étaient passés des rires, à l’engueulade à l’échange de baisers. D’un point de vue extérieur, la scène devait être plutôt comique. Mais c’était comme ça qu’elle l’aimait. Il lui avait donné le feu vert, ce soir. Et avec ce qu’elle avait dans le nez, elle ne pouvait s’arrêter. Oui, sa main descendait maintenant en direction de son pantalon, pour y défaire la ceinture. Et oui, d’une main, c’était un travail de professionnel. Il pouvait l’arrêter à tout instant, mais étant donné l’insistance qu’il avait à répondre à son baiser, elle en doutait fortement. Quoi qu’il pouvait revenir à la réalité à tout moment. Elle ne savait pas vraiment avec lui. C’était aussi ça qui était attirant chez lui. La routine ne s’installait jamais. Il était toujours… surprenant. Et tout en exerçant ce geste, elle ne s’empêchait pas non plus de l’embrasser tout en lui mordillant la lèvre. Oh ça oui, pour l’aimer, elle l’aimait. « Jake… » murmura-t-elle. Elle l’appelait. Au fond d’elle, c’était comme si elle cherchait une sortie, c’était comme si elle cherchait comment s’en sortir. Et il était sa lumière, il se trouvait au bout de ce tunnel. Elle l’atteignait presque…

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MessageSujet: Re: And you will catch me if I fall. Jeu 7 Oct - 20:00

« Je suis toute à toi. » Avais-je entendu le signal, ou non ? Qu’importe, je m’étais lancé, comme si d’un coup, on me relâchait en pleine nature, muni de mes propres capacités, livré à mon propre sort. Mes lèvres sont désormais posées sur les siennes, je me sens fondre, je me sens voler. Je ne touche plus terre et mon esprit s’en est allé ailleurs. L’instant parait durer, tant mieux, c’est pour mon plus grand bonheur. Elle me répond, elle en avait envie, elle aussi. Nous partageons désormais cette chose qui se taisait en nous, cet acte que nous refusions de faire, ce cap que nous n’arrivions pas à passer. J’ai tranché, pour nous deux, à mes risques et périls. J’en mourrais d’envie. J’avais enfin retrouvé ses lèvres et cette sensation de la tenir dans mes bras. Le temps d’un baiser, elle m’appartenait à nouveau. J’étais redevenu celui dans les bras de qui elle se sentait en sécurité, celui qui veillait sur elle, la regardant encore dormir, celui qui l’aimait plus que tout. Je l’ai toujours aimée et ça n’a jamais été autrement. C’est un amour que je définirais d’inqualifiable. Comment expliquer qu’elle est tout ? Absolument tout ! Elle est mon oxygène, ma drogue quotidienne, celle qui me fait sourire, celle qui a le plus beau rire, celle avec des traits parfaits, celle qui s’est emparée de mon cœur et s’en est allée avec. C’est vrai, quand elle a commencé à ne plus donner de nouvelles, j’ai senti ce vide immense en moi. Et cette plaie béante qui n’avait fait que de se faire sentir se refermait à présent. Un peu comme si elle venait de recoller le morceau détaché. Ça me faisait du bien, un bien fou, et je ne voulais plus la lâcher.

Toutes les bonnes choses ont une fin, c’est ce qu’on dit, non ? Je la sentis se détacher de moi, même si instinctivement, mes lèvres suivaient les siennes. Nos yeux se posèrent l’un sur l’autre, attentif et ému à la fois. Je la voyais rougir et je la trouvais à chaque fois mignonne quand elle rougissait. « Je t’aime » Et comme une phrase de soulagement, je me détendis et lâchai même un petit rire. Je la serrai encore plus contre moi. Oui, elle était là et non, elle ne partirait plus, du moins pas ce soir. Et moi non plus, je ne partirai pas. J’avais envie de lui répondre, mais comment est-ce que ça passerait ? Comme le gars qui attend le feu vert et passe pour un perroquet ? Ce n’était pas ce que je voulais. Et pourtant, c’était sorti « Je t’aime aussi Alex » Un peu comme si c’était une chose que je ne pouvais pas garder pour moi. Une force extérieure à tout ça avait poussé ces mots hors de ma bouche, et finalement, ce n’était pas plus mal. Je me sentais comme avant, différent peut-être. Je ne sais pas si l’alcool y jouait pour beaucoup ? A mon avis, c’était sûrement le cas ! Mais peu importe, nous sommes tous les deux consentants, nous avions simplement besoin de ça pour nous débloquer. L’alcool avait rendu évident ce qui nous paraissait être infranchissable, et nous y étions arrivés.

Désormais, le monde qui nous entoure s’est effacé. Seuls au monde et libres de faire ce que nous voulons. Nous cédons à ces pulsions si longtemps refoulées. Je me concentrais là-dessus, comme si ma vie en dépendait. Je faisais attention à tous mes gestes, essayant d’être doux. Mais j’en avais tellement envie qu’il y avait toujours cette force qui la ramenait vers moi. Je nous sens respirer à fond et emportés. J’aime cette sensation d’être à elle, j’aime ses mains qui se baladent le long de ma colonne, j’aime ses baisers passionnels. J’aime tout, absolument tout. Et alors que d’une part j’ai envie que le temps s’arrête, de l’autre j’ai envie de continuer, tellement je me sens bien. Alors c’est ce que je fais, l’embrassant un peu plus, un peu plus vigoureusement. Mes mains se baladent, et je la colle contre moi. Je sens alors sa main arriver au niveau de ma ceinture, ceinture qui est d’ailleurs déjà ouverte. Elle a toujours eu cette façon de faire, et je ne veux même pas savoir où elle a appris tout ça ! Nos baisers continuaient, plus vif au fur et à mesure. Et cette manière qu’elle a de me mordiller la lèvre inférieure, je fonds et croule à ses pieds « Jake … ». Le signal est donné, pour de vrai cette fois. Je n’attends plus.


Mes baisers bifurquent dans son cou. Je sais qu’elle aime ça, et encore plus qu’elle n’y résiste pas. Je ne parcours sous le long, jusqu’à arriver au creux de son épaule. Je m’arrête, reviens à l’embrasser et goûter à ses lèvres. Mes mains descendent le long de son dos pour arriver au niveau de ses fesses si joliment dessinées. Mes mains passent sous elle, pour la tenir fermement et la soulever. Automatiquement, elle attache ses jambes autour de moi. Elle est si parfaitement callée que je pourrais la lâcher, qu’elle tiendrait toujours. Je détache une main, tout en la tenant fermement de l’autre. J’attrape son visage et continue de l’embrasser avec fougue. Heureusement pour moi, je connais son appartement par cœur, ce qui me permet de l’emmener vers sa chambre sans encombre. Je n’ose même pas imaginer le novice qui se lance et se prend le fauteuil. J’arrive devant la porte de sa chambre qui est fermée. Je la repose alors, mais au lieu d’entrer et de me jeter dans son lit, je prends mon temps et je fais glisser la fermeture éclaire de sa robe qui se trouve dans son dos. Telle une plume, sa robe tombe au sol et me dévoile son corps parfait sous ses sous-vêtements noirs en dentelle. A nouveau, mes baisers descendent le long de son cou, non sans lui avoir mordillé le lobe de l’oreille auparavant. Contrairement à la dernière fois, je ne m’arrête pas et continue de descendre. J’arrive dans son décolleté que je parsème de baisers faits du bout des lèvres. Je dégrafe alors son soutient d’un coup, alors qu’elle m’à ôté mon t-shirt et l’a jeté à terre. Je détache ma main une seconde de sa peau, juste le temps d’ouvrir la porte et de l’emmener sur son lit. La porte se referme dans un claquement. Le reste de la nuit nous appartient.
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MessageSujet: Re: And you will catch me if I fall. Ven 8 Oct - 15:59

En repensant à cette séparation, il fallait bien l’avouer, Alexis ne l’avait pas totalement mal vécue, du moins, dans les débuts. Peu de temps après s’être faite passer pour morte, elle avait totalement dérapé, faisant circuler une toute autre image d’elle. Oui, elle qui était le genre de fille inaccessible et qui resterait sans doute un fantasme pour beaucoup, était devenue une sacré salope. Et ça, elle s’en était rendue compte le jour de leurs retrouvailles, à elle et à Jake. Dieu seul sait Ô combien ce moment avait été dur. Mais c’était une étape à franchir très certainement. Qui sème le vent récolte la tempête, c’est bien connu. Elle l’avait fait souffrir, elle en payait le prix. Et au final, elle lui avait tout avoué. La chute avait été longue, et l'atterrissage difficile. Et suite à cela, ils s’étaient quittés d’un commun accord. Et dire que pendant tout ce temps, elle s’était persuadée qu’il ne représentait rien à ses yeux. Et pourtant, il était la moitié de sa vie.

« Je t’aime aussi Alex » Et actuellement, elle nageait dans le bonheur. Encore une fois, elle lui avait dit le fond de sa pensée, et contrairement à la dernière fois, il lui avait, certes répondu sincèrement, mais avec tellement d’émotions dans sa bouche qu’elle n’en revenait pas elle-même. Pourtant, dans toutes ces belles histoires qu’on peut raconter, il y a toujours la faille. Et cette faille, s’avérait être l’alcool. Est-ce que les choses se passeraient différemment ensuite ? C’était une question qu’elle ne pouvait fuir. Et même si elle y pensait fortement, pour l’heure, elle n’arrivait pas à y songer calmement, bien trop poussée par ses pulsions. Il y répondait. Il était à la fois doux et par moment beaucoup plus sec, mais la situation faisait que dans le fond, ce n’était pas si désagréable. Non, c’était même plus qu’attirant. C’était à la fois romantique, mais d’un autre côté, terriblement sensuel qu’elle n’arrivait plus à répondre d’elle. Toutes ces choses qu’elle pouvait dire, toutes choses qu’elle pouvait faire, c’était devenu instinctif, tout comme ce qu’il pouvait faire d’elle.

Et puis, le fameux signal. Du moins, c’était sans doute comme ça qu’il fallait le comprendre. Et lui, il l’avait généreusement comprit. Et elle pouvait sentir la chaleur de ses lèvres contre sa peau, envieuse, collée à lui, en redemandant encore et encore. Et comme pour répondre à ses demandes, doucement, il descendait en direction de son cou, accentuant d’autant plus ses baisers. Il connaissait son point faible, il l’avait toujours su d’ailleurs, et plus il continuait, plus il savait qu’elle ne pourrait lui résister plus longtemps. Quant à elle, elle caressait son dos, agrippant sa chair entre ses doigts par moment, comme pour lui dire de continuer, encore et encore. Et lui qui continuait de descendre, jusqu’au creux de son cou, près de son épaule. C’était irrésistible. Mais au moment où elle allait commencé par se laisser emporter, il s’arrêta, net. Elle entre-ouvrait alors les yeux, et pouvait apercevoir sa tête remonter à son niveau. De nouveau il capturait ses lèvres, et de nouveau elle y répondait, avec toujours plus de vivacité. Elle pouvait sentir ses mains descendre le long de son dos. Elle ressentait ce contact de tout son corps. C’est alors qu’il la souleva, abandonnant ses lèvres pour un court instant, juste le temps de ne pas retomber sur le sol. Instinctivement, et par réflexe, elle accrocha ses jambes autour de sa taille, resserrant au passage son étreinte.

Puisse ce moment lui rester gravé à vie dans sa mémoire. Ils pouvaient commettre une énorme erreur, à cette heure, elle s’en contre-fichait royalement. D’un geste, peut-être un peu brusque mais surtout passionné, il attrapa son visage pour y capturer ses lèvres de nouveau. Elle répondit simplement au baiser, encore plus fougueusement qu’il le lui donnait. Heureusement pour eux, le chemin fut sans encombre. Enfin, peut-être qu’après cela, ils auraient certainement fini au sol, mais il était beaucoup plus respectueux et romantique que ça. Alors qu’ils étaient tous deux arrivés à destination, elle toujours dans ses bras, il s’avérait que la porte était fermée. Un instant, Jake la posa au sol. Mais au lieu de l’ouvrir et de pénétrer dans la pièce, il se retourna vers elle et lentement, puis il descendit la fermeture éclaire de sa robe. Plus rien ne la retenant, cette dernière tomba au sol. Et comme s’il découvrait pour la toute première fois son corps, il se jeta sur elle. Il commença cette fois par lui mordiller le lobe, chose à laquelle elle ne résiste pas longtemps. Tandis qu’elle passait ses mains derrière ses oreilles, elle le sentait descendre, ses baisers se ressentaient plus bas cette fois. Et il continuait. En un sens, ça la rendait folle.

Les quelques surplus de vêtements restèrent sur le pas, tandis que tous deux entrèrent enfin dans la pièce. Elle s’accrocha à son coup pour y attraper quelques baisers au vol. Il l’emmena sur le lit où elle se laissa tomber. Maintenant, elle ne répondait plus d’elle. Alors elle se laissa faire. Elle était là, allongée sur son lit encore défait, et rapidement il la rejoignit au dessus. Elle laissa glisser ses mains le long de son corps jusqu’à descendre au niveau de sa taille où elle lui ôta finalement son pantalon. Quelques minutes plus tard, les derniers vêtements qui le leur restaient s’étaient retrouvés au sol. Il était au dessus d’elle, et comme s’il était sur le point de partir, elle ne lâchait pas cette étreinte. Non, sa main restait accrochée dans son cou et elle le regardait dans les yeux, une dernière fois. Combien de temps cet échange de regard dura ? Peut-être une éternité. C’était à la fois pour faire durer le plaisir, mais surtout, comme s’il n’y avait plus besoin de paroles dans ces moments, tout était dit par un simple regard. Un léger sourire se dessinait sur ses lèvres, simplement heureuse, juste amoureuse. Son autre main caressait son bras qui lui servait d’appui. La situation était redevenue un peu plus douce. Enfin, c’était peut-être un peu des deux. Puis dans l’instant qui suivit, elle attrapa de nouveau ses lèvres avec fougue. C’était de nouveau le signal. Il n’existait plus qu’eux. Ils étaient seuls, dans cette chambre, derrière cette porte fermée.

HJ ; j’espère que je ne t’ai pas trop déçue, j’ai énormément de mal avec ce genre de rp… Enfin, tu entames le réveil ? Je dois dire que je sèche un peu =/

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MessageSujet: Re: And you will catch me if I fall. Jeu 21 Oct - 11:08


J’ouvre les yeux et fixe le plafond. J’ai à peine le temps de réaliser que ce plafond n’est pas le mien qu’un terrible mal de tête me prend. Pourtant, malgré cette affreuse douleur, mes yeux restent fixés à ce plafond, un peu comme s’il était impossible pour moi de m’en détacher. J’ai l’impression que ce plafond me parle, ou plutôt qu’il veut me faire savoir quelque chose. C’est insensé, complètement débile. J’apporte une main à mon front. C’est horrible cette sensation, et je sens que mon haleine est des plus désagréable. J’ai encore une fois trop bu la veille. Il faut dire que ces derniers temps, je les accumule les soirs comme ça. Pas étonnant donc que je me retrouve dans un lit – très confortable – face à un plafond qui me laisse perplexe. Je me mets alors à essayer de retrouver la mémoire, du moins la partie que je saurais retrouver. Car nul doute là-dessus, vu mon état, je ne saurai jamais toute la vérité. Je me torture alors les méninges, combattant par la même occasion avec ma migraine. Je me rappelle être allé à une partie de poker chez Max, partie qui s’était étalée sur une bonne partie de la soirée. Je m’en étais ensuite allé, les abandonnant pour ainsi dire, avant de rencontrer Tyler et de le suivre dans un bar. Dans ce même bar, je m’étais ennuyé et c’est là que … J’avais rencontré Alexis. J’avais joué plusieurs parties de billard avec elle. Nous étions partis après qu’elle ait déchiré le tapis de la table de billard et après que j’ai cassé la gueule de Tyler à cause de l’avoir insultée. J’eus un léger sourire en repensant à ça, il l’avait bien mérité le salaud. Et après … et bien … j’étais venu la raccompagner chez elle. Mais oui, voilà, c’est ça ! Voilà pourquoi ce plafond m’intrigue tant, je le connais.

Y repensant à deux fois, je finis par détacher mon regard de ce foutu plafond et tourne la tête vers la gauche. Elle est là, dormant paisiblement avec une mèche de cheveux dorés qui lui traverse le visage. D’un revers de main, je ne peux m’empêcher de le dégager, tellement son visage est magnifique. Et c’est là que je comprends. Je sais, faut pas être une lumière pour le savoir, mais disons que mon cerveau est au ralenti ce matin. Je reviens à ma position initiale, avec la terrible envie de me taper la tête contre le mur. Premièrement parce que ça me ferait du bien et deuxièmement parce que je m’en voulais de l’attitude que j’avais eue hier. Quel imbécile que je suis ! Il ne faut pas être une lumière non plus pour comprendre que dès qu’elle ouvrira l’œil, elle me chassera d’ici, réalisant que je ne suis bel et bien pas un gars fait pour elle. Ravalant ma salive amèrement, je n’ose plus me tourner vers elle. J’ai honte, honte comme je n’ai jamais eu honte. Et je suis fautif aussi. Si j’étais simplement venu ici pour attendre qu’elle s’endorme, tout aurait été comme sur des roulettes. Au lieu de ça, je m’étais laissé tenter par cette incroyable tentatrice qu’était Alexis.

Je me redressai dans le lit et posai les pieds à terre de mon côté. Tendant le bras aussi loin que je le pouvais, je finis par réussir à attraper mon caleçon qui gisait au sol parmi tous les autres vêtements. Après l’avoir enfilé, je sors de la chambre sur la pointe des pieds, non pas sans avoir regardé à plusieurs reprises si la belle au bois dormant dormait bel et bien à points fermés. Connaissant l’appartement comme ma poche, je me rendis sans peine jusqu’à la salle de bain la plus proche. Car oui, bien que ce ne soit un appartement que pour elle toute seule, miss Bringhton avait plus d’une salle de bain mais aussi plus d’une chambre. Autre chambre que j’aurais mieux fait d’utiliser la veille avant de lui sauter dans les bras. Après avoir refermé la porte de cette salle de bain, je fis couler l’eau sous la douche avant d’enlever la seule et unique pièce que j’avais remise sur moi. Je me faufilai ensuite sous cette douche luxueuse et profitai de cette eau à température parfaite qui glissait sur ma peau. J’avais bien le droit de profiter un peu, ce n’était pas tous les jours que j’avais droit à une douche chaude, rien que ça déjà, c’était l’extase. Je crois que je passai vingt bonnes minutes sous la douche à me torturer l’esprit et à m’en vouloir. J’avais fait une connerie, une de plus à mon palmarès. Il fallait que je me casse d’ici, et au plus vite de préférence, du moins avant qu’Alexis ne se réveille. De cette manière, nos chemins ne se recroiseraient surement jamais et elle n’aurait plus de soucis à se faire. J’étais arrivé comme un ouragan dans sa vie, j’en avais conscience, et elle avait bien fait de me laisser à mon triste sort. Elle et moi, c’est un peu comme … Aladin et Jasmine. Elle est la princesse tant convoitée et moi je suis le voleur qui rôde dans le village d’en bas. Deux mondes complètement incompatibles, nous l’avions bien compris je crois. Et si elle n’était toujours pas de cet avis, je suis prêt à lui faire voir la réalité en face. Je ne peux plus entrer et sortir de sa vie comme ça, et puis je suis bien trop dangereux pour elle.

Après m’être brossé les dents, je ressortis à nouveau en caleçon de la salle de bain, en direction cette fois du salon, histoire de partir le plus rapidement d’ici, comme je me l’étais prédit. C’est en passant devant la chambre d’Alexis et découvrant sa magnifique robe étalée au sol que je me rendis compte qu’il vaudrait mieux pour moi de retrouver mon pantalon. J’entrouvris alors la porte de la chambre et le trouvai, posé sur le bout du lit. J’entrai de nouveau à pas de souris et m’en emparai tel un voleur. Enfin dans le salon, je découvris le chantier que c’était. Oui, son salon ne ressemblait vraiment à rien. Je ne pouvais pas partir en laissant ça dans cet état-là. Après avoir enfilé mon jean, je commençai par ramasser les verres et les différentes bouteilles. Je les rangeai à leur place initiale, ou autrement dit dans cette armoire qui s’était faite refaire la face. Alexis n’y était pas allée de main morte. Après avoir replié la couverture que j’avais certainement dut installer la veille au sol, je retrouvai ma chemise, elle aussi dans un sale état. Mais je n’avais pas de choix, je n’avais que ça et je serais bien forcé de sortir de cet immeuble dans ce si beau quartier dans cet état-là. Pitoyable. Et j’avais toujours ce mal de tête qui me rongeait de l’intérieur. Il fallait absolument que je remédie à ça avant de partir. A nouveau dans la cuisine, je décidai alors de préparer du thé. A nouveau, j’étais pitoyable !
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Queen A.
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MessageSujet: Re: And you will catch me if I fall. Ven 22 Oct - 15:20

Le soleil s’infiltrait peu à peu dans la pièce. La lumière laissait place à l’obscurité. Peu à peu, la chambre reprenait son éclat. D’ordinaire, elle était si sombre, elle reflétait totalement l’attitude qu’avait adoptée son propriétaire. Et cette lumière qui s’introduisait dans cette pièce était uniquement le résultat d’un oubli. Et ce fut un de ces rayons qui la réveilla. Elle avait beau garder les yeux clos, une trop grande lumière frappait ses paupières pour qu’elle puisse continuer à dormir éternellement. Les sourcils légèrement froncés, désirant repousser ce halo, et une bouche crispée. Finalement, Alexis daigna à ouvrir les yeux. La bouche pâteuse, ça, non, c’était pas bon signe.

Etrangement, et au premier coup d’œil, des draps froissés se trouvaient à ses côtés, comme si elle n’avait pas passé la nuit seule dans son berceau. Elle regarda attentivement ce détail pendant plusieurs minutes, sans pensées particulières. Seulement, au moment où son esprit bien trop curieux voulu en savoir plus, une barre vint s’intervenir en plein milieu de son front. Alexis grimaça de douleur. Putain de migraine. Pourquoi n’arrivait-elle pas à se souvenir ? Dès qu’elle essayait, cette même barre frappait de nouveau. Au bout de quelques secondes, elle se résigna et passa une main sur son front, plissant les yeux au passage, bien trop éblouie par cette lumière.

Quelques minutes plus tard, alors qu’elle reprenait calmement son souffle, elle se redressa. Alexis avait posé ses yeux sur quelque chose de plutôt inconnu. Et tandis qu’elle continuait de scruter cette paire de chaussettes laissée au sol, bien qu’elle savait pertinemment qu’elle n’était pas à elle, elle essaya de nouveau de se rappeler. Un peu plus de succès pour cette fois car le visage de Nathanaël lui revint en tête. Ils avaient été boire un verre hier… Seulement, elle n’arrivait pas à mettre un terme à cette histoire. Alors forcément, elle était en train de s’imaginer la suite ; notamment en se posant multiples questions. Était-ce donc le détenteur de ces chaussettes ?

Soudain, un bruit de verre l’atteignit, et Alexis se focalisa davantage sur son ouïe, oubliant tous ses autres sens. Elle tendit l’oreille un instant. Il y avait quelqu’un chez elle. Pourtant, ce n’était pas la panique qui la submergea, mais plutôt la curiosité qui l’attisa. Finalement, au bout de quelques instants, elle se leva hors de son lit - tant bien que mal - et se dirigea vers son dressing ; petite tenue au rendez-vous, c’est-à-dire, plutôt débardeur et shorty. Après tout, elle était chez elle, non ? Et puis, contrairement à d’autres, elle n’avait pas tellement grand chose à cacher. Ainsi vêtue, elle s’étira avant de quitter sa chambre pour y rejoindre le lieu où elle avait entendu ce bruit ; le salon.

Elle aurait réellement juré que Nathanaël - bien qu’elle n’aurait pas aimé - était le fameux inconnu qui se baladait à sa guise dans son appartement. Seulement, l’étonnement put se lire sur son visage lorsqu’elle aperçut un silhouette qu’elle ne connaissait que trop bien, de l’autre côté de la gazinière. Un nombre incalculable de questions vint la frapper de nouveau ; qu’est-ce qu’il faisait là ? Qu’est-ce qu’ils avaient faits ? Depuis quand était-il rentré ? Elle ne souvenait de rien, mise à part d’une partie de la soirée passée en la compagnie d’un autre, alors forcément, ses yeux ronds étaient excusés.

Au bout de quelques instants, alors qu’elle l’observait en silence, elle toussota afin de marquer sa présence. Enfin, à en voir le petit sursaut, elle avait sûrement dû le surprendre. Pris en flagrant délit ? C’était tout comme. Mais au moins, elle méritait des explications, et ne désirait pas partir sans avoir été éclaircie à ce sujet. Ni une, ni deux, sans attendre de réponse de sa part, Alexis le rejoignit de l’autre côté. Elle posa ses mains sur le plan de travail tout en penchant la tête en avant, juste un instant. La blondinette arqua un sourcil en découvrant ce qui bouillait. Et sans pour autant jeter un regard sur Jake, elle déclara « T’es pas british à ce que je sache. D’où te viens cette manie du thé ? » Par la suite, elle releva la tête en sa direction et croisa son regard. Un léger sourire sur le bord des lèvres. Était-ce la meilleure façon de l’accoster ? Y avait-il un manuel pour ça ? Du style, “comment reparler normalement à son ex qui vous déteste tout en ayant passé une nuit ensemble précédemment”. Non, bien sûr que non. Et Alexis était plutôt maladroite en son genre, et ça, il le savait déjà.

Presque aussitôt, elle se dirigea ensuite vers une panière pour y découper quelques tranches de pain afin de les faire toaster. Elle n’était pourtant pas du genre à manger ce genre de truc le matin, préférant une corbeille de fruits exotiques, mais ce matin, elle avait réellement faim. C’était sûrement les effets secondaires d’une nuit plutôt arrosée. Et, telle une enfant, en attendant que le pain grille, Alexis avait arraché un autre bout de baguette et commença à y grignoter la mie. Son éducation n’était pas à refaire, c’était de simples habitudes, mimiques, qui la rendait si mignonne et unique en son genre. Enfin, derrière tout ça, l’impression que tout soit redevenu comme avant lui heurtait l’esprit. Bien qu’elle savait pertinemment que ce n’était pas le cas. Elle aurait aimé, ça c’est sûr. C’était peut-être pour ça qu’elle s’était adressée à lui de cette façon, plutôt que de lui demander des explications, de le convaincre de lui raconter ce qu’il s’était passé. Enfin, après tout, elle n’en avait pas tellement de souvenirs, mais elle se doutait bien que sa présence ici n’était pas anodine, loin de là… Et tandis qu’elle balayait la pièce du regard, ses yeux se posèrent sur ce qui avait l’air d’être la chemise de Jake. Quelle perspicacité ! C’est vrai que le garçon qui se trouvait à ses côtés était fortement dénudé. « Je vais te la laver… » lança-t-elle tout en montrant la direction de ce dont elle lui parlait.

Oh, non, bien qu’elle vivait dorénavant seule, Alexis n’était pas du genre à avoir une femme de ménage ou je ne sais quoi d’autre. Elle avait prit son indépendance, et l’avait fait du mieux qu’elle pouvait ; ainsi, elle se faisait ses propres repas, bien qu’elle n’était pas une lumière dans le domaine du culinaire, et lavait aussi ses propres vêtements, tout comme le ménage faisait partie de sa nouvelle vie. Aussitôt prononcé, aussitôt fait. Elle alla chercher la chemise - qui était, soit dit en passant, en piteux état - et l’apporta dans la salle de bain. Quelques minutes plus tard, la voilà réapparu à ses côtés. En un sens, elle préférait rester près de lui plutôt que de ne pas se rendre compte de son départ. Et, super timing, le pain venait de sauter. Mais elle n’eut pas réellement le temps d’aller les chercher que Jake lui emboîta le pas pour le faire à sa place…

_________________

Qu’y a-t-il dans un nom ?

Gave it all away for a memory and a quiet lie Juliet, when we made love, you used to cry, you said, "I love you like the stars above, "I love you till I die" there's a place for us, you know the movie song when you gonna realize, it was just that the time was wrong, Juliet ?
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And you will catch me if I fall.

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